Project Gutenberg's Le web, une encyclopdie multilingue, by Marie Lebert

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Title: Le web, une encyclopdie multilingue

Author: Marie Lebert

Release Date: January 10, 2013 [EBook #41815]

Language: French

Character set encoding: ISO-8859-1

*** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK LE WEB, UNE ENCYCLOPEDIE MULTILINGUE ***




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{~--- UTF-8 BOM ---~}LE WEB, UNE ENCYCLOPDIE MULTILINGUE

MARIE LEBERT, 2012



TABLE DES MATIRES


  1974 > Les dbuts de l'internet
  1986 > Des extensions pour l'ASCII
  1990 > Le web booste l'internet
  1990 > La LINGUIST List
  1991 > L'Unicode, systme d'encodage universel
  1994 > Travlang, des langues pour voyager
  1995 > L'Internet Dictionary Project
  1995 > NetGlos, glossaire de l'internet
  1995 > Plusieurs langues sur notre cran
  1995 > Global Reach, pour localiser les sites web
  1995 > OneLook Dictionaries, point d'accs commun
  1997 > Un web anglophone  82,3%
  1997 > Une liste de langues europennes minoritaires
  1997 > Une base terminologique europenne
  1997 > Babel Fish, logiciel de traduction gratuit
  1997 > Les outils de la socit de traduction Logos
  1997 > Des bases terminologiques spcialises
  1998 > La ncessit d'une dmocratie linguistique
  1999 > Les dictionnaires bilingues de WordReference.com
  1999 > L'internet, outil indispensable pour les traducteurs
  1999 > La ncessit d'une information bilingue
  2000 > Encyclopdies et dictionnaires en ligne
  2000 > Le portail yourDictionary.com
  2000 > Le Projet Gutenberg et les langues
  2001 > Wikipdia, encyclopdie collaborative
  2001 > L'UNL, projet de mtalangage numrique
  2001 > Un march pour les logiciels de traduction
  2004 > Le web 2.0, communaut et partage
  2007 > La norme ISO 639-3 pour identifier les langues
  2007 > Google Traduction
  2009 > 6.909 langues vivantes dans l'Ethnologue
  2010 > Un atlas de l'UNESCO pour les langues menaces



INTRODUCTION


Le web sera une encyclopdie du monde faite par le monde pour le
monde. Il n'y aura plus d'informations ni de connaissances utiles
qui ne soient pas disponibles, si bien que l'obstacle principal 
la comprhension internationale et interpersonnelle et au
dveloppement personnel et institutionnel sera lev. Il faudrait
une imagination plus dbordante que la mienne pour prdire l'effet
de ce dveloppement sur l'humanit. (Robert Beard, crateur du
site A Web of Online Dictionaries, septembre 1998)

Ce livre se prsente sous la forme d'une chronologie en 32
chapitres de 1974  2010. Merci  toutes les personnes qui sont
cites ici, pour leur temps et pour leur amiti. Sauf indication
contraire, les citations proviennent des Entretiens du NEF (Net
des tudes franaises), mens par l'auteure au fil des ans.



1974 > LES DBUTS DE L'INTERNET


[Rsum]
L'internet nat en 1974, quinze ans avant le web. Vinton Cerf est
souvent appel le pre de l'internet parce qu'il est le co-auteur
en 1974 avec Bob Kahn du protocole TCP/IP (Transmission Control
Protocol / Internet Protocol) ncessaire au bon fonctionnement du
rseau. L'internet est d'abord mis en place aux tats-Unis pour
relier les agences gouvernementales, les universits et les
centres de recherche, avant de dbuter sa progression mondiale en
1983. L'internet trouve ensuite un nouveau souffle avec
l'invention du web par Tim Berners-Lee en 1990 puis le lancement
du premier navigateur Mosaic en 1993. Vinton Cerf fonde l'Internet
Society (ISOC) en 1992 pour promouvoir le dveloppement du rseau.
Interview en janvier 1998 par le quotidien Libration, il
explique: Le rseau fait deux choses (...): comme les livres, il
permet d'accumuler de la connaissance. Mais, surtout, il la
prsente sous une forme qui la met en relation avec d'autres
informations. Alors que, dans un livre, l'information est
maintenue isole.

***

L'internet nat en 1974 suite  la cration du protocole TCP/IP
(Transmission Control Protocol / Internet Protocol) par Vinton
Cerf et Bob Kahn pour les changes de donnes sur le rseau,
quinze ans avant l'invention du web.

# Les premiers pas

Vinton Cerf est souvent appel le pre de l'internet parce qu'il
est le co-auteur en 1974 avec Bob Kahn du protocole TCP/IP
(Transmission Control Protocol / Internet Protocol) ncessaire au
bon fonctionnement du rseau.

L'internet est d'abord mis en place aux tats-Unis pour relier les
agences gouvernementales, les universits et les centre de
recherche, avant de dbuter sa progression mondiale en 1983. Il
trouve ensuite un nouveau souffle avec l'invention du web par Tim
Berners-Lee en 1990 puis le lancement du premier navigateur Mosaic
en 1993.

Vinton Cerf fonde l'Internet Society (ISOC) en 1992 pour
promouvoir le dveloppement du rseau. Interview en janvier 1998
par le quotidien Libration, il explique: Le rseau fait deux
choses (...): comme les livres, il permet d'accumuler de la
connaissance. Mais, surtout, il la prsente sous une forme qui la
met en relation avec d'autres informations. Alors que, dans un
livre, l'information est maintenue isole.

Le web tant facile d'utilisation grce aux liens hypertextes
reliant les documents entre eux, l'internet peut enfin tre
utilis par le grand public dans les annes 1990, et pas seulement
par les usagers verss dans l'informatique. On compte 100 millions
d'usagers en dcembre 1997, avec un million de nouveaux usagers
par mois, et 300 millions d'usagers en dcembre 2000.

# La situation en Europe

En ce qui concerne la connexion  l'internet, les choses sont
moins faciles en Europe qu'en Amrique du Nord. La connexion est
d'abord tarife  la dure, avec un tarif de jour trs lev et un
tarif de nuit plus intressant, d'o l'obligation de travailler la
nuit pour viter les factures trop leves. Des mouvements de
grve sont lancs fin 1998 et dbut 1999 en France, en Italie et
en Allemagne dans le but de faire pression sur les socits
prestataires pour qu'elles baissent leurs prix et qu'elles
proposent des forfaits internet, avec gain de cause les mois
suivants.

Quelques annes plus tard, le haut dbit se gnralise. Jean-Paul,
webmestre du site hypermdia cotres.net, rsume la situation en
janvier 2007: J'ai l'impression que nous vivons une priode
"flottante", entre les temps hroques, o il s'agissait d'avancer
en attendant que la technologie nous rattrape, et le futur, o le
trs haut dbit va librer les forces qui commencent  bouger,
pour l'instant dans les seuls jeux.

# L'internet du futur

L'internet du futur pourrait tre un rseau pervasif permettant de
se connecter en tout lieu et  tout moment sur tout type
d'appareil  travers un rseau unique et omniprsent.

Le concept de rseau pervasif est dvelopp par Rafi Haladjian,
fondateur de la socit Ozone. Comme expliqu sur le site web en
2007, la nouvelle vague touchera notre monde physique, notre
environnement rel, notre vie quotidienne dans tous les instants.
Nous n'accderons plus au rseau, nous l'habiterons. Les
composantes futures de ce rseau (parties filiaires, parties non
filiaires, oprateurs) seront transparentes  l'utilisateur final.
Il sera toujours ouvert, assurant une permanence de la connexion
en tout lieu. Il sera galement agnostique en terme
d'application(s), puisque fond sur les protocoles mmes de
l'internet. Nous attendons cela avec impatience.

Quant au contenu de l'internet, Timothy Leary, philosophe
visionnaire, le dcrit ainsi dans son livre Chaos et
cyberculture?, publi en 1994: Toute l'information du monde est
 l'intrieur. Et grce au cyberespace, tout le monde peut y avoir
accs. Tous les signaux humains contenus jusque-l dans les livres
ont t numriss. Ils sont enregistrs et disponibles dans ces
banques de donnes, sans compter tous les tableaux, tous les films,
toutes les missions de tl, tout, absolument tout. En 2011,
nous n'en sommes pas encore l, mais les choses sont en bonne voie.



1986 > DES EXTENSIONS POUR L'ASCII


[Rsum]
Avec le dveloppement de l'internet hors de la sphre anglophone,
communiquer uniquement en anglais devient insuffisant, d'o la
ncessit de prendre en compte les caractres accentus d'autres
langues europennes. Publi par l'American National Standards
Institute (ANSI) en 1963, l'ASCII (American Standard Code for
Information Interchange) est le premier systme d'encodage. Il
s'agit d'un code standard de 128 caractres traduits en langage
binaire sur sept bits (A est traduit par 1000001, B est traduit
par 1000010, etc.). L'ASCII permet uniquement la lecture de
l'anglais (et du latin). Des variantes de l'ASCII sur huit bits
sont publies  partir de 1986 pour prendre en compte les
caractres accentus de quelques langues europennes. La variante
pour le franais, l'espagnol et l'allemand (entre autres) est la
norme ISO 8859-1 (Latin-1). Mais les problmes sont loin d'tre
rsolus. Pour cela, il faudra attendre l'Unicode, nouveau systme
d'encodage universel dont la premire version est publie en
janvier 1991.

***

Avec le dveloppement de l'internet hors de la sphre anglophone,
communiquer uniquement en anglais devient insuffisant, d'o la
ncessit de prendre en compte les caractres accentus de
plusieurs langues europennes.

# L'ASCII sur 7 bits

Le premier systme d'encodage informatique est l'ASCII (American
Standard Code for Information Interchange). Publi en 1963 aux
tats-Unis par l'American National Standards Institute (ANSI),
l'ASCII est un code standard de 128 caractres traduits en langage
binaire sur sept bits (A est traduit par 1000001, B est traduit
par 1000010, etc.). Les 128 caractres comprennent 33 caractres
de contrle (qui ne reprsentent donc pas de symbole crit) et 95
caractres imprimables: les 26 lettres sans accent en majuscules
(A-Z) et minuscules (a-z), les chiffres, les signes de ponctuation
et quelques caractres spciaux, le tout correspondant aux touches
du clavier anglophone.

# L'ASCII sur 8 bits

L'ASCII permet uniquement la lecture de l'anglais (et du latin).
L'ASCII ne permet donc pas de prendre en compte les lettres
accentues prsentes dans bon nombre de langues europennes
(franais, espagnol, allemand, etc.), tout comme les langues
disposant d'autres alphabets (arabe, grec, russe, etc.) et  plus
forte raison les langues non alphabtiques (chinois, coren,
japonais, etc.). Ceci ne pose pas de problme majeur les premires
annes, tant que l'change de fichiers lectroniques se limite
surtout  l'Amrique du Nord. Mais le multilinguisme devient
bientt une ncessit vitale. Des variantes de l'ASCII sur huit
bits sont publies  partir de 1986 pour prendre en compte les
caractres accentus de quelques langues europennes. La variante
pour le franais, l'espagnol et l'allemand (entre autres) est la
norme ISO 8859-1 (ISO Latin-1).

# Un vritable casse-tte

Avec le dveloppement de l'internet, l'change des donnes
s'internationalise encore davantage. Mme avec des variantes de
l'ASCII, on ne peut dcidment plus se limiter  l'utilisation
d'un systme d'encodage datant des dbuts de l'informatique. De
plus, le passage de l'ASCII original  ses diffrentes variantes
devient vite un vritable casse-tte, y compris au sein de l'Union
europenne, les problmes tant entre autres la multiplication des
variantes, la corruption des donnes dans les changes
informatiques ou encore l'incompatibilit des systmes, les pages
ne pouvant tre affiches que dans une seule langue  la fois.

Olivier Gainon, fondateur de CyLibris et pionnier de l'dition
lectronique littraire, crit  ce sujet en dcembre 2000: Il
faut que le rseau respecte les lettres accentues, les lettres
spcifiques, etc. Je crois trs important que les futurs
protocoles permettent une transmission parfaite de ces aspects -
ce qui n'est pas forcment simple (dans les futures volutions de
l'HTML ou des protocoles IP, etc.). Donc il faut que chacun puisse
se sentir  l'aise avec l'internet et que ce ne soit pas
simplement rserv  des (plus ou moins) anglophones. Il est
anormal aujourd'hui que la transmission d'accents puisse poser
problme dans les courriers lectroniques. La premire dmarche me
semble donc une dmarche technique. Si on arrive  faire cela, le
reste en dcoule: la reprsentation des langues se fera en
fonction du nombre de connects, et il faudra envisager  terme
des moteurs de recherche multilingues.

# L'Unicode

Publi pour la premire fois en janvier 1991, l'Unicode est un
systme d'encodage universel sur 16 bits spcifiant un nombre
unique pour chaque caractre. Ce nombre est lisible quels que
soient la plateforme, le logiciel et la langue utiliss. L'Unicode
peut traiter 65.000 caractres uniques et prendre en compte tous
les systmes d'criture de la plante. L'Unicode est
progressivement adopt  partir de 1998. Un norme travail est en
effet ncessaire pour sa prise en compte par tous les logiciels et
navigateurs web. Il faudra attendre dcembre 2007 pour que
l'Unicode supplante l'ASCII sur l'internet.



1990 > LE WEB BOOSTE L'INTERNET


[Rsum]
Le World Wide Web est invent en 1990 par Tim Berners-Lee, alors
chercheur au CERN (Centre europen pour la recherche nuclaire) 
Genve, en Suisse. En 1989, il met au point l'hypertexte pour
relier des documents entre eux. En 1990, il met au point le
premier serveur HTTP (HyperText Transfer Protocol) et le premier
navigateur web. En 1991, le web est oprationnel et rend
l'internet (qui existe depuis 1974) accessible  tous et pas
seulement aux usagers verss dans l'informatique. Des liens
hypertextes permettent dsormais de passer d'un document textuel
ou visuel  un autre au moyen d'un simple clic de souris. Plus
tard, cette interactivit est encore accrue avec la possibilit de
liens hypermdias permettant de lier des textes et des images 
des vidos ou bandes sonores. Le World Wide Web Consortium (W3C)
est fond en octobre 1994 pour dvelopper les protocoles communs
du web.

***

Le World Wide Web est invent en 1990 par Tim Berners-Lee,
chercheur au CERN (Centre europen pour la recherche nuclaire) 
Genve, en Suisse. Le web rend l'internet accessible  tous et lui
permet une progression exponentielle.

# Les dbuts du web

En 1989, Tim Berners-Lee met au point l'hypertexte pour relier des
documents entre eux. En 1990, il met au point le premier serveur
HTTP (HyperText Transfer Protocol) et le premier navigateur web.
En 1991, le World Wide Web est oprationnel et rend l'internet
(qui existe depuis 1974) accessible  tous et pas seulement aux
usagers verss dans l'informatique. Des liens hypertextes
permettent dsormais de passer d'un document textuel  un autre au
moyen d'un clic de souris. Plus tard, cette interactivit est
encore accrue avec la possibilit de liens hypermdias permettant
de lier textes et images fixes  des vidos ou bandes sonores.

Mosaic est le premier navigateur destin au grand public.
Dvelopp par le NSCA (National Center for Supercomputing
Applications)  l'Universit de l'Illinois (tats-Unis) et
distribu gratuitement en novembre 1993, il contribue largement au
dveloppement rapide du web. Dbut 1994, une partie de l'quipe de
Mosaic migre dans la Netscape Communications Corporation pour
dvelopper un nouveau logiciel sous le nom de Netscape Navigator.
En 1995, Microsoft lance son propre navigateur, l'Internet
Explorer. Viennent ensuite d'autres navigateurs, comme Opera ou
Safari, le navigateur d'Apple.

Un consortium industriel international est fond en octobre 1994
pour dvelopper les protocoles communs du web, sous le nom de
World Wide Consortium (W3C) et sous l'gide de Tim Berners-Lee. En
1997, une section Internationalization / Localization regroupe les
protocoles utiliss pour crer un site web multilingue: HTML
(HyperText Markup Language), jeux (de base) de caractres,
nouveaux attributs, HTTP (HyperText Transfer Protocol),
ngociation de la langue, URL (Uniform Resource Locator) et autres
identificateurs incluant des caractres non ASCII, conseils divers.

# Le rve de Tim Berners-Lee

 la question de Pierre Ruetschi, journaliste  la Tribune de
Genve, quotidien suisse: Sept ans plus tard, tes-vous satisfait
de la faon dont le web a volu?, Tim Berners-Lee rpond en
dcembre 1997 que, s'il est heureux de la richesse et de la
varit de l'information disponible, le web n'a pas encore la
puissance prvue dans sa conception d'origine. Il aimerait que le
web soit plus interactif, que les gens puissent crer de
l'information ensemble, et pas seulement consommer celle qui leur
est propose. Le web doit devenir un mdia de collaboration, un
monde de connaissance que nous partageons.

Dans un essai publi en avril 1998 sur sa propre page web (sur le
site du World Wide Web Consortium), Tim Berners-Lee explique que
le rve derrire le web est un espace d'information commun dans
lequel nous communiquons en partageant l'information. Son
universalit est essentielle,  savoir le fait qu'un lien
hypertexte puisse pointer sur quoi que ce soit, quelque chose de
personnel, de local ou de global, aussi bien une bauche qu'une
ralisation trs sophistique. Deuxime partie de ce rve, le web
deviendrait d'une utilisation tellement courante qu'il serait un
miroir raliste (sinon la principale incarnation) de la manire
dont nous travaillons, jouons et nouons des relations sociales.
Une fois que ces interactions seraient en ligne, nous pourrions
utiliser nos ordinateurs pour nous aider  les analyser, donner un
sens  ce que nous faisons, et voir comment chacun trouve sa place
et comment nous pouvons mieux travailler ensemble. (extrait de
The World Wide Web: a very short personal history)

# Le web 2.0

Selon Netcraft, socit spcialise dans les mesures d'audience,
le nombre de sites web passe d'un million de sites (avril 1997) 
dix millions de sites (fvrier 2000), 20 millions de sites
(septembre 2000), 30 millions de sites (juillet 2001), 40 millions
de sites (avril 2003), 50 millions de sites (mai 2004), 60
millions de sites (mars 2005), 70 millions de sites (aot 2005),
80 millions de sites (avril 2006), 90 millions de sites (aot 2006)
et 100 millions de sites (novembre 2006), une augmentation rapide
favorise par l'explosion des sites personnels et des blogs.

Le web 2.0, terme lanc en 2004 par Tim O'Reilly, diteur de
livres informatiques, apporte peut-tre un dbut de rponse au
rve de Tim Berners-Lee puisqu'il est bas sur les notions de
communaut et de partage.

Quinze ans aprs la cration du web, le magazine Wired constate
dans son numro d'aot 2005 que moins de la moiti du web est
commercial, le reste fonctionne avec la passion. Quant 
l'internet, d'aprs le quotidien Le Monde du 19 aot 2005, ses
trois pouvoirs - l'ubiquit, la varit et l'interactivit -
rendent son potentiel d'usages quasi infini.

Robert Beard, professeur de langues et crateur du site A Web of
Online Dictionaries en 1995, crivait de manire prmonitoire ds
septembre 1998: Le web sera une encyclopdie du monde faite par
le monde pour le monde. Il n'y aura plus d'informations ni de
connaissances utiles qui ne soient pas disponibles, si bien que
l'obstacle principal  la comprhension internationale et
interpersonnelle et au dveloppement personnel et institutionnel
sera lev. Il faudrait une imagination plus dbordante que la
mienne pour prdire l'effet de ce dveloppement sur l'humanit.



1990 > LA LINGUIST LIST


[Rsum]
Liste de diffusion  destination des linguistes, la LINGUIST List
est cre par Anthony Rodrigues Aristar en 1990 au sein de
l'University of Western Australia. Avec 60 inscrits, la liste
dmnage vers la Texas A&M University (tats-Unis) en 1991,
l'Eastern Michigan University tant le principal diteur. En 1997,
la LINGUIST List dispose de son propre site web. Les messages
reus sont classs dans diverses rubriques: profession
(confrences, associations linguistiques, programmes), recherche
et soutien  la recherche (articles, rsums de mmoires, projets,
bibliographies, sujets, textes), publications, pdagogie,
ressources linguistiques (langues, familles linguistiques,
dictionnaires, informations rgionales) et soutien informatique
(polices de caractres et logiciels). La LINGUIST List est une
composante de la WWW Virtual Library pour la linguistique.

***

Liste de diffusion  destination des linguistes, la LINGUIST List
est cre par Anthony Rodrigues Aristar en 1990 au sein de
l'University of Western Australia.

Avec 60 inscrits, la liste dmnage vers la Texas A&M University
(tats-Unis) en 1991, l'Eastern Michigan University tant le
principal diteur.

En 1997, la LINGUIST List dispose de son propre site web. Les
messages reus sont classs dans diverses rubriques: profession
(confrences, associations linguistiques, programmes), recherche
et soutien  la recherche (articles, rsums de mmoires, projets,
bibliographies, sujets, textes), publications, pdagogie,
ressources linguistiques (langues, familles linguistiques,
dictionnaires, informations rgionales) et soutien informatique
(polices de caractres et logiciels). La LINGUIST List est une
composante de la WWW Virtual Library pour la linguistique.

Helen Dry, co-modratrice de la LINGUIST List depuis 1991,
explique en aot 1998: La LINGUIST List, que je modre, a pour
politique d'accepter les informations dans toutes les langues,
puisque c'est une liste pour linguistes. Nous ne souhaitons
cependant pas que le message soit publi dans plusieurs langues,
tout simplement  cause de la charge de travail que cela
reprsenterait pour notre personnel de rdaction. (Nous ne sommes
pas une liste fourre-tout, mais une liste modre. De ce fait,
avant d'tre publi, chaque message est class par nos tudiants-
rdacteurs dans une section comprenant des messages du mme type.)
Notre exprience nous montre que pratiquement tout le monde
choisit de publier en anglais. Mais nous relions ces informations
 un systme de traduction prsentant nos pages dans cinq langues
diffrentes. Ainsi un abonn ne lit LINGUIST en anglais que s'il
le souhaite. Nous essayons aussi d'avoir au moins un tudiant-
diteur qui soit rellement multilingue, afin que les lecteurs
puissent correspondre avec nous dans d'autres langues que
l'anglais.

Helen Dry ajoute en juillet 1999: Nous commenons maintenant 
rassembler un grand nombre de donnes. Par exemple, nous avons des
bases de donnes avec moteur de recherche pour les rsums de
thses de linguistique, pour les informations sur les programmes
universitaires de linguistique et pour les donnes
professionnelles de linguistes individuels.  ma connaissance, le
fichier des rsums de thses est la seule compilation
lectronique qui soit disponible gratuitement sur l'internet.



1991 > L'UNICODE, SYSTME D'ENCODAGE UNIVERSEL


[Rsum]
L'ASCII, premier systme d'encodage datant des dbuts de
l'informatique, n'est plus suffisant avec l'internationalisation
de l'internet, d'o l'intrt de l'Unicode, nouveau systme
d'encodage universel, dont la premire version est publie en
janvier 1991. L'Unicode spcifie un nombre sur 16 bits unique 
chaque caractre (ou idogramme) et lisible quels que soient la
plateforme, le logiciel et la langue utiliss. L'Unicode peut
traiter 65.000 caractres et prendre en compte tous les systmes
d'criture de la plante. Il devient une composante des
spcifications du World Wide Web Consortium (W3C), l'organisme
international charg du dveloppement du web. L'utilisation de
l'Unicode se gnralise  partir de 1998, par exemple pour les
fichiers texte sous plateforme Windows (Windows NT, Windows 2000,
Windows XP et versions suivantes), qui taient jusque-l en ASCII.
L'Unicode supplante dfinitivement l'ASCII en dcembre 2007.

***

L'ASCII n'est plus suffisant avec l'internationalisation de
l'internet, d'o l'intrt de l'Unicode, nouveau systme
d'encodage universel, dont la premire version est publie en
janvier 1991.

Contrairement  l'ASCII conu pour l'anglais (et le latin), avec
des variantes pour quelques langues supplmentaires, l'Unicode
prend en compte toutes les langues de la plante.

# De l'ASCII  l'Unicode

Pour mmoire, le premier systme d'encodage informatique est
l'ASCII (American Standard Code for Information Interchange),
publi en 1963 aux tats-Unis par l'American National Standards
Institute (ANSI) pour encoder des informations en anglais.

Mais le multilinguisme devient bientt une ncessit vitale. Des
variantes de l'ASCII prennent en compte d'autres langues  partir
de 1986. Avec le dveloppement de l'internet, l'change des
donnes s'internationalise de plus en plus, si bien qu'il n'est
plus possible de se limiter  un systme d'encodage datant des
dbuts de l'informatique, mme avec ses variantes.

Publi pour la premire fois en janvier 1991, l'Unicode est un
systme d'encodage universel sur 16 bits spcifiant un nombre
unique pour chaque caractre (ou idogramme). Ce nombre est
lisible quels que soient la plateforme, le logiciel et la langue
utiliss. L'Unicode peut traiter 65.000 caractres uniques et
prendre en compte tous les systmes d'criture de la plante.  la
grande satisfaction des linguistes, il remplace progressivement
l'ASCII, avec des variantes UTF-8, UTF-16 et UTF-32 (UTF: Unicode
Transformation Format) selon le nombre de bits utiliss pour
l'encodage.

L'Unicode est maintenu par l'Unicode Consortium. Il devient une
composante des spcifications du World Wide Web Consortium (W3C),
fond en octobre 1994 pour promouvoir le dveloppement du web.
L'utilisation de l'Unicode se gnralise  partir de 1998, par
exemple pour les fichiers texte sous plateforme Windows (Windows
NT, Windows 2000, Windows XP et versions suivantes), qui taient
jusque-l en ASCII.

# Une tche norme

Mais la tche s'annonce rude. Patrick Rebollar, professeur de
franais et de littrature franaise au Japon et modrateur de la
liste de diffusion LITOR (Littrature et ordinateur), prcise en
janvier 2000: Il s'agit d'abord d'un problme logiciel. Comme on
le voit avec Netscape ou Internet Explorer, la possibilit
d'affichage multilingue existe. La compatibilit entre ces
logiciels et les autres (de la suite Office de Microsoft, par
exemple) n'est cependant pas acquise. L'adoption de la table
Unicode devrait rsoudre une grande partie des problmes, mais il
faut pour cela rcrire la plupart des logiciels, ce  quoi les
producteurs de logiciels rechignent du fait de la dpense, pour
une rentabilit qui n'est pas vidente car ces logiciels
entirement multilingues intressent moins de clients que les
logiciels de navigation.

Luc Dall'Armellina, co-auteur et webmestre d'oVosite, un espace
d'criture hypermdia, crit en juin 2000: Les systmes
d'exploitation se dotent peu  peu des kits de langues et bientt
peut-tre de polices de caractres Unicode  mme de reprsenter
toutes les langues du monde; reste que chaque application, du
traitement de texte au navigateur web, embote ce pas. Les
difficults sont immenses: notre clavier avec ses  250 touches
avoue ses manques ds lors qu'il faille saisir des Katakana ou
Hiragana japonais, pire encore avec la langue chinoise. La grande
varit des systmes d'criture de par le monde et le nombre de
leurs signes font barrage. Mais les cueils culturels ne sont pas
moins importants, lis aux codes et modalits de reprsentation
propres  chaque culture ou ethnie. Un sentiment prmonitoire
puisque l'Unicode ne supplantera l'ASCII qu'en dcembre 2007.



1994 > TRAVLANG, DES LANGUES POUR VOYAGER


[Rsum]
Les premiers dictionnaires de langues en ligne sont d'un niveau
trs moyen, mais il faut un dbut  tout et ils dpannent les
voyageurs. En 1994, Michael C. Martin, tudiant en physique, cre
d'abord une rubrique intitule Foreign Languages for Travelers
sur le site de son universit  New York. L'anne suivante, il
lance Travlang, un site ddi  la fois aux voyages et aux langues,
nomm meilleur site de voyages en 1997. En aot 1998, la section
Foreign Languages for Travelers permet d'apprendre les rudiments
de soixante langues sur le web. La section Translating
Dictionaries donne accs  des dictionnaires gratuits dans quinze
langues (afrikaans, allemand, danois, espagnol, espranto, finnois,
franais, frison, hollandais, hongrois, italien, latin, norvgien,
portugais, tchque). Ces dictionnaires sont le plus souvent
sommaires et de qualit ingale. D'autres sections offrent des
liens vers des services de traduction, des coles de langue, des
librairies multilingues, etc.

***

Les premiers dictionnaires de langues disponibles sur le web -
tels ceux de Travlang - sont d'un niveau trs moyen, mais il faut
un dbut  tout. Ils dpannent les voyageurs et fraient une voie
aux bons sites de dictionnaires qui suivront ensuite.

En 1994, Michael C. Martin, tudiant en physique, cre d'abord une
rubrique intitule Foreign Languages for Travelers sur le site
de son universit  New York, pour apprendre les langues sur le
web. Cette rubrique s'toffe rapidement et rencontre un grand
succs. L'anne suivante, il lance Travlang, un site ddi  la
fois aux voyages et aux langues, nomm meilleur site de voyages en
1997. Devenu chercheur en physique au Lawrence Berkeley National
Laboratory (Californie), Michael continue de grer Travlang lui-
mme.

En 1998, la section Foreign Languages for Travelers permet
d'apprendre les rudiments de soixante langues sur le web. La
section Translating Dictionaries donne accs  des dictionnaires
gratuits dans quinze langues (afrikaans, allemand, danois,
espagnol, espranto, finnois, franais, frison, hollandais,
hongrois, italien, latin, norvgien, portugais, tchque). Ces
dictionnaires sont le plus souvent sommaires et de qualit ingale.

D'autres sections offrent des liens vers des services de
traduction, des coles de langue, des librairies multilingues, etc.
On peut galement rserver son htel, sa voiture ou son billet
d'avion, s'informer des taux de change ou encore consulter un
index de 7.000 liens vers d'autres sites de langues et de voyages.

Michael C. Martin crit en aot 1998: Je pense que le web est un
endroit idal pour rapprocher les cultures et les personnes, et
ceci inclut d'tre multilingue. Notre site Travlang est trs
populaire pour cette raison, et les gens aiment le contact avec
d'autres parties du monde. (...) L'internet est vraiment un outil
important pour communiquer avec des gens avec lesquels on n'aurait
pas l'occasion de dialoguer autrement. J'apprcie vraiment la
collaboration gnrale qui a rendu possibles les pages de Foreign
Languages for Travelers.

En ce qui concerne l'avenir, je pense que les traductions
intgrales informatises vont devenir monnaie courante, et
qu'elles permettront de communiquer  la base avec davantage de
gens. Ceci aidera aussi  amener davantage l'internet au monde non
anglophone.

Travlang est acquis en fvrier 1999 par la socit
GourmetMarket.com, puis rachet en janvier 2000 par la socit
iiGroup. En juillet 2000, le site compte 2 millions de visiteurs
par mois. C'est l'poque o on commence  trouver de bons
dictionnaires sur l'internet{~HORIZONTAL ELLIPSIS~} mais sur d'autres sites, Travlang
tant devenu commercial  200%, dans le pire sens du terme, est
dsormais uniquement ax sur les voyages.



1995 > L'INTERNET DICTIONARY PROJECT


[Rsum]
Tyler Chambers, informaticien, cre d'abord en mai 1994 la Human-
Languages Page (H-LP) pour proposer un index des ressources
linguistiques disponibles sur l'internet dans diverses langues.
Puis il lance en parallle en 1995 l'Internet Dictionary Project
(IDP),  savoir un projet coopratif ouvert  tous pour constituer
des dictionnaires en accs libre sur le web, de l'anglais vers
d'autres langues (allemand, espagnol, franais, italien, latin,
portugais). Comme expliqu sur le site web, le but est de crer
des dictionnaires de traduction grce  l'aide des internautes. Ce
site permet aux usagers du monde entier de les consulter et de
participer  la traduction de termes anglais dans d'autres langues.
Les listes de termes anglais et leurs correspondants dans d'autres
langues sont ensuite mis  la disposition de tous sur ce site,
sans restriction d'aucune sorte.

***

Tyler Chambers, informaticien, lance l'Internet Dictionary Project
(IDP) en 1995 en tant que projet coopratif ouvert  tous pour
constituer des dictionnaires en accs libre sur le web.

Un an auparavant, Tyler cre la Human-Languages Page (H-LP) pour
proposer un rpertoire de ressources linguistiques. Ce rpertoire
recense 1.800 ressources dans une centaine de langues en octobre
1998. Ces ressources sont classes dans plusieurs rubriques:
langues et littrature, coles et institutions, ressources
linguistiques, produits et services, organismes, emplois et stages,
dictionnaires, cours de langues.

Quant  l'Internet Dictionary Project, son but est de crer des
dictionnaires de traduction de l'anglais vers d'autres langues
(allemand, espagnol, franais, italien, latin, portugais).

Comme expliqu  l'poque sur le site web, le but est de crer
des dictionnaires de traduction grce  l'aide des internautes. Ce
site permet aux usagers du monde entier de les consulter et de
participer  la traduction de termes anglais dans d'autres langues.
Les listes de termes anglais et leurs correspondants dans d'autres
langues sont ensuite mis  la disposition de tous sur ce site,
sans restriction d'aucune sorte. (...)

L'Internet Dictionary Project a dbut en 1995 pour combler une
lacune et procurer des dictionnaires de traduction gratuits  la
communaut des internautes et  tous ceux qui s'intressent 
l'informatique. Non seulement il est trs utile d'avoir
immdiatement accs  des dictionnaires par le World Wide Web,
mais ceci permet aussi le dveloppement de logiciels pouvant tirer
parti de tels dictionnaires, que ce soit des programmes de
traduction ou des vrificateurs d'orthographe ou encore des guides
d'apprentissage des langues. En facilitant la cration de ces
dictionnaires en ligne par des milliers de volontaires, et en les
mettant gratuitement  la disposition de tous, l'Internet
Dictionary Project espre imprimer sa marque sur l'internet et
susciter d'autres projets qui seront plus bnfiques que de
gnrer des revenus purement financiers.

Tyler Chambers raconte en septembre 1998 lors d'un entretien par
courriel: Le multilinguisme sur le web tait invitable bien
avant que ce mdium ne se dveloppe vraiment. Mon premier vrai
contact avec le web date de 1994, un peu aprs ses dbuts mais
bien avant son expansion. 1994 a t aussi l'anne o j'ai dbut
mon premier projet web multilingue, et il existait dj un nombre
significatif de ressources linguistiques en ligne. Ceci tait
antrieur  la cration de Netscape. Mosaic tait le seul
navigateur sur le web, et les pages web taient essentiellement
des documents textuels relis par des hyperliens. Avec
l'amlioration des navigateurs et l'exprience acquise par les
usagers, je ne pense pas qu'il existe une langue vivante qui ne
soit pas maintenant reprsente sur le web, que ce soit la langue
des Indiens d'Amrique ou les dialectes moyen-orientaux. De mme
une plthore de langues mortes peut maintenant trouver une
audience nouvelle avec des rudits et autres spcialistes en ligne.
({~HORIZONTAL ELLIPSIS~})

Bien que je ne sois pas multilingue, ni mme bilingue moi-mme, je
suis conscient du fait que trs peu de domaines ont une importance
comparable  celle des langues et du multilinguisme. ({~HORIZONTAL ELLIPSIS~}) Dans
l'ensemble, je pense que le web est important pour la
sensibilisation aux langues et pour les questions culturelles.
Dans quel autre endroit peut-on chercher au hasard pendant vingt
minutes et trouver des informations susceptibles de vous
intresser dans trois langues diffrentes sinon plus? ({~HORIZONTAL ELLIPSIS~})

Dire que l'internet aiguillonne le multilinguisme est  mon sens
une opinion fausse. C'est la communication qui aiguillonne le
multilinguisme et l'change multiculturel. L'internet est
seulement le mode de communication le plus rcent qui soit
accessible aux gens plus ou moins ordinaires. ({~HORIZONTAL ELLIPSIS~}) Les langues
deviendront encore plus importantes qu'elles ne le sont lorsque
tout le monde pourra communiquer  l'chelle de la plante (
travers le web, les discussions, les jeux, le courrier
lectronique, ou toute application appartenant encore au domaine
de l'avenir).

Au printemps 2001, la Human-Languages Page fusionne avec le
Languages Catalog, une section de la WWW Virtual Library, pour
devenir iLoveLanguages. En septembre 2003, iLoveLanguages offre
2.000 ressources linguistiques dans une centaine de langues. Quant
 l'Internet Dictionary Project, Tyler Chambers y met fin en
janvier 2007, faute de temps, tout en laissant les dictionnaires
existants tels quels pour consultation ou tlchargement.



1995 > NETGLOS, GLOSSAIRE DE L'INTERNET


[Rsum]
NetGlos - abrg de Multilingual Glossary of Internet
Terminology - est lanc en 1995  l'initiative du WorldWide
Language Institute (WWLI), un institut enseignant les langues via
l'internet. NetGlos est un projet collaboratif en treize langues
(allemand, anglais, chinois, croate, espagnol, franais, grec,
hbreu, hollandais/flamand, italien, maori, norvgien, portugais),
avec la participation de nombreux traducteurs volontaires et
autres professionnels des langues dans le monde entier. Comme
expliqu en septembre 1998 par Brian King, directeur du WorldWide
Language Institute, avant qu'un nouveau terme ne soit accept
comme le terme correct, il y a une priode d'instabilit avec
plusieurs candidats en comptition. Souvent un terme emprunt 
l'anglais est le point de dpart et, dans de nombreux cas, il est
aussi le point d'arrive. Finalement merge un vainqueur qui est
ensuite utilis aussi bien dans les dictionnaires techniques que
dans le vocabulaire quotidien de l'usager non spcialiste.

***

NetGlos - abrg de Multilingual Glossary of Internet
Terminology - est un glossaire coopratif lanc en 1995 
l'initiative du WorldWide Language Institute (WWLI), un institut
enseignant les langues via l'internet.

Trois ans plus tard, NetGlos est disponible en treize langues
(allemand, anglais, chinois, croate, espagnol, franais, grec,
hbreu, hollandais/flamand, italien, maori, norvgien, portugais),
avec la participation de nombreux traducteurs et autres
professionnels des langues dans le monde entier.

Brian King, directeur du WorldWide Language Institute, explique en
septembre 1998: Une grande partie de la terminologie technique
disponible sur le web n'est pas encore traduite dans d'autres
langues [que l'anglais]. Et, comme nous nous en sommes rendus
compte dans NetGlos, la traduction de ces termes n'est pas
toujours facile. Avant qu'un nouveau terme ne soit accept comme
le terme correct, il y a une priode d'instabilit avec plusieurs
candidats en comptition. Souvent un terme emprunt  l'anglais
est le point de dpart et, dans de nombreux cas, il est aussi le
point d'arrive. Finalement merge un vainqueur qui est ensuite
utilis aussi bien dans les dictionnaires techniques que dans le
vocabulaire quotidien de l'usager non spcialiste. La dernire
version de NetGlos est la version russe, et elle devrait tre
disponible dans deux semaines environ [ savoir fin septembre
1998]. Elle sera sans nul doute un excellent exemple du processus
dynamique en cours pour la russification de la terminologie du
web.

Quelles sont les perspectives? La technologie change  une allure
frntique. L'apprentissage durant toute la vie est une stratgie
que nous devons tous adopter si nous voulons rester en tte et
tre comptitifs. C'est une tche qui est dj assez difficile
dans un environnement anglophone. Si nous ajoutons  cela la
complexit apporte par la communication dans un cyberespace
multilingue et multiculturel, la tche devient encore plus
astreignante. Probablement davantage encore que par le pass, la
coopration est aussi indispensable que la concurrence. Les germes
d'une coopration par le biais de l'internet existent dj. Notre
projet NetGlos dpend du bon vouloir de traducteurs volontaires
dans de nombreux pays: Canada, tats-Unis, Autriche, Norvge,
Belgique, Isral, Portugal, Russie, Grce, Brsil, Nouvelle-
Zlande, etc.  mon avis, les centaines de visiteurs qui
consultent quotidiennement les pages de NetGlos constituent un
excellent tmoignage du succs de ce type de relations de travail.
Les relations de coopration s'accrotront encore  l'avenir, mais
pas ncessairement sur la base du volontariat.



1995 > PLUSIEURS LANGUES SUR NOTRE CRAN


[Rsum]
Comment se dbrouiller pour afficher plusieurs langues  l'cran?
Yoshi Mikami, informaticien  Fujisawa (Japon), lance d'abord un
site web en dcembre 1995 avant d'crire le premier livre sur le
sujet en aot 1997. Son site bilingue anglais-japonais The
Languages of the World by Computers and the Internet est plus
connu sous le nom de Kotoba Home Page ou Logos Home Page ( ne pas
confondre avec le site de la socit de traduction Logos, lanc
deux ans plus tard). La Kotoba Home Page donne un bref historique
de chaque langue, ses caractristiques, sa phontique, son jeu de
caractres et son encodage informatique. Fort de cette exprience,
Yoshi Mikami co-crit ensuite (avec Kenji Sekine et Nobutoshi
Kohara) le premier livre sur le sujet, Pour un web multilingue,
publi en japonais par les ditions O'Reilly en aot 1997 avant
d'tre traduit l'anne suivante en anglais, en allemand et en
franais.

***

Comment se dbrouiller pour afficher plusieurs langues  l'cran?
Yoshi Mikami lance d'abord un site web en dcembre 1995 avant de
publier le premier livre au monde sur le sujet en aot 1997.

Yoshi Mikami, qui travaille  l'poque comme informaticien chez
Asia Info Network  Fujisawa (Japon), lance le site bilingue
anglais-japonais The Languages of the World by Computers and the
Internet, plus connu sous le nom de Logos Home Page ou Kotoba
Home Page. Fort de cette exprience, il co-crit ensuite (avec
Kenji Sekine et Nobutoshi Kohara) le premier livre sur le sujet,
Pour un web multilingue, publi en japonais par les ditions
O'Reilly Media en aot 1997 avant d'tre traduit l'anne suivante
en anglais, en allemand et en franais.

Yoshi raconte en dcembre 1998: Ma langue maternelle est le
japonais. Comme j'ai suivi mes tudes de troisime cycle aux
tats-Unis et que j'ai travaill dans l'informatique, je suis
devenu bilingue japonais/anglais amricain. J'ai toujours t
intress par diffrentes langues et cultures, aussi j'ai appris
le russe, le franais et le chinois dans la foule.   la fin de
1995, j'ai cr sur le web "The Languages of the World by
Computers and the Internet" et j'ai tent de donner - en anglais
et en japonais - un bref historique des six principales langues
utilises sur l'internet, ainsi que les caractristiques propres 
chaque langue, sa phontique, son jeu de caractres et son
encodage informatique. Suite  l'exprience acquise, j'ai invit
mes deux associs  crire un livre sur la conception, la cration
et la prsentation de pages web multilingues, livre qui fut publi
en aot 1997 dans son dition japonaise, le premier livre au monde
sur un tel sujet.

Plus gnralement, il y a des milliers d'annes de cela, en
gypte, en Chine et ailleurs, les gens taient plus sensibles au
fait de communiquer leurs lois et leurs rflexions non seulement
dans une langue mais dans plusieurs. Dans notre monde moderne,
chaque tat a le plus souvent adopt une seule langue de
communication.  mon avis, l'internet verra l'utilisation plus
grande de langues diffrentes et de pages multilingues - et pas
seulement une gravitation autour de l'anglais amricain - et un
usage plus cratif de la traduction informatique multilingue. 99%
des sites web crs au Japon sont en japonais!



1995 > GLOBAL REACH, POUR LOCALISER LES SITES WEB


[Rsum]
Bill Dunlap est le fondateur de Euro-Marketing Associates, une
socit de conseil en marketing qu'il lance en 1985  Paris et San
Francisco. En 1995, il restructure cette socit en service de
conseil en ligne dnomm Global Reach, le but tant de promouvoir
les sites web des entreprises amricaines dans d'autres pays, afin
d'attirer plus de visiteurs, et donc d'augmenter les ventes. Cette
mthode comprend la traduction d'un site web dans plusieurs
langues, la promotion active du site, et enfin l'accroissement de
la frquentation locale au moyen de bandeaux publicitaires cibls.
Bill Dunlap explique en dcembre 1998: Promouvoir un site est
aussi important que le crer, sinon plus. On doit tre prpar 
utiliser au moins autant de temps et d'argent  promouvoir son
site qu'on en a pass  l'origine  le crer. Le programme Global
Reach permet de promouvoir un site dans des pays non anglophones,
afin d'atteindre une clientle plus large... et davantage de
ventes.

***

La socit Global Reach se spcialise d'emble dans
l'internationalisation des sites web, tout comme leur localisation
dans plusieurs langues.

Bill Dunlap fonde d'abord Euro-Marketing Associates, une socit
de conseil en marketing qu'il lance en 1985  Paris et San
Francisco. En 1995, il restructure cette socit en service de
conseil en ligne dnomm Global Reach, le but tant de promouvoir
les sites web des entreprises amricaines dans d'autres pays, afin
d'attirer plus de visiteurs, et donc d'augmenter les ventes. Cette
mthode comprend la traduction d'un site web dans plusieurs
langues, la promotion active du site, et enfin l'accroissement de
la frquentation locale au moyen de bandeaux publicitaires cibls.

Bill Dunlap explique en dcembre 1998: Il y a trs peu de gens
aux tats-Unis qui sont intresss de communiquer dans plusieurs
langues. Pour la plupart, ils pensent encore que le monde entier
parle anglais. Par contre, en Europe, les pays sont petits, si
bien que, depuis des sicles, une perspective internationale est
ncessaire. ({~HORIZONTAL ELLIPSIS~})

Depuis 1981, dbut de mon activit professionnelle, j'ai t
impliqu dans la venue de socits amricaines en Europe. Ceci est
pour beaucoup un problme de langue, puisque leurs informations
commerciales doivent tre disponibles dans les langues europennes
pour tre prises en compte en Europe. Comme le web est devenu
populaire en 1995, j'ai donn  ces activits une dimension "en
ligne", et j'en suis venu  promouvoir le cybercommerce europen
auprs de mes compatriotes amricains. (...)

Promouvoir un site est aussi important que le crer, sinon plus.
On doit tre prpar  utiliser au moins autant de temps et
d'argent  promouvoir son site qu'on en a pass  l'origine  le
crer. Le programme Global Reach permet de promouvoir un site dans
des pays non anglophones, afin d'atteindre une clientle plus
large... avec davantage de ventes. Une socit a de nombreuses
bonnes raisons de considrer srieusement le march international.
Global Reach est pour elle le moyen d'tendre son site web  de
nombreux pays, de le prsenter  des visiteurs en ligne dans leur
propre langue, et de pntrer le rseau de commerce en ligne
prsent dans ces pays.

Bill Dunlap ajoute en juillet 1999: Une fois que la page
d'accueil d'un site est disponible en plusieurs langues, l'tape
suivante est le dveloppement du contenu dans chaque langue. Un
webmestre notera quelles langues attirent plus de visiteurs (et
donc plus de ventes) que d'autres. Ce seront dans ces langues que
dbutera une campagne de promotion multilingue sur le web.
Paralllement, il est toujours bon de continuer  augmenter le
nombre de langues dans lesquelles un site web est disponible. Au
dbut, seule la page d'accueil traduite en plusieurs langues
suffit, mais ensuite il est souhaitable de dvelopper un vritable
secteur pour chaque langue.



1996 > ONE LOOK DICTIONARIES, POINT D'ACCS COMMUN


[Rsum]
Robert Ware lance en avril 1996 le site OneLook Dictionaries en
tant que point d'accs commun pour permettre une recherche rapide
dans des centaines de dictionnaires gnraux et spcialiss
(affaires, informatique et internet, mdecine, religion, sciences
et techniques, sports, argot). Il explique en septembre 1998: 
titre personnel, je suis presque uniquement en contact avec des
gens qui parlent une seule langue. ({~HORIZONTAL ELLIPSIS~}) tre en contact avec le
monde entier change cette approche des choses. Et la change en
mieux ! (...) J'ai t long  inclure des dictionnaires non
anglophones, en partie parce que je suis monolingue. Mais vous en
trouverez maintenant quelques-uns. OneLook Dictionaries compte 2
millions de termes provenant de 425 dictionnaires en 1998, 2,5
millions de termes provenant de 530 dictionnaires en 2000, 5
millions de termes provenant de 910 dictionnaires en 2003 et 19
millions de termes provenant de 1.060 dictionnaires en 2010.

***

Le site OneLook Dictionaries est lanc en avril 1996 par Robert
Ware pour offrir un point d'accs commun  des centaines de
dictionnaires en ligne.

Outre les dictionnaires gnraux, ces dictionnaires concernent
l'conomie et les affaires, l'informatique et l'internet, la
mdecine, la religion, les sciences et techniques, le sport et
l'argot.

Robert Ware explique en septembre 1998:  titre personnel, je
suis presque uniquement en contact avec des gens qui parlent une
seule langue et n'ont pas beaucoup de motivation pour dvelopper
leurs aptitudes linguistiques. tre en contact avec le monde
entier change cette approche des choses. Et la change en mieux !
(...) J'ai t long  inclure des dictionnaires non anglophones,
en partie parce que je suis monolingue. Mais vous en trouverez
maintenant quelques-uns.

Robert raconte aussi dans le mme entretien: Un fait intressant
s'est produit par le pass qui a t trs instructif pour moi. En
1994, je travaillais pour un tablissement scolaire et j'essayais
d'installer un logiciel sur un modle d'ordinateur particulier.
J'ai trouv une personne qui tait en train de travailler sur le
mme problme, et nous avons commenc  changer des courriels.
Soudain, cela m'a frapp... Le logiciel avait t crit  quarante
kilomtres de l, mais c'tait une personne situe  l'autre bout
du monde qui m'aidait. Les distances et l'loignement gographique
n'importaient plus! Et bien, ceci est formidable, mais  quoi cela
nous mne-t-il? Je ne puis communiquer qu'en anglais mais,
heureusement, mon correspondant pouvait utiliser aussi bien
l'anglais que l'allemand qui tait sa langue maternelle.
L'internet a supprim une barrire, celle de la distance, mais il
subsiste la barrire de la langue, bien relle.

Il semble que l'internet propulse simultanment les gens dans deux
directions diffrentes. L'internet, anglophone  l'origine, relie
les gens dans le monde entier. Par l-mme, il favorise une langue
commune pour communiquer. Mais il suscite aussi des contacts entre
des personnes de langue diffrente et permet ainsi de dvelopper
un intrt plus grand pour le multilinguisme. Si une langue
commune est apprciable, elle ne remplace en aucun cas la
ncessit de plusieurs langues. L'internet favorise ainsi  la
fois une langue commune et le multilinguisme, et ceci est un
facteur qui aide  trouver des solutions. L'intrt croissant pour
les langues et le besoin qu'on en a stimulent de par le monde la
cration de cours de langues et d'instruments d'aide linguistique,
et l'internet fournit la possibilit de les rendre disponibles
rapidement et  bon march.

OneLook Dictionaries compte 2 millions de termes provenant de 425
dictionnaires en 1998, 2,5 millions de termes provenant de 530
dictionnaires en 2000, 5 millions de termes provenant de 910
dictionnaires en 2003 et 19 millions de termes provenant de 1 060
dictionnaires en 2010.



1997 > UN WEB ANGLOPHONE  82,3%


[Rsum]
L'internet est d'abord anglophone  pratiquement 100%, puisqu'il
dbute en 1974 aux tats-Unis en tant que rseau reliant les
agences gouvernementales, les universits et les centres de
recherche, grce aux investissements considrables du gouvernement,
avant de s'tendre  la communaut anglophone puis au monde entier.
Vingt ans plus tard, Babel, initiative conjointe de l'Internet
Society et d'Alis Technologies, mne la premire tude relative 
la rpartition des langues sur le web. Dat de juin 1997 et
disponible en sept langues, le Palmars des langues de la toile
donne les pourcentages de 82,3% pour l'anglais, 4% pour l'allemand,
1,6% pour le japonais, 1,5% pour le franais, 1,1% pour l'espagnol,
1,1% pour le sudois et 1% pour l'italien. Trois ans plus tard, en
t 2000, 78% des pages web sont en anglais, et 50% des usagers
sont non anglophones.

***

En 1997, le web est anglophone  82,3%, d'aprs Babel, un projet
conjoint de l'Internet Society et d'Alis Technologies pour
contribuer  l'internationalisation de l'internet.

 ses dbuts, l'internet est anglophone  pratiquement 100%,
puisqu'il dbute en 1974 aux tats-Unis en tant que rseau reliant
les agences gouvernementales, les universits et les centres de
recherche, grce aux investissements considrables du gouvernement,
avant de s'tendre  la communaut anglophone puis au monde entier.
Son dveloppement rapide est favoris par l'invention du web en
1990 par Tim Berners-Lee puis le lancement en novembre 1993 du
premier navigateur Mosaic, anctre de Netscape.

Vers la communication sur internet dans toutes les langues...,
tel est le sous-titre de la page d'accueil de Babel, une
initiative de l'Internet Society et d'Alis Technologies. Pour
mmoire, rappelons que l'Internet Society est fonde en 1992 par
Vinton Cerf pour favoriser le dveloppement de l'internet et
qu'Alis Technologies est une socit spcialise dans le
traitement automatique des langues.

En 1997, le site plurilingue (anglais, allemand, espagnol,
franais, italien, portugais, sudois) de Babel propose deux
grands secteurs pour sa partie francophone: (a) un secteur
langues en trois parties: langues du monde, glossaire
typographique et linguistique, Francophonie; (b) un secteur
internet et multilinguisme en deux parties: dvelopper votre
site web multilingue, codage des critures du monde.

Babel mne la premire tude sur la rpartition des langues sur le
web et publie cette tude dans les sept langues du site.
Disponible en ligne en juin 1997, le  Palmars des langues de la
toile  donne les pourcentages de 82,3% pour l'anglais, 4% pour
l'allemand, 1,6% pour le japonais, 1,5% pour le franais, 1,1%
pour l'espagnol, 1,1% pour le sudois et 1% pour l'italien.

Ce pourcentage de 82,3% pour l'anglais peut s'expliquer par
plusieurs facteurs: (a) l'usage de l'anglais en tant que
principale langue d'change internationale; (b) la cration d'un
grand nombre de sites web aux tats-Unis et au Canada depuis les
dbuts du web en 1990; (c) une proportion d'usagers
particulirement forte en Amrique du Nord par rapport au reste du
monde, les ordinateurs tant bien meilleur march qu'ailleurs,
tout comme la connexion  l'internet sous forme de forfait mensuel
 prix modique.

Selon Global Reach, socit spcialise dans
l'internationalisation et la localisation des sites web, les
usagers non anglophones sont au nombre de 56 millions en juillet
1998, avec 22,4% d'usagers hispanophones, 12,3% d'usagers nippons,
14% d'usagers germanophones et 10% d'usagers francophones. Sur les
500 millions d'habitants que compte l'Europe, 15%  sont de langue
maternelle anglaise, 28% ne parlent pas l'anglais et 32%
consultent des pages web en anglais.

D'aprs Randy Hobler, un consultant en marketing internet de
logiciels et services de traduction  interview en septembre 1998,
l'augmentation de pages web dans d'autres langues que l'anglais
n'est pas seulement due au fait qu'il y ait plus de sites et
d'usagers dans des pays non anglophones, mais elle est galement
due au fait que les socits et les organisations localisent
davantage leurs sites web et au fait qu'on utilise davantage la
traduction automatise pour proposer des sites web  partir ou
vers d'autres langues.

Randy explique aussi: Comme l'internet n'a pas de frontires
nationales, les internautes s'organisent selon d'autres critres
propres au mdium. En termes de multilinguisme, vous avez des
communauts virtuelles, par exemple ce que j'appelle les "nations
de langues", tous ces internautes qu'on peut regrouper selon leur
langue maternelle quel que soit leur lieu gographique. Ainsi la
nation de la langue espagnole inclut non seulement les internautes
d'Espagne et d'Amrique latine, mais aussi tous les Hispanophones
vivant aux tats-Unis, ou encore ceux qui parlent espagnol au
Maroc.

Si Randy donne l'exemple d'une nation de langue hispanophone
rpartie sur trois continents, la mme remarque vaut pour la
Francophonie, une communaut de langue franaise prsente sur cinq
continents, ou encore la Crolophonie, une communaut de langue
crole prsente non seulement dans les Carabes mais aussi  Paris,
Montral et New York.

Le pourcentage d'internautes habitant hors des tats-Unis atteint
les 50% en juillet 1999. Le pourcentage d'usagers non anglophones
atteint lui aussi les 50% en t 2000. Selon Global Reach, ce
pourcentage est de 52,5% en t 2001, 57% en dcembre 2001, 59,8%
en avril 2002, 64,4% en septembre 2003 (dont 34,9% d'Europens non
anglophones et 29,4% d'Asiatiques) et 64,2% en mars 2004 (dont
37,9% d'Europens non anglophones et 33% d'Asiatiques).



1997 > UNE LISTE DE LANGUES EUROPENNES MINORITAIRES


[Rsum]
En 1997, Caoimhn  Donnale est professeur d'informatique 
l'Institut Sabhal Mr Ostaig, situ sur l'le de Skye, en cosse.
Il dispense ses cours en galique cossais. Il est galement le
webmestre du site de l'Institut, un site trilingue (galique
cossais, galique irlandais, anglais) qui se trouve tre la
principale source d'information mondiale sur le galique cossais.
Sur ce site, il tient  jour la page European Minority Languages,
une liste de langues europennes minoritaires elle aussi trilingue,
avec classement par ordre alphabtique de langues et par famille
linguistique.

***

Caoimhn  Donnale est professeur d'informatique  l'Institut
Sabhal Mr Ostaig, situ sur l'le de Skye, en cosse. Il dispense
ses cours en galique cossais. Il est galement le webmestre du
site de l'Institut, un site trilingue (galique cossais, galique
irlandais, anglais) qui se trouve tre la principale source
d'information mondiale sur le galique cossais. Sur ce site, il
propose la page European Minority Languages, une liste de
langues europennes minoritaires elle aussi trilingue, avec
classement par ordre alphabtique de langues et par famille
linguistique.

Interview en aot 1998, Caoimhn dtermine quatre points
importants pour un internet plurilingue: (a) L'internet a
contribu et contribuera au dveloppement fulgurant de l'anglais
comme langue mondiale. (b) L'internet peut aussi grandement aider
les langues minoritaires. Ceci ne se fera pas tout seul, mais
seulement si les gens choisissent de dfendre une langue. (c) Le
web est trs utile pour dispenser des cours de langues, et la
demande est grande. (d) La norme Unicode (ISO 10646) pour les jeux
de caractres est trs importante et elle va grandement favoriser
le multilinguisme sur le web.

Qu'en est-il du galique? Caoimhn explique en mai 2001: Nos
tudiants utilisent un correcteur d'orthographe en galique et une
base terminologique en ligne en galique. (...) Il est maintenant
possible d'couter la radio en galique (cossais et irlandais) en
continu sur l'internet partout dans le monde. Une ralisation
particulirement importante a t la traduction en galique du
navigateur Opera. C'est la premire fois qu'un logiciel de cette
taille est disponible en galique.

Qu'en est-il des langues menaces? D'aprs Caoimhn, l'internet
acclre les choses dans les deux sens. Si les gens ne se soucient
pas de prserver ces langues, l'internet et la mondialisation qui
l'accompagne acclreront considrablement leur disparition. Si
les gens se soucient vraiment de les prserver, l'internet
constituera une aide irremplaable.



1997 > UNE BASE TERMINOLOGIQUE EUROPENNE


[Rsum]
Gr par le service de traduction de la Commission europenne et
disponible sur le web depuis 1997, Eurodicautom est une base
terminologique multilingue de termes conomiques, scientifiques,
techniques et juridiques permettant de combiner entre elles les
onze langues officielles de l'Union europenne (allemand, anglais,
danois, espagnol, finnois, franais, grec, hollandais, italien,
portugais, sudois), ainsi que le latin, avec une moyenne de
120.000 consultations par jour en 2003. Fin 2003, Eurodicautom
annonce son intgration dans une base terminologique plus vaste
regroupant le contenu de toutes les bases de l'Union europenne et
qui serait disponible dans une vingtaine de langues du fait de
l'largissement de l'Union europenne prvu l'anne suivante. La
base IATE (InterActive Terminology for Europe) est lance en
interne au printemps 2004 puis en externe sur le web en juin 2007.

***

Eurodicautom est une base terminologique multilingue de termes
conomiques, scientifiques, techniques et juridiques permettant de
combiner entre elles les onze langues officielles de l'Union
europenne et le latin.

Eurodicautom est l'oeuvre du Service de traduction de la
Commission europenne. Initialement conue pour aider les
traducteurs en interne, la base terminologique est disponible sur
le web en 1997 avec accs libre et gratuit pour pouvoir tre
utilise par les fonctionnaires de l'Union europenne et les
professionnels de langues de par le monde. Les onze langues
officielles (allemand, anglais, danois, espagnol, finnois,
franais, grec, hollandais, italien, portugais, sudois)
permettent de rpondre aux besoins des 15 pays membres.

Un projet de base terminologique plus vaste est voqu ds 1999
pour fusionner le contenu de toutes les bases terminologiques de
l'Union europenne et renforcer ainsi la coopration inter-
institutionnelle. Outre la Commission europenne, les partenaires
de ce projet sont le Parlement europen, le Conseil de l'Union
europenne, la Cour de justice, la Cour des comptes europenne, le
Comit conomique et social europen, le Comit des rgions, la
Banque europenne d'investissement, la Banque centrale europenne
et le Centre de traduction des organes de l'Union europenne.

Fort de ses 120.000 consultations par jour, Eurodicautom annonce
fin 2003 sa fermeture provisoire et son intgration dans une base
plus vaste qui ne comporterait plus douze langues mais une
vingtaine de langues, du fait de l'largissement de l'Union
europenne prvu l'anne suivante (avec 25 pays membres en mai
2004 et 27 pays membres en janvier 2007).

La nouvelle base IATE (InterActive Terminology for Europe) voit le
jour au printemps 2004, d'abord pour un usage interne au sein des
institutions de l'Union europenne, puis pour un usage externe
libre et gratuit sur le web en juin 2007, avec 1,4 million
d'entres dans les 23 langues officielles de l'Union europenne
(allemand, anglais, bulgare, danois, espagnol, estonien, finnois,
franais, grec, hongrois, irlandais, italien, letton, lituanien,
maltais, nerlandais, polonais, portugais, roumain, slovaque,
slovne, sudois, tchque), plus le latin.

Le site web de IATE est administr par le Centre de traduction des
organes de l'Union europenne  Luxembourg (capitale du pays du
mme nom) pour le compte des partenaires du projet. Comme expliqu
dans la brochure de IATE, elle-mme disponible en 23 langues, les
termes sont introduits dans la base de donnes par les
terminologues et les traducteurs de l'Union europenne sur la base
des informations fournies par les traducteurs, les administrateurs,
les juristes-linguistes, les experts et d'autres sources fiables.
Selon la mme brochure, IATE comprend 8,4 millions de termes en
2010, dont  540.000 abrviations et 130.000 expressions.



1997 > BABEL FISH, LOGICIEL DE TRADUCTION GRATUIT


[Rsum]
En dcembre 1997, AltaVista est le premier moteur de recherche 
lancer un service gratuit de traduction automatise de l'anglais
vers cinq autres langues (allemand, espagnol, franais, italien,
portugais) et vice versa, la page web originale et la traduction
apparaissant en vis--vis  l'cran. Appel aussi AltaVista
Translation, Babel Fish est l'oeuvre de Systran, socit pionnire
dans le traitement automatique des langues. Babel Fish est
aliment par des dictionnaires multilingues comprenant 2,5
millions de termes. Bien qu'ayant ses limites, avec un texte
traduit trs approximatif, ce service est immdiatement plbicit
par les 12 millions d'usagers que compte la toile de l'poque,
dont un nombre croissant d'usagers non anglophones, et contribue
grandement au plurilinguisme du web.

***

En dcembre 1997, le moteur de recherche AltaVista lance un
logiciel de traduction gratuit de l'anglais vers cinq autres
langues, dnomm Babel Fish ou AltaVista Translation, ce qui
constitue une premire sur le web.

 cette date, l'annuaire Yahoo! propose dj une interface en sept
langues (anglais, allemand, coren, franais, japonais, norvgien,
sudois) pour prendre en compte un nombre croissant d'usagers non
anglophones. Le classement des sites en 63 sections est plus
pointu que celui d'AltaVista, o ces tches sont entirement
automatises. Lorsqu'une recherche ne donne pas de rsultat dans
Yahoo!, elle est automatiquement aiguille vers AltaVista, et
rciproquement.

Babel Fish peut traduire une page web de l'anglais vers cinq
autres langues (allemand, espagnol, franais, italien, portugais)
et vice versa, la page web originale et la traduction apparaissant
en vis--vis  l'cran. On peut galement traduire n'importe quel
texte court en faisant un copier-coller. Bien qu'ayant ses
limites avec un texte traduit trs approximatif, ce service est
immdiatement plbicit par les 12 millions d'usagers que compte
la toile de l'poque, dont un nombre croissant d'usagers non
anglophones, et contribue grandement au plurilinguisme de
l'internet.

Aliment par des dictionnaires multilingues comprenant 2,5
millions de termes, Babel Fish est l'oeuvre de Systran, socit
pionnire dans le traitement automatique des langues. Selon le
site web de Systran, un logiciel de traduction automatique
traduit une langue naturelle dans une autre langue naturelle. La
traduction automatique prend en compte la structure grammaticale
de chaque langue et elle utilise des rgles pour transfrer la
structure grammaticale de la langue source (texte  traduire) vers
la langue cible (texte traduit). La traduction automatique ne
remplace pas et n'est pas destine  remplacer le traducteur
humain.

L'EAMT (European Association for Machine Translation) propose pour
sa part la dfinition suivante sur son site: La traduction
automatique est l'utilisation de l'ordinateur pour la traduction
de textes d'une langue naturelle  une autre. Elle fut un des
premiers domaines de recherche en informatique. Il s'est avr que
cet objectif tait difficile  atteindre. Cependant il existe
aujourd'hui un certain nombre de systmes produisant un rsultat
qui, s'il n'est pas parfait, est de qualit suffisante pour tre
utile dans certaines applications spcifiques, en gnral dans le
domaine de la documentation technique. De plus, les logiciels de
traduction, qui sont essentiellement destins  aider le
traducteur humain  produire des traductions, jouissent d'une
popularit croissante auprs d'organismes professionnels de
traduction.

D'autres logiciels de traduction automatique seront ensuite
dvelopps par Alis Technologies, Lernout & Hauspie, Globalink et
Softissimo, avec des versions payantes et/ou gratuites disponibles
sur le web. Quant  Babel Fish, il dmnagera sur le site de Yahoo!
en mai 2008.



1997 > LES OUTILS DE LA SOCIT DE TRADUCTION LOGOS


[Rsum]
En dcembre 1997, la socit de traduction Logos, base  Modne,
en Italie, avec des services en 35 langues, dcide de mettre ses
outils professionnels en accs libre sur le web pour en faire
bnficier la communaut internet. Le Logos Dictionary est un
dictionnaire multilingue de 7,5 millions d'entres (en septembre
1998). La Wordtheque est une base de donnes multilingue de 328
millions de termes, constitue  partir de milliers de traductions,
notamment des romans et des documents techniques, avec une
recherche possible par langue, par mot, par auteur ou par titre.
Linguistic Resources offre un point d'accs unique  553
glossaires. L'Universal Conjugator propose des tableaux de
conjugaison dans 17 langues. Dix ans plus tard, en 2007, la
Wordtheque (devenue la Logos Library) comprend 710 millions de
termes, Linguistic Resources (qui n'a pas chang de nom) offre un
point d'accs unique  1.215 glossaires et Conjugation of Verbs
(devenu l'Universal Conjugator) propose des tableaux de
conjugaison dans 36 langues.

***

Fin 1997, la socit de traduction Logos dcide de mettre ses
outils professionnels en accs libre sur le web pour en faire
bnficier la communaut internet.

Fond en 1979 par Rodrigo Vergara  Modne (Italie), Logos propose
des services de traduction dans 35 langues en 1997, avec 300
traducteurs travaillant sur place et un rseau mondial de 2.500
traducteurs travaillant en free-lance. La moyenne de production
est de 200 textes par jour.

Le principal outil professionnel en accs libre est le Logos
Dictionary, un dictionnaire multilingue de 7,5 millions d'entres
(en septembre 1998). La Wordtheque est une base de donnes
multilingue de 328 millions de termes, constitue  partir de
milliers de traductions, notamment des traductions de romans et de
documents techniques, avec une recherche possible par langue, mot,
auteur ou titre. Linguistic Resources offre un point d'accs
unique  553 glossaires. L'Universal Conjugator propose des
tableaux de conjugaison dans 17 langues.

Interview par Annie Kahn dans Les mots pour le dire, un article
du quotidien Le Monde dat du 7 dcembre 1997, Rodrigo Vergara
relate: Nous voulions que nos traducteurs aient tous accs aux
mmes outils de traduction. Nous les avons donc mis  leur
disposition sur internet, et tant qu' faire nous avons ouvert le
site au public. Cela nous a rendus trs populaires, nous a fait
beaucoup de publicit. L'opration a drain vers nous de nombreux
clients, mais aussi nous a permis d'toffer notre rseau de
traducteurs grce aux contacts tablis  la suite de cette
initiative.

Annie Kahn, auteure de l'article, explique: Le site de Logos est
beaucoup plus qu'un dictionnaire ou qu'un rpertoire de liens vers
d'autres dictionnaires en ligne. L'un des piliers du systme est
un logiciel de recherche documentaire fonctionnant sur un corpus
de textes littraires disponibles gratuitement sur internet.
Lorsque l'on recherche la dfinition ou la traduction d'un mot,
"didactique" par exemple, on trouve non seulement le rsultat
recherch, mais aussi une phrase d'une oeuvre littraire utilisant
ce mot (en l'occurrence, un essai de Voltaire). Un simple clic
permet d'accder au texte intgral de l'oeuvre ou de commander le
livre grce  un partenariat avec Amazon.com, le libraire en ligne
bien connu. Il en est de mme avec les traductions trangres. Si
aucun texte utilisant ce mot n'a t trouv, le systme fonctionne
alors comme un moteur de recherche et renvoie aux sites web
concernant ce mot. Pour certains termes, il est propos d'en
entendre la prononciation. Si une traduction manque, le systme
fait un appel au peuple.  chacun d'enrichir la base, les
traducteurs de l'entreprise valident ensuite les traductions
proposes.

Dix ans plus tard, en 2007, la Wordtheque (devenue la Logos
Library) comprend 710 millions de termes, Linguistic Resources
(qui n'a pas chang de nom) offre un point d'accs unique  1.215
glossaires et Conjugation of Verbs (devenu l'Universal Conjugator)
propose des tableaux de conjugaison dans 36 langues.



1997 > DES BASES TERMINOLOGIQUES SPCIALISES


[Rsum]
En 1997 et 1998, des organisations internationales mettent leurs
bases terminologiques spcialises en accs libre sur le web, par
exemple la base ILOTERM de l'Organisation internationale du
Travail (OIT), la base TERMITE de l'Union internationale des
tlcommunications (UIT) et la base WHOTERM de l'Organisation
mondiale de la sant (OMS), ce qui leur permet d'tre  la
disposition des traducteurs et linguistiques du monde entier.
Prenons l'exemple de la base terminologique de l'OMS. WHOTERM,
acronyme de WHO Terminology Information System, est une base
terminologique trilingue (anglais, espagnol, franais) dont le but
est d'amliorer la rigueur et la cohrence des textes rdigs,
prpars ou traduits. Elle permet galement  tous ceux qui
collaborent  des programmes techniques de l'OMS d'enrichir les
terminologies nouvelles, de promouvoir leur normalisation et de
garantir leur diffusion.

***

En 1997 et 1998, des organisations internationales mettent leurs
bases terminologiques spcialises en accs libre sur le web, ce
qui leur permet d'tre  la disposition des traducteurs et
linguistiques du monde entier.

C'est le cas par exemple pour la base ILOTERM de l'Organisation
internationale du Travail (OIT), la base TERMITE de l'Union
internationale des tlcommunications (UIT) et la base WHOTERM de
l'Organisation mondiale de la sant (OMS).

ILOTERM est une base terminologique quadrilingue (allemand,
anglais, espagnol, franais) qui est l'oeuvre de l'Unit de
terminologie et de rfrences du Service des documents officiels
(OFFDOC) de l'Organisation internationale du Travail (OIT). Comme
indiqu sur le site web en 1998, sa principale finalit est
d'apporter des solutions, conformes  l'usage courant,  des
problmes terminologiques dans le domaine du travail et des
questions sociales. Les termes figurent en anglais avec leurs
quivalents en franais, espagnol et/ou allemand. La base de
donnes contient galement (dans une  quatre langues) des
articles concernant la structure et les programmes de l'OIT, les
noms officiels d'institutions internationales, d'organismes
nationaux et d'organisations nationales d'employeurs et de
travailleurs, ainsi que les titres de runions et d'instruments
internationaux.

TERMITE - acronyme de Base de donnes terminologique des
Tlcommunications de l'UIT - est galement quadrilingue (anglais,
espagnol, franais, russe) et gr par la Section de traduction de
l'Union internationale des tlcommunications (UIT). Comme indiqu
sur le site web, TERMITE contient tous les termes qui
apparaissent dans tous les glossaires de l'UIT imprims depuis
1980, ainsi que des termes plus rcents en rapport avec les
diffrentes activits de l'Union (en tout quelque 59.000 entres).
Normalement les collaborateurs qui s'occupent de l'amlioration et
de la mise  jour de cette base de donnes sont des traducteurs ou
des rviseurs techniques. TERMITE est surtout visit par les
traducteurs internes mais aussi par des utilisateurs externes,
travaillant dans le domaine des tlcommunications.

WHOTERM - acronyme de WHO Terminology Information System - est
la base terminologique trilingue (anglais, espagnol, franais) de
l'Organisation mondiale de la sant (OMS), dont le but est
d'amliorer la rigueur et la cohrence des textes rdigs,
prpars ou traduits. Elle permet galement  tous ceux qui
collaborent  des programmes techniques de l'OMS d'enrichir les
terminologies nouvelles, de promouvoir leur normalisation et de
garantir leur diffusion.



1998 > LA NCESSIT D'UNE DMOCRATIE LINGUISTIQUE


[Rsum]
Brian King, directeur du WorldWide Language Institute (WWLI),
dveloppe le concept de dmocratie linguistique en septembre
1998: Dans un rapport de l'UNESCO du dbut des annes 1950,
l'enseignement dispens dans sa langue maternelle tait considr
comme un droit fondamental de l'enfant. La possibilit de naviguer
sur l'internet dans sa langue maternelle pourrait bien tre son
quivalent  l'ge de l'Information. Si l'internet doit vraiment
devenir le rseau mondial qu'on nous promet, tous les usagers
devraient y avoir accs sans problme de langue. Considrer
l'internet comme la chasse garde de ceux qui, par accident
historique, ncessit pratique ou privilge politique, connaissent
l'anglais, est injuste  l'gard de ceux qui ne connaissent pas
cette langue.

***

Brian King, directeur du WorldWide Language Institute (WWLI),
dveloppe le concept de dmocratie linguistique en septembre
1998.

Il explique lors d'un entretien par courriel: Dans un rapport de
l'UNESCO du dbut des annes 1950, l'enseignement dispens dans sa
langue maternelle tait considr comme un droit fondamental de
l'enfant. La possibilit de naviguer sur l'internet dans sa langue
maternelle pourrait bien tre son quivalent  l'ge de
l'Information. Si l'internet doit vraiment devenir le rseau
mondial qu'on nous promet, tous les usagers devraient y avoir
accs sans problme de langue. Considrer l'internet comme la
chasse garde de ceux qui, par accident historique, ncessit
pratique ou privilge politique, connaissent l'anglais, est
injuste  l'gard de ceux qui ne connaissent pas cette langue.

Un facteur de dveloppement d'un internet multilingue est la
comptition entre les grandes socits pour une part de march
global, avec l'exportation des technologies de l'information
dans le monde entier. La popularisation est maintenant effective 
l'chelon mondial, et l'anglais n'est plus ncessairement la
langue oblige de l'utilisateur. Il n'y a plus vraiment de langue
indispensable, il y a les langues propres aux utilisateurs. Une
chose est certaine: il n'est plus ncessaire de comprendre
l'anglais pour utiliser un ordinateur, de mme qu'il n'est plus
ncessaire d'avoir un diplme d'informatique. La demande des
utilisateurs non anglophones  - et l'effort entrepris par les
socits de haute technologie se faisant concurrence pour obtenir
les marchs mondiaux - ont fait de la localisation un secteur en
expansion rapide dans le dveloppement des logiciels et du
matriel informatique.

Un autre facteur est le dveloppement du commerce lectronique:
De mme que l'utilisateur non anglophone peut maintenant avoir
accs aux nouvelles technologies dans sa propre langue, l'impact
du commerce lectronique peut constituer une force majeure qui
fasse du multilinguisme la voie la plus naturelle vers le
cyberespace. Les vendeurs de produits et services dans le march
virtuel mondial que devient l'internet doivent tre prpars 
desservir un monde virtuel qui soit aussi multilingue que le monde
physique. S'ils veulent russir, ils doivent s'assurer qu'ils
parlent bien la langue de leurs clients!

C'est ce que fait Bill Dunlap, fondateur de Euro-Marketing
Associates, une socit de conseil en marketing qu'il lance en
1985  Paris et San Francisco. En 1995, il restructure cette
socit en service de conseil en ligne dnomm Global Reach, le
but tant de promouvoir en Europe les sites web des entreprises
amricaines, afin d'attirer plus de visiteurs, et donc d'augmenter
les ventes. Cette mthode comprend la traduction d'un site web
dans plusieurs langues (ce qu'on appelle la localisation d'un
site), la promotion active des sites traduits et enfin
l'accroissement de la frquentation locale au moyen de bandeaux
publicitaires cibls.

Bill Dunlap crit en dcembre 1998: Il y a trs peu de gens aux
tats-Unis qui sont intresss de communiquer dans plusieurs
langues. Pour la plupart, ils pensent encore que le monde entier
parle anglais. Par contre, en Europe, les pays sont petits, si
bien que, depuis des sicles, une perspective internationale est
ncessaire, d'o l'intrt de son travail sur les deux continents.

Coordinateur d'ELSNET (European Network of Excellence in Human
Language Technologies), Steven Krauwer explique en septembre 1998:
En tant que citoyen europen, je pense que le multilinguisme sur
le web est absolument essentiel.   mon avis, ce n'est pas une
situation saine  long terme que seuls ceux qui ont une bonne
matrise de l'anglais puissent pleinement exploiter les bnfices
du web. En tant que chercheur (spcialis dans la traduction
automatique), je vois le multilinguisme comme un dfi majeur:
pouvoir garantir que l'information sur le web soit accessible 
tous, indpendamment des diffrences de langue.

Pour ce faire, il suggre plusieurs solutions pratiques: (a) en
ce qui concerne les auteurs: une meilleure formation des auteurs
de sites web pour exploiter les combinaisons possibles permettant
d'amliorer la communication en surmontant la barrire de la
langue (et pas seulement par un vernis superficiel); (b) en ce qui
concerne les usagers: des logiciels de traduction de type
AltaVista Translation [Babel Fish], dont la qualit n'est pas
frappante, mais qui a le mrite d'exister; (c) en ce qui concerne
les logiciels de navigation: des logiciels de traduction intgrs,
particulirement pour les langues non dominantes, et des
dictionnaires intgrs plus rapides  consulter.

Si l'internet gagne le monde entier avec l'anglais comme
principale langue d'change, tout le monde ne parle pas l'anglais,
loin de l, et mme ceux qui le lisent prfrent consulter le web
dans leur propre langue. Pour largir leur champ d'action, les
socits  doivent donc proposer des sites bilingues, trilingues
sinon plurilingues, en adaptant leur contenu  un public
spcifique, que ce soit un pays ou une communaut linguistique.
D'o la ncessit de l'internationalisation et de la localisation
des sites, qui devient indispensable dans les annes qui suivent,
avec les socits et organismes anglophones proposant leurs sites
 la fois en anglais et dans d'autres langues, et les socits et
organismes non anglophones proposant leurs sites dans leur(s)
propre(s) langue(s) et en anglais.



1999 > LES DICTIONNAIRES BILINGUES DE WORDREFERENCE.COM


[Rsum]
Michael Kellogg cre le site WordReference.com en 1999. Il raconte
beaucoup plus tard sur son site: J'ai dbut ce site en 1999 pour
procurer des dictionnaires bilingues gratuits en ligne et d'autres
outils pour tous sur l'internet. Depuis, le site s'est
progressivement dvelopp pour devenir l'un des sites de
dictionnaires en ligne les plus utiliss, et le principal
dictionnaire en ligne pour les paires de langues anglais-espagnol,
anglais-franais, anglais-italien, espagnol-franais et espagnol-
portugais. Ce site est toujours class sans interruption parmi les
500 sites les plus visits du web. WordReference.com offre
galement des forums linguistiques trs actifs, tout comme des
versions allges de ses dictionnaires pour appareil mobile.

***

Michael Kellogg cre le site WordReference.com en 1999 pour
procurer des dictionnaires bilingues gratuits en ligne.

Il raconte beaucoup plus tard sur son site: L'internet a t un
incroyable outil ces dernires annes pour rassembler des gens du
monde entier. L'un des principaux obstacles  cela reste bien
entendu la langue. Le contenu de l'internet est pour une grande
part en anglais et de trs nombreux usagers lisent ces pages alors
que l'anglais est leur deuxime langue et non leur langue
maternelle. De par mes propres expriences avec la langue
espagnole, je sais que de nombreux lecteurs comprennent une grande
partie de ce qu'ils lisent, mais pas la totalit.

J'ai dbut ce site en 1999 pour procurer des dictionnaires
bilingues gratuits en ligne et d'autres outils pour tous sur
l'internet. Depuis, le site s'est progressivement dvelopp pour
devenir l'un des sites de dictionnaires en ligne les plus utiliss,
et le principal dictionnaire en ligne pour les paires de langues
anglais-espagnol, anglais-franais, anglais-italien, espagnol-
franais et espagnol-portugais. Ce site est toujours class sans
interruption parmi les 500 sites les plus visits du web.
Aujourd'hui, je suis heureux de continuer  amliorer ces
dictionnaires, les autres outils linguistiques du site et les
forums de langues.

En 2010, outre ces dictionnaires, WordReference.com propose un
dictionnaire monolingue anglais ainsi que des dictionnaires de
l'anglais vers d'autres langues (arabe, chinois, coren, grec,
japonais, polonais, portugais, roumain, tchque, turc) et vice
versa. Pour la langue espagnole, un dictionnaire monolingue
voisine avec un dictionnaire de synonymes, un dictionnaire
espagnol-franais et un dictionnaire espagnol-portugais. Des
tableaux de conjugaison sont disponibles pour l'espagnol, le
franais et l'italien. L'allemand et le russe disposent d'un
dictionnaire monolingue. WordReference Mini est une version
miniature du site pour intgration dans d'autres sites, par
exemple des sites d'apprentissage de langues. Une version pour
appareil mobile est disponible pour plusieurs dictionnaires, de
l'anglais vers l'espagnol, le franais et l'italien, et vice versa,
avec d'autres paires de langues  venir.



1999 > L'INTERNET, OUTIL INDISPENSABLE POUR LES TRADUCTEURS


[Rsum]
L'internet devient un outil important pour les traducteurs, tout
comme une source indispensable et inpuisable d'informations,
comme expliqu par Marcel Grangier, responsable de la section
franaise des Services linguistiques centraux de l'Administration
fdrale suisse. Il crit en janvier 1999: Travailler sans
internet est devenu tout simplement impossible. Au-del de tous
les outils et commodits utiliss (messagerie lectronique,
consultation de la presse lectronique, activits de services au
profit de la profession des traducteurs), internet reste pour nous
une source indispensable et inpuisable d'informations dans ce que
j'appellerais le "secteur non structur" de la toile. Pour
illustrer le propos, lorsqu'aucun site comportant de l'information
organise ne fournit de rponse  un problme de traduction, les
moteurs de recherche permettent dans la plus grande partie des cas
de retrouver le chanon manquant quelque part sur le rseau. Le
service de Marcel Grangier gre notamment le rpertoire
Dictionnaires lectroniques, une liste exhaustive de dictionnaires
disponibles en ligne.

***

L'internet devient un outil important pour les traducteurs, tout
comme une source indispensable et inpuisable d'informations.

Marcel Grangier est responsable de la section franaise des
Services linguistiques centraux de l'Administration fdrale
suisse. Il explique en janvier 1999: Travailler sans internet est
devenu tout simplement impossible. Au-del de tous les outils et
commodits utiliss (messagerie lectronique, consultation de la
presse lectronique, activits de services au profit de la
profession des traducteurs), internet reste pour nous une source
indispensable et inpuisable d'informations dans ce que
j'appellerais le "secteur non structur" de la toile. Pour
illustrer le propos, lorsqu'aucun site comportant de l'information
organise ne fournit de rponse  un problme de traduction, les
moteurs de recherche permettent dans la plus grande partie des cas
de retrouver le chanon manquant quelque part sur le rseau.

D'aprs lui, le multilinguisme sur internet peut tre considr
comme une fatalit heureuse et surtout irrversible. C'est dans
cette optique qu'il convient de creuser la tombe des rabat-joie
dont le seul discours est de se plaindre d'une suprmatie de
l'anglais. La suprmatie de l'anglais n'est pas un mal en soi,
dans la mesure o elle rsulte de ralits essentiellement
statistiques (plus de PC par habitant, plus de locuteurs de cette
langue, etc.). La riposte n'est pas de "lutter contre l'anglais"
et encore moins de s'en tenir  des jrmiades, mais de multiplier
les sites en d'autres langues. Notons qu'en qualit de service de
traduction, nous prconisons galement le multilinguisme des sites
eux-mmes. La multiplication des langues prsentes sur l'internet
est invitable, et ne peut que bnficier aux changes
multiculturels. Pour que ces changes prennent place dans un
environnement optimal, il convient encore de dvelopper les outils
qui amlioreront la compatibilit. La gestion complte des
diacritiques ne constitue qu'un exemple de ce qui peut encore tre
entrepris.

Gr par le service de Marcel Grangier, le rpertoire
Dictionnaires lectroniques est liste trs complte de
dictionnaires monolingues (allemand, anglais, espagnol, franais,
italien), bilingues et multilingues disponibles en ligne,
complte par des rpertoires d'abrviations et acronymes et des
rpertoires gographiques, essentiellement des atlas. Ce
rpertoire dmnagera plus tard sur le nouveau site de la
Confrence des Services de traduction des tats europens (CST).

Marcel Grangier prcise en janvier 2000: "Les Dictionnaires
lectroniques ne sont qu'une partie de l'ensemble [du site web],
et d'autres secteurs documentaires ont trait  l'administration,
au droit,  la langue franaise, etc., sans parler des
informations gnrales. (...) Conu d'abord comme un service
intranet, notre site web se veut en premier lieu au service des
traducteurs oprant en Suisse, qui souvent travaillent sur la mme
matire que les traducteurs de l'Administration fdrale, mais
galement, par certaines rubriques, au service de n'importe quel
autre traducteur o qu'il se trouve.

Maria Victoria Marinetti, traductrice de nationalit mexicaine,
est titulaire d'un doctorat en ingnierie. Elle raconte en aot
1999: J'ai accs  un nombre important d'informations au niveau
mondial, ce qui est trs intressant pour moi. J'ai galement la
possibilit de transmettre ou de recevoir des fichiers, dans un
va-et-vient d'information constant. L'internet me permet de
recevoir ou d'envoyer des traductions gnrales ou techniques du
franais vers l'espagnol et vice versa, ainsi que des textes
espagnols corrigs. Dans le domaine technique ou chimique, je
propose une aide technique, ainsi que des informations sur
l'exportation d'quipes de haute technologie vers le Mexique ou
d'autres pays d'Amrique latine.

En ce qui concerne le multilinguisme, il est trs important de
pouvoir communiquer en diffrentes langues. Je dirais mme que
c'est obligatoire, car l'information donne sur l'internet est 
destination du monde entier, alors pourquoi ne l'aurions-nous pas
dans notre propre langue ou dans la langue que nous souhaitons
utiliser? Information mondiale, mais pas de vaste choix dans les
langues, ce serait contradictoire, pas vrai?

En 2000, l'internet est multilingue, et la moiti des usagers
n'est pas de langue maternelle anglaise, mais la barrire de la
langue est loin d'avoir disparu. Si toutes les langues sont
dsormais reprsentes sur le web, on oublie trop souvent que de
nombreux usagers sont unilingues, et que mme les polyglottes ne
peuvent connatre toutes les langues. Il importe aussi d'avoir 
l'esprit l'ensemble des langues, et pas seulement les langues
dominantes. Il reste  crer des passerelles entre les communauts
linguistiques pour favoriser la circulation des informations dans
d'autres langues, notamment en amliorant la qualit des logiciels
de traduction.



1999 > LA NCESSIT D'UNE INFORMATION BILINGUE


[Rsum]
Henk Slettenhaar, professeur en technologies des communications 
la Webster University de Genve (Suisse), insiste rgulirement
sur la ncessit de sites d'information bilingues, dans la langue
originale et en anglais. Il crit en 1999 : Les communauts
locales prsentes sur le web devraient en tout premier lieu
utiliser leur langue pour diffuser des informations. Si elles
veulent prsenter ces informations  la communaut mondiale,
celles-ci doivent tre disponibles aussi en anglais. Je pense
qu'il existe un rel besoin de sites bilingues. ({~HORIZONTAL ELLIPSIS~})  mon avis, il
existe deux types de recherches sur le web. La premire est la
recherche globale dans le domaine des affaires et de l'information.
Pour cela, la langue est d'abord l'anglais, avec des versions
locales si ncessaire. La seconde, ce sont les informations
locales de tous ordres dans les endroits les plus reculs. Si
l'information est  destination d'une ethnie ou d'un groupe
linguistique, elle doit d'abord tre disponible dans la langue de
l'ethnie ou du groupe, avec peut-tre un rsum en anglais.

***

Le web tant un mdium  destination du monde, il parat
indispensable d'offrir des informations bilingues sinon
plurilingues.

Henk Slettenhaar est professeur   la Webster University de Genve
(Suisse), o il enseigne les technologies des communications. Il
insiste rgulirement sur la ncessit de sites d'information
bilingues, dans la langue originale et en anglais. Les
communauts locales prsentes sur le web devraient en tout premier
lieu utiliser leur langue pour diffuser des informations, crit-il
en dcembre 1998. Si elles veulent prsenter ces informations  la
communaut mondiale, celles-ci doivent tre disponibles aussi en
anglais. Je pense qu'il existe un rel besoin de sites bilingues.
(...) Mais je suis enchant qu'il existe maintenant tant de
documents disponibles dans leur langue originale. Je prfre de
beaucoup lire l'original avec difficult plutt qu'une traduction
mdiocre.

Il ajoute en aot 1999:  mon avis, il existe deux types de
recherches sur le web. La premire est la recherche globale dans
le domaine des affaires et de l'information. Pour cela, la langue
est d'abord l'anglais, avec des versions locales si ncessaire. La
seconde, ce sont les informations locales de tous ordres dans les
endroits les plus reculs. Si l'information est  destination
d'une ethnie ou d'un groupe linguistique, elle doit d'abord tre
disponible dans la langue de l'ethnie ou du groupe, avec peut-tre
un rsum en anglais.

Guy Antoine cre en avril 1998 le site Windows on Haiti pour
promouvoir la culture hatienne et sa langue. Il croit toutefois
en la ncessit de l'anglais en tant que langue commune et relate
en novembre 1999: Pour des raisons pratiques, l'anglais
continuera de dominer le web. Je ne pense pas que ce soit une
mauvaise chose, en dpit des sentiments rgionalistes qui s'y
opposent, parce que nous avons besoin d'une langue commune
permettant de favoriser les communications  l'chelon
international. L'internet peut hberger des informations utiles
sur les langues minoritaires, qui seraient autrement amenes 
disparatre sans laisser de traces. De plus,  mon avis,
l'internet incite les gens  apprendre les langues associes aux
cultures qui les intressent. Ces personnes ralisent rapidement
que la langue d'un peuple est un lment fondamental de sa culture.
({~HORIZONTAL ELLIPSIS~}) Dans Windows on Haiti, la langue principale est l'anglais,
mais on y trouve tout aussi bien un forum de discussion anim
conduit en kreyl [crole hatien]. On y trouve galement des
documents sur Hati en franais et dans l'ancien crole colonial,
et je suis prt  publier d'autres documents en espagnol et dans
diverses langues. Je ne propose pas de traductions, mais le
multilinguisme est effectif sur ce site, et je pense qu'il
deviendra de plus en plus la norme sur le web.

Bakayoko Bourahima est responsable de la bibliothque de l'ENSEA
(cole nationale suprieure de statistique et d'conomie applique)
d'Abidjan, en Cte d'Ivoire. Il crit en juillet 2000: Pour nous
les Africains francophones, le diktat de l'anglais sur la toile
reprsente pour la masse un double handicap d'accs aux ressources
du rseau. Il y a d'abord le problme de l'alphabtisation qui est
loin d'tre rsolu et que l'internet va poser avec beaucoup plus
d'acuit, ensuite se pose le problme de la matrise d'une seconde
langue trangre et son adquation  l'environnement culturel. ({~HORIZONTAL ELLIPSIS~})
Nos systmes ducatifs ont dj beaucoup de mal  optimiser leurs
performances, en raison, selon certains spcialistes, des
contraintes de l'utilisation du franais comme langue de formation
de base. Il est donc de plus en plus question de recourir aux
langues vernaculaires pour les formations de base, pour
"dsenclaver" l'cole en Afrique et l'impliquer au mieux dans la
valorisation des ressources humaines. Comment faire? Je pense
qu'il n'y a pas de chance pour nous de faire prvaloir une
quelconque exception culturelle sur la toile, ce qui serait de
nature tout  fait grgaire. Il faut donc que les diffrents blocs
linguistiques s'investissent beaucoup plus dans la promotion de
leur accs  la toile, sans oublier leurs diffrentes spcificits
internes.

Bruno Didier, webmestre de la bibliothque de l'Institut Pasteur,
crit en aot 1999: Internet n'est une proprit ni nationale, ni
linguistique. C'est un vecteur de culture, et le premier support
de la culture, c'est la langue. Plus il y a de langues
reprsentes dans leur diversit, plus il y aura de cultures sur
internet. Je ne pense pas qu'il faille justement cder  la
tentation systmatique de traduire ses pages dans une langue plus
ou moins universelle. Les changes culturels passent par la
volont de se mettre  la porte de celui vers qui on souhaite
aller. Et cet effort passe par l'apprhension de sa langue. Bien
entendu c'est trs utopique comme propos. Concrtement, lorsque je
fais de la veille, je peste ds que je rencontre des sites
norvgiens ou brsiliens sans un minimum d'anglais.

Alain Bron, consultant en systmes d'information et crivain,
explique en novembre 1999: Il y aura encore pendant longtemps
l'usage de langues diffrentes et tant mieux pour le droit  la
diffrence. Le risque est bien entendu l'envahissement d'une
langue au dtriment des autres, donc l'aplanissement culturel. Je
pense que des services en ligne vont petit  petit se crer pour
pallier cette difficult. Tout d'abord, des traducteurs pourront
traduire et commenter des textes  la demande, et surtout les
sites de grande frquentation vont investir dans des versions en
langues diffrentes, comme le fait l'industrie audiovisuelle.

Luc dall'Armellina, co-auteur et webmestre d'oVosite, un espace
d'criture hypermdia, crit en juin 2000: L'anglais s'impose
sans doute parce qu'il est devenu la langue commerciale d'change
gnralise; il semble important que toutes les langues puissent
continuer  tre reprsentes parce que chacune d'elle est
porteuse d'une vision "singulire" du monde. La traduction
simultane (propose par AltaVista par exemple) ou les versions
multilingues d'un mme contenu me semblent aujourd'hui les
meilleures rponses au danger de pense unique que reprsenterait
une seule langue d'change. Peut-tre appartient-il aux diteurs
des systmes d'exploitation (ou de navigateurs?) de proposer des
solutions de traduction partielle, avec toutes les limites connues
des systmes automatiques de traduction...

En t 2000, 50% des usagers de l'internet sont non anglophones.
Le cap des 50% tant dsormais franchi, il reste  diversifier les
langues sur une toile dont 78% des pages sont encore en anglais.



2000 > ENCYCLOPDIES ET DICTIONNAIRES EN LIGNE


[Rsum]
Les premires encyclopdies de rfrence disponibles sur le web
manent de versions imprimes. C'est aussi le cas des
dictionnaires en ligne. WebEncyclo est mis en ligne par les
ditions Atlas en dcembre 1999 avec accs libre et gratuit, tout
comme l'Encyclopaedia Universalis, mais avec accs payant. Le site
Britannica.com est lui aussi mis en ligne  la mme date pour
proposer le contenu des 32 volumes de l'Encyclopaedia Britannica,
d'abord en accs libre puis en accs payant. Les premiers
dictionnaires de rfrence en ligne manent eux aussi de versions
imprimes. Le Dictionnaire universel francophone en ligne des
ditions Hachette est disponible en accs libre ds 1997. Les 20
volumes de l'Oxford English Dictionary (OED) sont mis en ligne en
mars 2000 avec accs payant. Conu directement pour le web, le
Grand dictionnaire terminologique (GDT) est mis en ligne en
septembre 2000 avec accs libre et gratuit.

***

Les premires encyclopdies de rfrence disponibles sur le web
manent de versions imprimes. C'est aussi le cas des
dictionnaires en ligne.

# Les encyclopdies

WebEncyclo (aujourd'hui disparu), publi par les ditions Atlas,
est la premire grande encyclopdie francophone en accs libre,
avec mise en ligne en dcembre 1999. La recherche est possible par
mots-cls, thmes, mdias ( savoir les cartes, liens internet,
photos et illustrations) et ides. Un appel  contribution incite
les spcialistes d'un sujet donn  envoyer des articles, qui sont
regroups dans la section WebEncyclo contributif. Aprs avoir
t libre, l'accs est ensuite soumis  une inscription pralable
gratuite.

La version web de l'Encyclopaedia Universalis est elle aussi mise
en ligne en dcembre 1999, ce qui reprsente un ensemble de 28.000
articles signs de 4.000 auteurs. Si la consultation est payante
sur la base d'un abonnement annuel, de nombreux articles sont
galement en accs libre.

Le site Britannica.com est mis en ligne  la mme date, en tant
que premire grande encyclopdie anglophone en accs libre. Le
site propose l'quivalent numrique des 32 volumes de
l'Encyclopaedia Britannica (15e dition), en complment de la
version imprime et de la version CD-Rom, toutes deux payantes. Le
site web offre aussi une slection d'articles issus de 70
magazines, un guide des meilleurs sites, un choix de livres, etc.,
le tout tant accessible  partir d'un moteur de recherche unique.
En septembre 2000, le site fait partie des cent sites les plus
visits du web. En juillet 2001, la consultation devient payante
sur la base d'un abonnement annuel ou mensuel. Beaucoup plus tard,
en 2009, Britannica.com ouvre son site  des contributeurs
externes, avec inscription obligatoire pour crire et modifier des
articles.

# Les dictionnaires

Le premier grand dictionnaire de langue franaise en accs libre
est le Dictionnaire universel francophone en ligne, qui rpertorie
45.000 mots et 116.000 dfinitions tout en prsentant sur un pied
d'galit, le franais dit "standard" et les mots et expressions
en franais tel qu'on le parle sur les cinq continents. Issu de
la collaboration entre Hachette et l'AUPELF-UREF (devenu depuis
l'AUF - Agence universitaire de la Francophonie), il est mis en
ligne ds 1997 et correspond  la partie noms communs du
dictionnaire imprim disponible chez Hachette.

L'quivalent pour la langue anglaise est le site Merriam-Webster
OnLine, qui donne librement accs au Collegiate Dictionary, au
Collegiate Thesaurus et  d'autres outils linguistiques.

En mars 2000, les 20 volumes de l'Oxford English Dictionary (OED)
sont mis en ligne par l'Oxford University Press (OUP). La
consultation du site est payante. Le dictionnaire bnficie d'une
mise  jour trimestrielle d'environ 1.000 entres nouvelles ou
rvises.

En mars 2002, deux ans aprs cette premire exprience, l'Oxford
University Press lance l'Oxford Reference Online (ORO), une vaste
encyclopdie conue cette fois directement pour le web et
consultable elle aussi sur abonnement payant. Avec 60.000 pages et
un million d'entres, elle reprsente l'quivalent d'une centaine
d'ouvrages de rfrence.

# Un dictionnaire bilingue

Conu lui aussi directement pour le web, avec accs libre et
gratuit, le Grand dictionnaire terminologique (GDT) est un
dictionnaire bilingue franais-anglais de trois millions de termes
appartenant au vocabulaire industriel, scientifique et commercial.
Sa mise en ligne en septembre 2000 est le rsultat d'un
partenariat entre l'Office qubcois de la langue franaise (OQLF),
auteur du dictionnaire, et Semantix, socit spcialise dans les
solutions logicielles linguistiques.

Ds le premier mois, le GDT est consult par 1,3 million de
personnes, avec 60.000 requtes par jour. La gestion du GDT est
ensuite assure par Convera Canada, avec 3,5 millions de requtes
mensuelles en fvrier 2003. Une nouvelle version du GDT est mise
en ligne en mars 2003. La gestion du dictionnaire est dsormais
assure par l'OQLF lui-mme, et non plus par une socit
prestataire, avec l'ajout du latin comme troisime langue.



2000 > LE PORTAIL YOURDICTIONARY.COM


[Rsum]
Robert Beard, professeur de langues  l'Universit Bucknell
(tats-Unis), cre d'abord en 1995 le site A Web of Online
Dictionaries (800 liens en septembre 1998), qui est un rpertoire
de dictionnaires en ligne dans diverses langues, auquel s'ajoutent
d'autres sections: dictionnaires multilingues, dictionnaires
anglophones spcialiss, thesaurus, vocabulaires, grammaires,
glossaires et mthodes de langues. Une section appele Linguistic
Fun propose des outils linguistiques pour non spcialistes. Robert
Beard cofonde ensuite le portail yourDictionary.com en y intgrant
son site prcdent, avec mise en ligne en fvrier 2000. Le portail
rpertorie 1.800 dictionnaires dans 250 langues en septembre 2003,
et 2.500 dictionnaires dans 300 langues en avril 2007. Soucieux de
servir toutes les langues sans exception, le portail propose aussi
l'Endangered Language Repository, une section spcifique consacre
aux langues menaces.

***

Professeur de langues  la Bucknell University (tats-Unis),
Robert Beard cofonde en fvrier 2000 le portail yourDictionary.com,
un portail pour toutes les langues sans exception qui intgre son
premier site, A Web of Online Dictionaries, cr en 1995.

A Web of Online Dictionaries est un rpertoire de dictionnaires
en ligne dans diverses langues, auquel s'ajoutent d'autres
sections: dictionnaires multilingues, dictionnaires anglophones
spcialiss, thesaurus, vocabulaires, grammaires, glossaires et
mthodes de langues, sans oublier une section proposant des outils
linguistiques pour non spcialistes, sous le nom de Linguistic Fun.

Robert Beard crit en septembre 1998: On a d'abord craint que le
web reprsente un danger pour le multilinguisme, tant donn que
le langage HTML et d'autres langages de programmation sont bass
sur l'anglais et qu'on trouve tout simplement plus de sites web en
anglais que dans toute autre langue. Cependant, le site web que je
gre montre que le multilinguisme est trs prsent et que le web
peut en fait permettre de prserver des langues menaces de
disparition. Je propose maintenant des liens vers des
dictionnaires dans 150 langues diffrentes et des grammaires dans
65 langues diffrentes. De plus, comme les concepteurs de
logiciels de navigation manifestent une attention nouvelle pour la
diversit des langues dans le monde, ceci va encourager la
prsence de davantage encore de sites web dans diffrentes
langues.

Cinq ans aprs le lancement de son premier site, Robert Beard
cofonde le portail yourDictionary.com, qui intgre son site
prcdent, avec mise en ligne du portail en fvrier 2000. Il
explique en janvier 2000 : Nos nouvelles ides sont nombreuses.
Nous projetons de travailler avec l'Endangered Language Fund aux
tats-Unis et en Grande-Bretagne pour rassembler des fonds pour
cette fondation et nous publierons les rsultats sur notre site.
Nous aurons des groupes de discussion et des bulletins
d'information sur les langues. Il y aura des jeux de langue
destins  se distraire et  apprendre les bases de la
linguistique. La page Linguistic Fun deviendra un journal en ligne
avec des extraits courts, intressants et mme amusants dans
diffrentes langues, choisis par des experts du monde entier.

Soucieux de servir toutes les langues sans exception, le portail
propose l'Endangered Language Repository, une section spcifique
consacre aux langues menaces. Les langues menaces sont
essentiellement des langues non crites, explique Robert Beard 
la mme date. Un tiers seulement des quelque 6.000 langues
existant dans le monde sont  la fois crites et parles. Je ne
pense pourtant pas que le web va contribuer  la perte de
l'identit des langues et j'ai mme le sentiment que,  long terme,
il va renforcer cette identit. Par exemple, de plus en plus
d'Indiens d'Amrique contactent des linguistes pour leur demander
d'crire la grammaire de leur langue et de les aider  laborer
des dictionnaires. Pour eux, le web est un instrument  la fois
accessible et trs prcieux d'expression culturelle.

En septembre 2003, yourDictionary.com rpertorie 1.800
dictionnaires dans 250 langues, ainsi que d'autres outils
linguistiques: vocabulaires, grammaires, glossaires, mthodes de
langues, etc. En avril 2007, 2.500 dictionnaires et grammaires
sont disponibles dans 300 langues.

Robert Beard crivait de manire prmonitoire ds septembre 1998:
Le web sera une encyclopdie du monde faite par le monde pour le
monde. Il n'y aura plus d'informations ni de connaissances utiles
qui ne soient pas disponibles, si bien que l'obstacle principal 
la comprhension internationale et interpersonnelle et au
dveloppement personnel et institutionnel sera lev. Il faudrait
une imagination plus dbordante que la mienne pour prdire l'effet
de ce dveloppement sur l'humanit.



2000 > LE PROJET GUTENBERG ET LES LANGUES


[Rsum]
Le Projet Gutenberg est un projet visionnaire lanc en juillet
1971 par Michael Hart pour crer des versions lectroniques
gratuites d'oeuvres littraires et les diffuser dans le monde
entier. En 2010, le Projet Gutenberg compte plus de 33.000 ebooks
de grande qualit ainsi que des dizaines de milliers de
tlchargements par jour. Il dispose de sites web aux tats-Unis,
en Australie, en Europe et au Canada, avec 40 sites miroirs
rpartis sur toute la plante. Les livres numriques sont surtout
en anglais, mais le multilinguisme est l'une des priorits du
projet depuis la fin des annes 1990. Le franais est la deuxime
langue. Soixante langues sont reprsentes en dcembre 2010, grce
au patient travail de Distributed Proofreaders, un site web lanc
en 2000 pour partager la relecture des livres entre des centaines
de volontaires dans de nombreux pays.

***

Le Projet Gutenberg est un projet visionnaire lanc en juillet
1971 par Michael Hart pour crer des versions lectroniques
gratuites d'oeuvres littraires et les diffuser dans le monde
entier. Au 15e sicle, Gutenberg avait permis  chacun d'avoir des
livres imprims pour un prix relativement modique. Au 21e sicle,
le Projet Gutenberg permettrait  chacun d'avoir une bibliothque
numrique gratuite.

Michael travaille depuis l'Illinois (tats-Unis), dactylographiant
des livres du domaine public, par exemple la Bible et les oeuvres
compltes de Shakespeare, d'abord seul puis avec l'aide de
quelques volontaires.

Son projet trouve un nouveau souffle et un rayonnement
international avec l'apparition du web en 1990. Comme 95% des
usagers de l'internet sont anglophones au dbut des annes 1990,
les livres numriques sont surtout en anglais.

Le Projet Gutenberg inspire aussi d'autres bibliothques
numriques en Europe. Le Projekt Runeberg voit le jour en Sude en
1992 dans l'optique de numriser la littrature nordique
(scandinave) classique. Le Projekt Gutenberg-DE voit le jour en
Allemagne en 1994 dans l'optique de numriser la littrature
classique allemande.

Le franais fut la deuxime langue du Projet Gutenberg, et c'est
toujours le cas en 2010. Les premiers livres disponibles en
franais sont six oeuvres de Stendhal et deux oeuvres de Jules
Verne, toutes mises en ligne dbut 1997.

Les deux romans de Jules Verne sont De la terre  la lune
(publi en 1865) et Le tour du monde en quatre-vingts jours
(publi en 1873).  cette date, les versions anglaises de ces
romans sont dj disponibles en version numrique depuis trois ans,
tout comme la version anglaise de Vingt mille lieues sous les
mers (publi en 1869-1870). Depuis 1994, Jules Verne a toujours
fait partie des auteurs les plus tlchargs.

En octobre 1997, Michael Hart annonce son intention d'intensifier
la production de livres dans d'autres langues que l'anglais. Dbut
1998, outre dix titres en franais, le catalogue comprend quelques
oeuvres en allemand, espagnol, italien et latin. Disponible en mai
1999, l'eBook #2000 est Don Quijote (1605) de Cervants, en
espagnol, sa langue originale. En juillet 1999, Michael crit lors
d'un entretien par courriel: J'introduis une nouvelle langue par
mois maintenant, et je vais poursuivre cette politique aussi
longtemps que possible.

Le Project Gutenberg trouve un second souffle avec le lancement de
Distributed Proofreaders, un site lanc en octobre 2000 par
Charles Franks pour partager la relecture des livres entre des
centaines de volontaires dans de nombreux pays.

Disponible en dcembre 2000, l'eBook #3000 est le volume 3 (1919)
de  l'ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel Proust, en
franais.

Disponible en octobre 2001, l'eBook #4000 est The French
Immortals Series (Recueil de textes d'Immortels franais, 1905),
en anglais. Cette anthologie regroupe des oeuvres de fiction
courtes de plusieurs membres de l'Acadmie franaise: mile
Souvestre, Pierre Loti, Hector Malot, Charles de Bernard, Alphonse
Daudet et d'autres.

Disponible en avril 2002, l'eBook #5000 est The Notebooks of
Leonardo da Vinci (Les carnets de Lonard de Vinci), un version
anglaise de ces carnets datant du 16e sicle. Ce livre est depuis
rgulirement prsent dans le Top 100 des livres tlchargs.

On trouve des livres en 25 langues dbut 2004, en 42 langues en
juillet 2005, y compris le sanscrit et les langues mayas, et en 60
langues en novembre 2010. Les dix langues principales sont
l'anglais (avec 28.666 ebooks le 6 novembre 2010),  le franais
(1.672 ebooks), l'allemand (715 ebooks), le finnois (542 ebooks),
le nerlandais (498 ebooks), le portugais (474 ebooks), le chinois
(405 ebooks), l'espagnol (297 ebooks), l'italien (253 ebooks) et
le grec (107 ebooks). Ces langues sont suivies du latin, de
l'espranto, du sudois et du tagalog.

Lorsque la traduction automatique aura atteint un taux de
fiabilit de 99%, nous pourrons peut-tre bnficier un jour de la
traduction immdiate de ces oeuvres littraires dans un vaste choix
de langues. Les livres traduits par le biais d'un logiciel de
traduction automatique ne rivaliseront certainement pas avec le
travail des traducteurs littraires et leurs efforts talentueux
pendant des jours et des mois sinon des annes. Mais ils
permettraient au lecteur une premire approche d'oeuvres
littraires jamais traduites jusqu'ici, ou traduites seulement
dans quelques langues pour des raisons commerciales.

Le texte d'un livre traduit (issu d'un logiciel de traduction)
pourrait ensuite tre corrig par des traducteurs (des tres
humains, pas des logiciels), en utilisant une interface semblable
 celle utilise actuellement pour la correction du texte d'un
livre (issu d'un logiciel OCR) par les volontaires de Distributed
Proofreaders. Nous verrons peut-tre un jour un Distributed
Translators permettant de partager la rvision des traductions, en
tant qu'organisme partenaire de Distributed Proofreaders et du
Projet Gutenberg.



2001 > WIKIPDIA, ENCYCLOPDIE COLLABORATIVE


[Rsum]
Fonde en janvier 2001  l'initiative de Jimmy Wales et Larry
Sanger (Larry quitte plus tard l'quipe), Wikipdia est une
encyclopdie gratuite en ligne crite collectivement et dont le
contenu est librement rutilisable. Sans publicit et finance par
des dons, elle est rdige par des milliers de volontaires, avec
possibilit pour tout un chacun d'crire, corriger ou complter
les articles, aussi bien les siens que ceux d'autres contributeurs.
Les articles restent la proprit de leurs auteurs et leur libre
utilisation est rgie par la licence GFDL (GNU Free Documentation
License) ou la licence Creative Commons. En dcembre 2006,
Wikipdia est l'un des dix sites les plus visits du web, avec 6
millions d'articles dans 250 langues. En 2009, Wikipdia est l'un
des cinq sites les plus visits du web, le franais tant la
troisime langue de l'encyclopdie, aprs l'anglais et l'allemand.
En janvier 2011, Wikipdia fte ses dix ans d'existence avec 17
millions d'articles dans 270 langues et 400 millions de visiteurs
par mois pour l'ensemble de ses sites.

***

Lance en janvier 2001, Wikipdia est une encyclopdie gratuite en
ligne crite collectivement et dont le contenu est librement
rutilisable.

Qu'est-ce qu'un wiki? Un wiki (terme hawaen signifiant vite)
est un site web permettant  plusieurs utilisateurs de collaborer
simultanment en ligne, en rdigeant le contenu du wiki, en le
modifiant et en l'enrichissant en permanence. Le wiki est utilis
par exemple pour crer et grer des sites d'information, des
dictionnaires et des encyclopdies. Le programme prsent derrire
l'interface d'un wiki est plus ou moins labor. Un programme
simple gre des textes et des hyperliens. Un programme labor
permet d'inclure des images, des graphiques, des tableaux, etc.

Fonde  l'initiative de Jimmy Wales et Larry Sanger (Larry Sanger
quitte plus tard l'quipe), Wikipdia est immdiatement trs
populaire. Sans publicit et finance par des dons, elle est
rdige par des milliers de volontaires - qui s'inscrivent sous un
pseudonyme - avec possibilit pour tout un chacun d'crire,
corriger et complter les articles, aussi bien les siens que ceux
d'autres contributeurs. Les articles restent la proprit de leurs
auteurs et leur libre utilisation est rgie par la licence
Creative Commons ou la licence GFDL (GNU Free Documentation
License).

Cre en juin 2003, la Wikimedia Foundation gre non seulement
Wikipdia mais aussi Wiktionary, un dictionnaire et thsaurus
multilingue lanc en dcembre 2002, Wikibooks (livres et manuels
en cours de rdaction) lanc en juin 2003, auxquels s'ajoutent
ensuite Wikiquote (rpertoire de citations), Wikisource (textes
appartenant au domaine public), Wikimedia Commons (sources
multimdia), Wikispecies (rpertoire d'espces animales et
vgtales), Wikinews (site d'actualits) et enfin Wikiversity
(matriel d'enseignement), lanc en aot 2006.

En dcembre 2004, Wikipdia compte 1,3 million d'articles rdigs
par 13.000 contributeurs dans une centaine de langues. En dcembre
2006, Wikipdia compte 6 millions d'articles dans 250 langues et
devient l'un de dix sites les plus visits du web. En mai 2007, 7
millions d'articles sont disponibles dans 192 langues, dont 1,8
million d'articles en anglais, 589.000 articles en allemand,
500.000 articles en franais, 260.000 articles en portugais et
236.000 articles en espagnol. En 2009, l'encyclopdie est l'un des
cinq sites les plus visits du web. En septembre 2010, Wikipdia
compte 14 millions d'articles dans 272 langues, dont 3,4 millions
d'articles en anglais, 1,1 million d'articles en allemand et 1
million d'articles en franais, qui est toujours la troisime
langue de l'encyclopdie.

Wikipdia fte ses dix ans en janvier 2011 avec 17 millions
d'articles dans 270 langues et 400 millions de visiteurs par mois
pour l'ensemble de ses sites.

De plus, Wikipdia inspire bien d'autres projets au fil des ans,
par exemple Citizendium, lanc en mars 2007 par Larry Sanger en
tant qu'encyclopdie collaborative exprimentale au contenu
vrifi par des experts, ou encore l'Encyclopedia of Life, un
projet global qui voit le jour en mai 2007 pour recenser toutes
les espces animales et vgtales connues.



2001> L'UNL, PROJET DE MTALANGAGE NUMRIQUE


[Rsum]
La Fondation UNDL (Universal Networking Digital Language) est
fonde en janvier 2001  Genve (Suisse) pour dvelopper et
promouvoir le projet UNL (Universal Networking Language).
Dvelopp  partir de 1996  Tokyo (Japon) sous l'gide de
l'Institute of Advanced Studies (IAS) de l'Universit des Nations
Unies (UNU), le projet UNL est un projet de mtalangage numrique
- ou interlangue - formant une passerelle entre une langue source
et une langue cible et offrant ainsi une solution aux problmes de
communication poss par la barrire des langues. Comme expliqu en
2010 sur le wiki du projet en langue franaise, l'UNL est une
langue artificielle cre pour prendre en compte les informations
et connaissances vhicules par les langues humaines. Elle est
dote de composantes lexicales, grammaticales et smantiques,
comme les langues naturelles. Couple  l'intelligence
artificielle, l'UNL facilite la communication entre l'homme et la
machine, et par le biais de la machine, entre tous les peuples
dans la langue maternelle de chacun.

***

L'UNL (Universal Networking Language) est un projet de mtalangage
numrique pour l'encodage, le stockage, la recherche et la
communication d'informations multilingues.

Il s'agirait d'une interlangue formant une passerelle entre une
langue source et une langue cible et offrant ainsi une solution au
problme de communication pos par la barrire des langues.

L'UNL est dvelopp  partir de 1996 sous l'gide de l'Institute
of Advanced Studies (IAS) de l'Universit des Nations Unies (UNU)
 Tokyo (Japon) au sein de l'UNL Programme, un programme
international impliquant de nombreux partenaires dans plusieurs
communauts linguistiques.

En 1998, 120 chercheurs de par le monde travaillent sur un projet
plurilingue comportant seize langues (allemand, anglais, arabe,
brsilien, chinois, espagnol, franais, hindou, indonsien,
italien, japonais, letton, mongolien, russe, swahili, tha).

Au sein de l'IMAG (Institut d'informatique et de mathmatiques
appliques de Grenoble), le GETA (Groupe d'tude pour la
traduction automatique) participe  l'UNL Programme. Christian
Boitet, son directeur, explique en septembre 1998: Il s'agit non
de TAO [traduction assiste par ordinateur] habituelle, mais de
communication et recherche d'information multilingue. Quatorze
groupes ont commenc le travail sur douze langues (plus deux
annexes) depuis dbut 1997. L'ide est de: (a) dvelopper un
standard, dit UNL, qui serait le HTML du contenu linguistique; (b)
pour chaque langue, dvelopper un gnrateur (dit
"dconvertisseur") accessible sur un ou plusieurs serveurs, et un
"enconvertisseur".

Les applications possibles sont le courriel multilingue, les
informations multilingues, les dictionnaires numriques pour la
lecture des langues trangres sur le web et enfin la traduction
automatique pour la navigation sur le web et la veille
informatique.

Quelles sont les perspectives? D'aprs Christian Boitet, le plan
gnral est d'ouvrir le projet aux autres langues de l'ONU en 2000.
Il faudrait arriver  un tat satisfaisant pour les douze autres
avant. Du point de vue politique et culturel, ce projet est trs
important, en ce qu'il montre pour la premire fois une voie
possible pour construire divers outils soutenant l'usage de toutes
les langues sur internet, qu'elles soient majoritaires ou
minoritaires. En particulier, ce devrait tre un projet majeur
pour la Francophonie.

Ce programme se poursuit ensuite sous l'gide de la Fondation UNDL
(Universal Networking Digital Language), cre en janvier 2001 
Genve (Suisse) pour dvelopper et promouvoir le projet UNL, en
partenariat avec les Nations Unies.

Comme expliqu en 2010 sur le wiki en langue franaise du projet,
l'UNL est une langue artificielle cre pour prendre en compte
les informations et connaissances vhicules par les langues
humaines. Elle est dote de composantes lexicales, grammaticales
et smantiques, comme les langues naturelles. Couple 
l'intelligence artificielle, l'UNL facilite la communication entre
l'homme et la machine, et par le biais de la machine, entre tous
les peuples dans la langue maternelle de chacun. Notre premire
tche est de complter le systme UNL. Ensuite, le mettre au
service des toutes les nations.



2001 > UN MARCH POUR LES LOGICIELS DE TRADUCTION


[Rsum]
En mars 2001, IBM se lance dans un march de la traduction en
pleine expansion avec un produit professionnel haut de gamme, le
WebSphere Translation Server. Ce logiciel traduit instantanment
en plusieurs langues (allemand, anglais, chinois, coren, espagnol,
franais, italien, japonais) les pages web, courriels et chats. Il
interprte 500 mots  seconde et permet l'ajout de termes
spcifiques. Par ailleurs, des logiciels de traduction assiste
par ordinateur (TAO), destins aux traducteurs professionnels,
incluent une mmoire de traduction avec gestion de la
terminologie en temps rel et contrle typographique, par exemple
Wordfast, cr ds 1999 par Yves Champollion et compatible avec
les autres grands logiciels du march que sont le WebSphere
Translation Server d'IBM et les logiciels de SDL Trados.
Utilisable sur toute plateforme (Windows, Mac, Linux), Wordfast
compte 14.000 clients dans le monde en 2010, dont les Nations
Unies, Coca-Cola et Sony.

***

L'internationalisation de l'internet favorise un march pour les
logiciels de traduction, tout comme le dveloppement du commerce
lectronique.

Les socits Systran, Alis Technologies, Lernout & Hauspie,
Globalink, Softissimo et bien d'autres dveloppent des logiciels,
produits et services ciblant trois types de clients: le grand
public, les professionnels des langues et les socits localisant
leurs sites web.

En mars 2001, IBM se lance dans un march en pleine expansion avec
un produit professionnel haut de gamme, le WebSphere Translation
Server. Ce logiciel traduit instantanment en plusieurs langues
(allemand, anglais, chinois, coren, espagnol, franais, italien,
japonais) les pages web, courriels et chats. Il interprte 500
mots  la seconde et permet l'ajout de vocabulaires spcifiques.

Un logiciel de traduction automatique (TA) analyse le texte dans
la langue  traduire (langue source) et gnre automatiquement le
texte dans la langue dsire (langue cible), en utilisant des
rgles prcises pour le transfert de la structure grammaticale.
L'tre humain n'intervient pas au cours du processus,
contrairement  la traduction assiste par ordinateur (TAO), qui
implique une interaction entre l'homme et la machine.

Par ailleurs, des logiciels de traduction assiste par ordinateur
(TAO) sont proposs aux traducteurs professionnels. Lanc en 1999
 Paris par Yves Champollion, Wordfast est un logiciel incluant
une mmoire de traduction avec gestion de la terminologie en
temps rel et contrle typographique. Il est compatible avec les
autres grands logiciels du march que sont le WebSphere
Translation Server d'IBM et les logiciels de SDL Trados.
Utilisable sur toute plateforme (Windows, Mac, Linux), Wordfast
compte 14.000 clients dans le monde en 2010, dont les Nations
Unies, Coca-Cola, Sony et bien d'autres.

Selon Tim McKenna, crivain et philosophe, interview en octobre
2000, lorsque la qualit des logiciels sera suffisante pour que
les gens puissent converser par crit et par oral sur le web en
temps rel dans diffrentes langues, nous verrons tout un monde
s'ouvrir  nous. Les scientifiques, les hommes politiques, les
hommes d'affaires et bien d'autres groupes seront  mme de
communiquer immdiatement entre eux sans l'intermdiaire de
mdiateurs ou traducteurs.

Selon Randy Hobler, consultant en marketing internet de produits
et services de traduction, l'tape suivante sera celle de la
transparence transculturelle et transnationale.

Il explique ds septembre 1998: Nous arriverons rapidement au
point o une traduction trs fidle du texte et de la parole sera
si commune qu'elle pourra faire partie des plateformes ou mme des
puces.  ce stade, lorsque le dveloppement de l'internet aura
atteint sa vitesse de croisire, lorsque la fidlit de la
traduction atteindra plus de 98% et lorsque les diffrentes
combinaisons de langues possibles auront couvert la grande
majorit du march, la transparence de la langue -  savoir toute
communication d'une langue  une autre - sera une vision trop
restrictive pour ceux qui vendent cette technologie. Le
dveloppement suivant sera la "transparence transculturelle et
transnationale" dans laquelle les autres aspects de la
communication humaine, du commerce et des transactions au-del du
seul langage entreront en scne. Par exemple, les gestes ont un
sens, les mouvements faciaux ont un sens, et ceci varie en
fonction des normes sociales d'un pays  l'autre. ({~HORIZONTAL ELLIPSIS~})

Les cultures diffrent de milliers de faons, et la plupart de
leurs codes peuvent tre modifis par voie informatique lorsqu'on
passe d'un code culturel  l'autre. Ceci inclut les lois, les
coutumes, les habitudes de travail, l'thique, le change montaire,
les diffrences de taille dans les vtements, les diffrences
entre le systme mtrique et le systme de mesure anglophone, etc.
Les firmes dynamiques rpertorieront et programmeront ces
diffrences, et elles vendront des produits et services afin
d'aider les habitants de la plante  mieux communiquer entre eux.
Une fois que ces produits et services seront largement rpandus,
ils contribueront rellement  une meilleure comprhension 
l'chelle internationale.



2004 > LE WEB 2.0, COMMUNAUT ET PARTAGE


[Rsum]
Le terme web 2.0 mane d'un diteur de livres informatiques, Tim
O'Reilly, qui l'utilise pour la premire fois en 2004 en tant que
titre d'une srie de confrences qu'il est en train d'organiser.
Le web 2.0 est caractris par les notions de communaut et de
partage, avec une flope de sites dont le contenu est aliment par
les utilisateurs, par exemple les blogs, les wikis, les sites
sociaux et les encyclopdies collaboratives. Wikipdia, Facebook
et Twitter bien sr, mais aussi des dizaines de milliers d'autres.
Le web 2.0 tente de rpondre au rve formul par Tim Berners-Lee,
inventeur du web en 1990, qui crit dans un essai dat d'avril
1998: Le rve derrire le web est un espace d'information commun
dans lequel nous communiquons en partageant l'information. Son
universalit est essentielle,  savoir le fait qu'un lien
hypertexte puisse pointer sur quoi que ce soit, quelque chose de
personnel, de local ou de global, aussi bien une bauche qu'une
ralisation trs sophistique.

***

Le terme web 2.0 mane d'un diteur de livres informatiques, Tim
O'Reilly, qui l'utilise pour la premire fois en 2004 en tant que
titre d'une srie de confrences qu'il est en train d'organiser.

Le web 2.0 est caractris par les notions de communaut et de
partage, avec une flope de sites dont le contenu est aliment par
les utilisateurs, par exemple les blogs, les wikis, les sites
sociaux et les encyclopdies collaboratives. Wikipdia, Facebook
et Twitter bien sr, mais aussi des dizaines de milliers d'autres.

# Les blogs envahissent la toile

Un blog (ou blogue) est un journal en ligne tenu par une personne
ou un groupe. Ce journal est le plus souvent prsent par ordre
chronologique invers (du plus rcent au plus ancien) et il est
actualis d'heure en heure ou bien une fois par mois. Le premier
blog apparat en 1997. En 2004, Le Monde.fr, site du quotidien Le
Monde, lance ses propres blogs, un formidable format d'expression
journalistique qui permet un dialogue quasi-instantan avec son
lecteur, selon Yann Chapellon, directeur du Monde interactif. En
juillet 2005, il y aurait 14 millions de blogs dans le monde, avec
80.000 nouveaux blogs par jour. En dcembre 2006, Technorati,
moteur de recherche pour blogs puis site spcialis, recense 65
millions de blogs, avec 175.000 nouveaux blogs par jour. Certains
blogs sont consacrs aux photos (photoblogs),  la musique
(audioblogs ou podcasts) et aux vidos (vidoblogs ou vlogs).

# Les wikis, sites collaboratifs

Un wiki (terme hawaen signifiant vite) est un site web
permettant  plusieurs utilisateurs de collaborer en ligne sur un
mme projet. Le concept du wiki devient trs populaire en 2000,
avec possibilit pour les participants de contribuer  la
rdaction du contenu, de modifier ce contenu et de l'enrichir en
permanence. Le wiki est utilis par exemple pour crer et grer
des sites d'information, des dictionnaires et des encyclopdies.
Le programme prsent derrire l'interface d'un wiki est plus ou
moins labor. Un programme simple gre des textes et des
hyperliens. Un programme labor permet d'inclure des images, des
graphiques, des tableaux, etc. L'encyclopdie wiki la plus connue
est Wikipdia.

# Facebook, rseau social

Facebook est un rseau social fond en fvrier 2004 par Mark
Zuckerberg et ses collgues tudiants. Destin  l'origine aux
tudiants de l'Universit de Harvard, puis aux tudiants de toutes
les universits amricaines, le rseau social s'ouvre au monde en
septembre 2006 afin de connecter entre eux des personnes proches
(famille, amis, collgues) ou des personnes partageant les mmes
centres d'intrt. En juin 2010, Facebook devient le deuxime site
mondial en nombre de visites, aprs Google, et fte ses 500
millions d'usagers tout en suscitant des dbats sur le respect de
la vie prive.

# Twitter, l'information en 140 caractres

Lanc en 2006 par Jack Dorsey, Twitter est un outil de rseau
social et de micro-blogging permettant  l'utilisateur d'envoyer
gratuitement des tweets (messages brefs au format texte) de 140
caractres maximum, par messagerie instantane, par SMS ou via
l'internet. Parfois dcrit comme le SMS de l'internet, Twitter
gagne rapidement une popularit mondiale, avec 106 millions
d'usagers en avril 2010 et 300.000 nouveaux usagers par jour.
Quant aux tweets, on compte 5.000 tweets quotidiens en 2007,
300.000 en 2008, 2,5 millions en 2009, 50 millions en janvier 2010
et 55 millions en avril 2010, avec un archivage systmatique des
tweets  usage public par la Bibliothque du Congrs en tant que
reflet des tendances de notre poque.

# Le rve de Tim Berners-Lee

Comme on le voit, le web 2.0 tente de rpondre au rve formul par
Tim Berners-Lee, inventeur du web en 1990, qui crit dans un essai
dat d'avril 1998: Le rve derrire le web est un espace
d'information commun dans lequel nous communiquons en partageant
l'information. Son universalit est essentielle,  savoir le fait
qu'un lien hypertexte puisse pointer sur quoi que ce soit, quelque
chose de personnel, de local ou de global, aussi bien une bauche
qu'une ralisation trs sophistique. Deuxime partie de ce rve,
le web deviendrait d'une utilisation tellement courante qu'il
serait un miroir raliste (sinon la principale incarnation) de la
manire dont nous travaillons, jouons et nouons des relations
sociales. Une fois que ces interactions seraient en ligne, nous
pourrions utiliser nos ordinateurs pour nous aider  les analyser,
donner un sens  ce que nous faisons, et voir comment chacun
trouve sa place et comment nous pouvons mieux travailler
ensemble. (extrait de The World Wide Web: A very short personal
history)



2007 > LA NORME ISO 639-3 POUR IDENTIFIER LES LANGUES


[Rsum]
Le premier standard est la norme ISO 639-1, adopte par
l'Organisation internationale de normalisation (ISO) en 1988 et
qui identifie chaque langue sur deux lettres. Suit la norme ISO
639-2, publie en 1998 pour identifier 400 langues sur trois
lettres. Par ailleurs, l'Ethnologue, catalogue encyclopdique de
langues vivantes publi par SIL International, dveloppe galement
ses propres codes sur trois lettres dans sa base de donnes depuis
1971, avec inclusion de ces identifiants dans l'encyclopdie
depuis 1984 (10e dition). En 2002,  l'invitation de
l'Organisation internationale de normalisation, SIL International
prpare une nouvelle norme ISO qui harmonise les identifiants
utiliss dans l'Ethnologue avec ceux de la norme ISO 639-2, en
intgrant aussi les identifiants des langues mortes et
artificielles utiliss dans la Linguist List, une grande liste de
diffusion  destination des linguistes. Publie en 2007, la norme
ISO 639-3 attribue un identifiant de trois lettres  7.589 langues.
SIL International est galement dsign comme l'organisme
responsable de la gestion du cycle annuel des modifications et des
mises  jour.

***

Publie en 2007, la norme ISO 639-3 attribue un identifiant de
trois lettres  7 589 langues, par exemple  fra  pour le
franais.

Cette norme existe depuis plus de trente ans. La premire norme en
vigueur est la norme ISO 639-1, adopte par l'Organisation
internationale de normalisation (ISO) en 1988 et qui identifie
chaque langue sur deux lettres.

Dix ans plus tard suit la norme ISO 639-2, adopte en 1998 et qui
identifie cette fois chaque langue au moyen de trois lettres mais
se limite  400 langues. Cette norme est la convergence de la
norme ISO 639-1 avec la norme ANSI Z39.53 (ANSI : American
National Standards Institute). La norme ANSI correspond aux codes
de langues MARC (Machine Readable Cataloging), des identifiants
sur trois lettres dvelopps par les bibliothques amricaines et
adopts en tant que norme nationale en 1987.

Par ailleurs, un autre effort de codification est poursuivi par
l'Ethnologue, magnifique catalogue encyclopdique de langues
vivantes publi depuis 1950 par SIL International, avec une
nouvelle version tous les quatre ans. L'quipe de l'Ethnologue a
elle aussi cr des codes de trois lettres pour chaque langue dans
sa base de donnes, ce depuis 1971, avec inclusion des codes dans
l'encyclopdie elle-mme  partir de la 10e dition (1984).

Revenons  la norme ISO 639-2, qui devient vite insuffisante du
fait du petit nombre de langues pris en compte. En 2002, l'ISO
invite donc SIL International  tablir une nouvelle norme qui
harmoniserait les identifiants utiliss par l'Ethnologue avec les
identifiants de la norme ISO 639-2, en y intgrant aussi les codes
des langues mortes utiliss par la Linguist List, grande liste de
diffusion  destination des linguistes.

Le rsultat, officiellement approuv en 2006 et publi en 2007,
est la norme ISO 639-3, qui attribue un code de trois lettres  7
589 langues, avec un travail aussi exhaustif que possible puisque
cette liste de codes inclut les langues vivantes ou mortes,
anciennes ou artificielles, importantes ou minoritaires, crites
ou non crites.

SIL International est galement dsign comme l'organisme
responsable de l'enregistrement de nouvelles langues pour l'ISO
639-3, et gre donc le cycle annuel des modifications et des mises
 jour. Au 21e sicle, la prservation des langues passe par leur
codification.



2007 > GOOGLE TRADUCTION


[Rsum]
Lanc par Google en octobre 2007, Google Traduction est un service
en ligne gratuit qui traduit instantanment un texte ou une page
web dans une autre langue. Les usagers copient un texte dans
l'interface web ou entrent une adresse web. Le service de
traduction automatique de Google se base sur une analyse
statistique et non sur une analyse traditionnelle base sur des
rgles. Avant cette date, Google utilisait un traducteur de
Systran du mme type que Babel Fish dans Yahoo! Comme tout outil
de traduction automatique, Google Traduction peut aider l'usager 
comprendre le sens gnral d'un texte en langue trangre, mais ne
propose pas de traductions exactes. En 2009, le texte peut tre lu
par synthse vocale, avec l'ajout de nouvelles langues au fil des
mois. Disponible en juin 2009, Google Translator Toolkit est un
service web permettant aux traducteurs de rviser les traductions
gnres automatiquement par Google Traduction.

***

Lanc en octobre 2007, Google Traduction (Google Translate) est un
service en ligne gratuit qui traduit instantanment un texte ou
une page web dans une autre langue. Les usagers copient un texte
dans l'interface web ou entrent une adresse web.

Innovation par rapport  la concurrence, Google Traduction se base
sur une analyse statistique pour la traduction automatique et non
sur une analyse traditionnelle base sur des rgles.

Google s'empresse lui aussi d'expliquer que ce nouveau service
peut aider l'usager  comprendre le sens gnral d'un texte en
langue trangre, mais ne propose pas de traductions exactes. (En
janvier 2011, les usagers ont le choix entre plusieurs traductions
pour les mmes mots.)

Avant le lancement de Google Translate, Google utilisait un
traducteur de Systran du mme type que Babel Fish, avec plusieurs
tapes quant aux paires de langues disponibles.

tape un: de l'anglais vers le franais, l'allemand et l'espagnol,
et vice versa.
tape deux: de l'anglais vers le portugais et le flamand, et vice
versa.
tape trois: de l'anglais vers l'italien, et vice versa.
tape quatre: de l'anglais vers le chinois simplifi, le japonais
et le coren, et vice versa.
tape cinq (avril 2006): de l'anglais vers l'arabe, et vice versa.
tape six (dcembre 2006): de l'anglais vers le russe, et vice
versa.
tape sept (fvrier 2007): de l'anglais vers le chinois
traditionnel, et du chinois simplifi vers le chinois traditionnel,
et vice versa.

Voici les tapes propres au systme de traduction de Google, tout
au moins les dix premires.

tape un (octobre 2007): toutes les langues disponibles jusqu'ici,
avec toutes les combinaisons possibles.
tape deux: de l'anglais  l'hindou, et vice versa.
tape trois (mai 2008): bulgare, croate, danois, finlandais, grec,
nerlandais, norvgien, polonais, roumain, sudois, tchque, avec
toutes les combinaisons possibles.
tape quatre (septembre 2008): catalan, hbreu, indonsien, letton,
lituanien, philippin, serbe, slovaque, slovne, ukrainien,
vietnamien.
tape cinq (janvier 2009): albanais, estonien, galicien, hongrois,
maltais, tha, turc.
tape six (juin 2009): perse.
tape sept (aot 2009): afrikaans, bilorusse, gallois, irlandais,
islandais, macdonien, malais, swahili, yiddish.
tape huit (janvier 2010): hatien crole.
tape neuf (mai 2010): armnien, azri, basque, gorgien, ourdou.
tape dix (octobre 2010): latin.
Etc.

En 2009, nouvelle innovation, le texte peut tre lu par synthse
vocale, avec l'ajout de nouvelles langues au fil des mois pour la
synthse vocale.

La mme anne, deuxime innovation, Google lance le Google
Translator Toolkit, un service web permettant aux traducteurs
(humains) de rviser les traductions gnres automatiquement par
Google Traduction. Ils peuvent aussi partager traductions,
glossaires et mmoires de traduction.



2009 > 6.909 LANGUES VIVANTES DANS L'ETHNOLOGUE


[Rsum]
6.909 langues vivantes sont rpertories dans la 16e dition (2009)
de l'Ethnologue. Ce catalogue encyclopdique comprend deux
versions: une version web gratuite depuis 1996 et une version
imprime payante depuis 1950. Une version CD-Rom payante est
galement disponible dans les annes 1990 et abandonne ensuite.
Publie par SIL International (SIL: Summer Institute of
Linguistics), cette oeuvre de rfrence rpertorie les langues
selon divers critres (nom de la langue, famille linguistique,
pays dans lequel la langue est parle, identifiant de trois
lettres, etc.) tout en offrant un moteur de recherche unique, des
index et des cartes gographiques. Un petit groupe de chercheurs
travaillant  Dallas, dans le Texas, coordonne le travail de
milliers de linguistes qui glanent et vrifient des informations
dans le monde entier. Une nouvelle version de l'Ethnologue est
publie tous les quatre ans environ.

***

6.909 langues vivantes sont rpertories dans la 16e dition (2009)
de l'Ethnologue, un catalogue encyclopdique comprenant deux
versions: une version web gratuite depuis 1996 et une version
imprime payante depuis 1950.

Une version CD-Rom payante est galement disponible dans les
annes 1990 et abandonne ensuite.

Publi par SIL International (SIL: Summer Institute of
Linguistics), cette oeuvre de rfrence, dont le titre complet est
The Ethnologue: Languages of the World, rpertorie les langues
selon divers critres (nom de la langue, famille linguistique,
pays dans lequel la langue est parle, identifiant de trois
lettres, etc.) tout en offrant un moteur de recherche unique, des
index et des cartes gographiques. Une nouvelle version de
l'Ethnologue est publie tous les quatre ans environ.

Dbut en 1950 pour offrir un catalogue des langues minoritaires
avant de s'largir  toutes les langues vivantes de la plante, ce
travail est men sous l'gide d'une petite quipe de chercheurs
base  Dallas, dans le Texas. Cette quipe rassemble et organise
la masse d'informations glanes et vrifies une  une sur le
terrain par des milliers de linguistes regroups en quipes
nationales et/ou linguistiques prsentes sur tous les continents.

Barbara Grimes, directrice de publication entre 1971 et 2000 (8e-
14e ditions), relate en janvier 2000: Il s'agit d'un catalogue
des langues dans le monde, avec des informations sur les pays o
elles sont parles, une estimation du nombre de personnes qui les
parlent, la famille linguistique  laquelle elles appartiennent,
les autres termes utiliss pour ces langues, les noms de dialectes,
diverses informations socio-linguistiques et dmographiques, les
dates des Bibles publies, un index des noms de langues
[Ethnologue Name Index], un index des familles linguistiques
[Ethnologue Language Family Index] et enfin des cartes
gographiques pour les langues.

Mais qu'est-ce exactement qu'une langue? Dans l'introduction de la
16e dition (2009) de l'Ethnologue, on peut lire ceci: La manire
dont chacun choisit de dfinir une langue dpend des motifs qu'on
a d'identifier cette langue comme tant distincte d'une autre.
Certains basent la dfinition d'une langue sur des raisons
purement linguistiques. D'autres reconnaissent la ncessit de
prendre galement en compte des facteurs sociaux, culturels ou
politiques. En outre, les locuteurs d'une langue ont souvent leurs
propres critres sur l'appropriation d'une langue comme tant la
leur. Ces critres sont souvent bien davantage lis  des
questions de patrimoine et d'identit qu'aux traits linguistiques
de la langue ou des langues en question.

Comme expliqu dans cette mme introduction, une caractristique
de la base de donnes de l'Ethnologue depuis 1971 est un systme
de codes qui identifient chaque langue sur trois lettres (par
exemple fra pour le franais), avec inclusion des identifiants
dans l'encyclopdie elle-mme  partir de la 10e dition (1984). 
l'invitation de l'Organisation internationale de normalisation
(ISO) en 2002, SIL International prpare une nouvelle norme ISO
permettant d'harmoniser les identifiants utiliss dans
l'Ethnologue avec ceux de la norme ISO 639-2 (1998), en intgrant
aussi les identifiants des langues mortes et artificielles
utiliss dans la Linguist List, une grande liste de diffusion 
destination des linguistes. Publie en 2007, la nouvelle norme ISO
639-3 attribue un identifiant de trois lettres  prs de 7.500
langues. SIL International est galement dsign comme l'organisme
responsable de la gestion du cycle annuel des modifications et des
mises  jour.



2010 > UN ATLAS DE L'UNESCO POUR LES LANGUES MENACES


[Rsum]
En 2010, dans le cadre de son programme de prservation des
langues menaces, l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour
l'ducation, la science et la culture) lance un atlas interactif
des langues en danger dans le monde. La version en ligne gratuite
est complmentaire de la version imprime payante (3e dition,
2010), ralise sous la direction de Christopher Moseley, et
disponible en anglais, en franais et en espagnol, suite aux deux
premires ditions publies en 1996 et 2001. L'atlas interactif
comprend 2.473 langues en juin 2011, avec un moteur de recherche
par pays ou rgion, par nom de langue, par nombre de locuteurs,
par vitalit et par code ISO 639-3. Les noms des langues sont
indiqus dans leurs transcriptions en franais, en anglais et en
espagnol. Les noms alternatifs (variantes orthographiques,
dialectes ou noms en caractres non latins) sont galement fournis
dans de nombreux cas.

***

En 2010, dans le cadre de son programme de prservation des
langues menaces, l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour
l'ducation, la science et la culture) lance un atlas interactif
des langues en danger dans le monde.

La version en ligne gratuite est complmentaire de la version
imprime payante, la dernire dition en date tant la 3e dition
(2010), ralise sous la direction de Christopher Moseley et
publie en trois langues (franais, anglais, espagnol). Les deux
premires ditions datent respectivement de 1996 et 2001.

L'atlas interactif comprend 2.473 langues en juin 2011, avec un
moteur de recherche par pays ou rgion, par nom de langue, par
nombre de locuteurs de/, par vitalit et par code ISO 639-3.

Les noms des langues sont indiqus dans leurs transcriptions en
franais, en anglais et en espagnol. Les noms alternatifs
(variantes orthographiques, dialectes ou noms en caractres non
latins) sont galement fournis dans de nombreux cas.

# La vitalit des langues

Le rapport de l'UNESCO sur la vitalit et le danger de disparition
des langues tablit six niveaux de vitalit: sre, vulnrable, en
danger, srieusement en danger, en situation critique, teinte.

Sre signifie que la langue est parle par toutes les
gnrations et que la transmission intergnrationnelle est
ininterrompue. Les langues concernes ne sont donc pas incluses
dans l'atlas.

Vulnrable signifie que la plupart des enfants parlent la langue,
mais qu'elle est restreinte  certains domaines, par exemple la
maison.

En danger signifie que les enfants n'apprennent plus la langue
comme langue maternelle  la maison.

Srieusement en danger signifie que la langue est parle par les
grands-parents. Si la gnration des parents peut la comprendre,
les parents ne la parlent pas entre eux ou avec les enfants.

En situation critique signifie que les locuteurs les plus jeunes
sont les grands-parents et leurs ascendants, et qu'ils ne parlent
la langue que partiellement et peu frquemment.

teinte signifie qu'il n'y a plus de locuteurs. L'atlas inclut
les langues teintes depuis les annes 1950.

# Comment dfinir une langue en pril

 quel moment une langue est-elle considre comme en pril? Comme
expliqu par l'UNESCO sur le site de l'atlas interactif, une
langue est en pril lorsque ses locuteurs cessent de l'utiliser,
rservent son usage  des domaines de plus en plus restreints,
emploient un moins grand nombre de registres ou de styles de
parole, et/ou arrtent de la transmettre  la gnration suivante.
Aucun facteur ne dtermine  lui seul si une langue est en
danger.

Selon les experts de l'UNESCO, il importe de considrer les neuf
critres suivants: (1) la transmission de la langue d'une
gnration  l'autre, (2) le nombre absolu de locuteurs, (3) le
taux de locuteurs par rapport  l'ensemble de la population, (4)
l'utilisation de la langue dans les diffrents domaines publics et
privs, (5) la ractivit d'une langue face aux nouveaux domaines
et mdias, (6) l'existence de matriels d'apprentissage et
d'enseignement de la langue, (7) les attitudes et politiques
linguistiques au niveau du gouvernement et des institutions, y
compris son usage et son statut au niveau officiel, (8) les
attitudes des membres de la communaut vis--vis de leur propre
langue, (9) le type et la qualit de la documentation.

Quels sont les facteurs de disparition d'une langue? Selon les
mmes experts, une langue disparat lorsqu'elle n'a plus de
locuteurs ou que ceux-ci se mettent  parler une autre langue - en
gnral, une langue de plus grande importance utilise par un
groupe plus puissant. Les langues sont menaces par des forces
externes telles qu'une domination militaire, conomique,
religieuse, culturelle ou ducative, ou par des forces internes
comme l'attitude ngative d'une population  l'gard de sa propre
langue. Aujourd'hui, les migrations accrues et l'urbanisation
rapide s'accompagnent souvent de la perte des modes de vie
traditionnels et d'une forte pression en faveur de l'utilisation
d'une langue dominante qui est ncessaire - ou perue comme telle
-  une vraie participation totale  la vie civique et au progrs
conomique.


Copyright  2012 Marie Lebert










End of the Project Gutenberg EBook of Le web, une encyclopdie multilingue, by 
Marie Lebert

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Section  2.  Information about the Mission of Project Gutenberg-tm

Project Gutenberg-tm is synonymous with the free distribution of
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including obsolete, old, middle-aged and new computers.  It exists
because of the efforts of hundreds of volunteers and donations from
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Volunteers and financial support to provide volunteers with the
assistance they need are critical to reaching Project Gutenberg-tm's
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Gutenberg Literary Archive Foundation was created to provide a secure
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To learn more about the Project Gutenberg Literary Archive Foundation
and how your efforts and donations can help, see Sections 3 and 4
and the Foundation information page at www.gutenberg.org


Section 3.  Information about the Project Gutenberg Literary Archive
Foundation

The Project Gutenberg Literary Archive Foundation is a non profit
501(c)(3) educational corporation organized under the laws of the
state of Mississippi and granted tax exempt status by the Internal
Revenue Service.  The Foundation's EIN or federal tax identification
number is 64-6221541.  Contributions to the Project Gutenberg
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permitted by U.S. federal laws and your state's laws.

The Foundation's principal office is located at 4557 Melan Dr. S.
Fairbanks, AK, 99712., but its volunteers and employees are scattered
throughout numerous locations.  Its business office is located at 809
North 1500 West, Salt Lake City, UT 84116, (801) 596-1887.  Email
contact links and up to date contact information can be found at the
Foundation's web site and official page at www.gutenberg.org/contact

For additional contact information:
     Dr. Gregory B. Newby
     Chief Executive and Director
     gbnewby@pglaf.org

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