The Project Gutenberg EBook of French Conversation and Composition by Harry Vincent Wann This eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and with almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included with this eBook or online at www.gutenberg.net Title: French Conversation and Composition Author: Harry Vincent Wann Release Date: March 28, 2004 [EBook #11748] Language: English / French Character set encoding: ISO-8859-1 *** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK FRENCH CONVERSATION *** Produced by Robert J. Hall.
BY HARRY VINCENT WANN, M.A.
PROFESSOR OF ROMANCE LANGUAGES
INDIANA STATE NORMAL SCHOOL
This little volume has been prepared with a twofold purpose in mind: to provide material (1) for conversation and (2) for a review in the elementary principles of the grammar.
To attempt to stimulate spontaneous conversation, even on simple subjects, without the aid of a French model, not only is hazardous but often becomes aimless, and at best results in the acquisition of a limited vocabulary. Furthermore, it requires a skilful teacher to adapt to such purposes the substance of a text prepared with a totally different end in view.
The author, in the course of five years' experience with conversation classes in the University of Michigan, had difficulty in finding material for this work in a form that was adapted peculiarly to his needs. Plays and anecdotes were found to yield the best results.
Another need is that of books offering a systematic review of the first year's work. In every class will be found a certain per cent of students who translate readily but who have only a hazy notion as to the practical application of some of the most fundamental principles of the grammar.
It is hoped that this book will help to fill the two needs above referred to. The anecdotes have been selected from a large number used by the author in conversational classes and drawn from a great variety of sources, many of which will be readily recognized. He is in a number of cases indebted to Claude Augé's excellent grammar. Most of the anecdotes have been adapted to the author's purpose of illustrating grammatical principles. Questionnaires have been inserted.
In the preparation of the vocabulaire, the Petit Larousse and Hatzfeld-Darmesteter dictionaries have been freely consulted. Students will at first require some aid and encouragement from the teacher, in the use of the all-French vocabulary; but they can be made, in a surprisingly short time, to form the habit of using a French dictionary by preference, and of doing a large part of their thinking in French.
It is suggested that the book be used on certain days of the week only, to supplement the student's reading texts, and provide the sort of exercise indicated by its title. It is not intended as a reader.
The author's thanks are due to his former colleague, Professor Hugo P. Thieme, of the University of Michigan, for many helpful suggestions and criticisms, as well as to Professor René Talamon, of the same institution, who kindly assisted in reading the proof.
Use of definite and indefinite articles.--Simple interrogation.--Contraction of de and à with definite article.--Possessive case of nouns.--Chez.
Possessive adjectives.
Position of adjectives.--Irregular adjectives.--Compound subject, agreement.--Forms and use of lequel.
Future and conditional tenses.--The demonstrative adjective.--Meanings of present tense.--Est-ce que.--Use of past tenses.
Voici.--Voilà.--Il y a.--Expressions with Avoir.--Se trouver.--Aimer mieux.--Venir de.
Comparison of adjectives and adverbs.
Partitives and expressions of quantity.
Conjunctive pronouns.
Compound tenses.--Avoir and Être as auxiliaries.--Agreement of past participles: Avoir verbs.
Agreement of participles: Reflexive verbs.
Agreement of participles: Passive verbs.--Substitutes for the passive.
Agreement of participles: Intransitive verbs conjugated with Être.
Disjunctive pronouns.
Possessive pronouns.--Word order in interrogative sentences.--Definite article used for possessive adjective.
Pronominal use of en and y.--Order in the sentence.
Relative pronouns.
Demonstrative pronouns.
GRAMMAR REVIEW.--LESSON XVIII.
Use of prepositions with infinitives.
Interrogatives.--Relative que in emphatic inversions.--Idioms.
Negatives.--Order of negative particles with infinitive.--Omission of pas.--Que introducing oui, non, etc.--Idioms.
Articles.--Omission of indefinite article.--Distributive use of indefinite article.--Numerals.--Age.--Dates.--Fractions.
Impersonal verbs.--Use of falloir.--Present participles.--Relative clause used for active infinitive or present participle.--Weather and time.
GRAMMAR REVIEW.--LESSON XXIII.
The causative construction.--Active infinitive with faire, laisser, entendre, and voir.
Idiomatic use of tenses.--Inverted order.
Le grand Molière donna une fois, par erreur, un louis d'or à un mendiant tout déguenillé, qui lui avait demandé l'aumône. Le pauvre homme, en s'éloignant, s'aperçoit de l'erreur et court aussitôt après Molière. «Vous vous êtes trompé, lui dit-il: vous m'avez donné un louis d'or au lieu d'un sou.» Molière, étonné, lui dit de le garder, et lui en donna un autre pour le récompenser de sa probité, en s'écriant: «Où l'honnêteté va-t-elle se nicher?»
Quelle erreur Molière a-t-il faite un jour?--Le mendiant s'en est-il douté?--A-t-il agi selon les principes acceptés de la généralité des hommes?--Molière a-t-il été touché de ce trait de probité?--Quelle récompense a-t-il accordée à ce phénix des honnêtes hommes?--Les hommes sont-ils d'ordinaire si honnêtes?
Racontez cette anecdote en cent mots.
Le nom de Voltaire est universellement connu. Il n'en est pas tout à fait de même de son ami Piron; toutefois suffira-t-il de dire qu'il a été l'auteur d'un grand nombre de satires et de chansons spirituelles, quoique licencieuses.
Une fois Voltaire et Piron étaient allés passer quelque temps dans un château. Un jour Piron écrivit sur la porte de Voltaire le mot Coquin. Sitôt que Voltaire le vit, il se rendit chez Piron, qui lui dit: «Quel hasard me procure l'avantage de vous voir?--Monsieur, lui répondit Voltaire, j'ai vu votre nom sur ma porte, et je m'empresse de vous rendre ma visite.»
À quel titre le nom de Voltaire est-it célèbre?--Le nom de Piron est-il aussi connu que celui du philosophe?--Dans quel genre a-t-il montré du mérite?--Où séjournaient les deux auteurs?--Quel tour Piron a-t-il joué à Voltaire?--Qu'est-ce que celui-ci a fait sur-le-champ?
Faites ce récit de mémoire.
Sous Louis XVI, à l'occasion de la naissance du dauphin, une grande fête fut donnée à Versailles, et l'histoire anecdotique du règne a attaché un plaisant souvenir au bal qui la termina. Un buffet, orné superbement, offrait aux danseurs une collation apprêtée avec une royale magnificence. Les regards des spectateurs furent bientôt attirés sur une personne de haute taille, couverte d'un domino jaune, que trois ou quatre fois déjà on avait vue s'approcher du buffet. Douée d'un appétit de Gargantua, et brûlée sans doute d'une soif inextinguible, elle mangeait et buvait d'une façon prodigieuse.
La surprise se trouva changée en stupéfaction, lorsqu'on aperçut le domino jaune attablé pour la cinquième fois, et que les mets eurent recommencé à disparaître dans son estomac insatiable. On se demandait: «Quel est donc ce masque à l'appétit si prodigieux?» Et les vieux courtisans se disaient entre eux: «Les plus grands mangeurs que nous ayons[1] entendu vanter n'approchaient pas de celui-ci.» Informations prises, il se trouva que les gardes françaises préposées à la garde du château avaient imaginé la plaisanterie suivante: le déguisement était revêtu à tour de rôle par chacun de ces espiègles soldats, et ils participaient ainsi aux joies de la fête. Instruite de cette mascarade amusante, la reine en rit beaucoup. Les officiers furent priés de fermer les yeux sur cette escapade, et les ordonnateurs du bal invités à veiller au renouvellement ininterrompu des provisions du buffet.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Sous quel règne a-t-on donné cette fête, et à quelle occasion?--Qu'est-ce que le buffet offrait aux danseurs?--Qui est-ce qui a attiré les regards des spectateurs?--De quoi cette personne était-elle couverte?--De quel meuble s'est-elle approchée?--Était-elle douée d'un grand appétit?--Comment mangeait-elle?--Qu'est-ce que les spectateurs se demandaient enfin?--Gargantua aurait-il approché du gourmand du bal?--Qui avait été préposé à la garde du château?--Quelle plaisanterie avait-on imaginée pour participer aux joies de la fête?--La reine a-t-elle ri de la mascarade?--A-t-on continué de veiller au renouvellement des provisions du buffet?
Cherchez des antonymes à dix mots de cette histoire.
Use of definite and indefinite articles.--Simple interrogation.--Contraction of de and à with definite article.--Possessive case of nouns.--Chez.
Examples
| La France est un beau pays. | France is a beautiful country. |
| Les chevaux sont utiles. | Horses are useful. |
| Je donne ces fruits au professeur, la femme, à l'homme, aux garçons, aux petites filles, etc. | I give this fruit to the teacher, to the woman, to the man, etc. |
| Les livres de la femme, du jeune homme, de l'élève, des enfants, des petites filles. | The woman's books, the young man's, the pupil's, etc. |
| Où est le père de Jean? Est-il chez le professeur? | Where is John's father? Is he at the teacher's? |
| A-t-il un livre? | Has he a book? |
A. 1. Molière is going to give a sou to the beggar. 2. Honesty is a good thing.[1] 3. He rewarded the beggar's honesty. 4. Voltaire's name is well known. 5. He was Piron's friend. 6. He spent some time at Piron's house.[2] 7. They[3] gave[4] a fête on the occasion of the dauphin's birth. 8. The soldier's appetite was prodigious. 9. The king's officers were at Molière's house. 10. The man with the insatiable stomach approaches[5] the buffet. 11. The beggar notices[6] Molière's mistake. 12. Will you be at the dauphin's castle? 13. I shall be at the queen's castle. 14. Does he give the beggar a sou?
[Footnotes 1: chose (f.). 2: omit. 3: on. 4: past indefinite. 5: s'approcher de. 6: s'apercevoir de (become aware of).]
B. 1. The king's officers did not laugh at[1] the joke. 2. The surprise of the old courtiers was[2] great. 3. Voltaire was a famous author. 4. The servant's master will not be at the castle. 5. He wouldn't have[3] gone to[4] see the servant. 6. The man with[5] the yellow mask had gone to the château. 7. The beggar does not notice[6] the mistake at once. 8. I wondered[7] who was the man with[5] the insatiable stomach. 9. The king winked at[8] the prank. 10. They noticed[9] the soldier in the room for the fifth time. 11. When he had[10] eaten, he withdrew. 12. He is mistaken,[11] he did not see the king. 13. I have been to[4] see John. 14. The soldiers disappear in turns.[12] 15. The officer was put in charge of the château. 16. He will see to the replenishment of the provisions. 17. He is the biggest eater I have[13] ever seen.
[Footnotes 1: de. 2: past definite. 3: être. 4: omit. 5: à. 6: s'apercevoir de. 7: se demander. 8: fermer les yeux sur. 9: apercevoir (perceive concretely). 10: eut. 11: se tromper. 12: à tour de rôle. 13: Why subjunctive?]
Un fabricant avait congédié son gérant. Un ami s'en étonnait. «Comment! vous êtes brouillé avec votre homme d'affaires? Je suis très surpris que vous puissiez[1] vous passer de lui. Il prenait, disiez-vous, vos intérêts avec une ardeur!--Certainement, il a d'abord pris mes intérêts, mais il a fini par prendre aussi mon capital!»
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Qui le fabricant s'était-il vu forcé de renvoyer?--Son ami avait-il prévu une telle décision?--Sur quoi avait-il basé son opinion de l'homme d'affaires?--Cette opinion s'est-elle trouvée être bien fondée?
C'était pendant la guerre de Crimée. Un soir de combat, deux blessés gisaient côte à côte sur le champ de bataille. La nuit tomba, et le froid terrible qui sévissait augmenta encore leurs souffrances. Ils essayèrent d'échanger quelques paroles, mais ils ne se comprirent pas, car l'un était un Français et l'autre était un Russe. Le sommeil vint enfin clore leurs yeux. Hélas! ceux du Français ne devaient plus voir le jour.
Le matin, en s'éveillant, le Russe vit sur lui un manteau qui ne lui appartenait pas. Son voisin ne bougeait plus. Ce généreux adversaire, sentant approcher la mort, avait jeté sur son compagnon d'infortune un vêtement qui désormais lui était inutile. Il avait ainsi mis en pratique cette maxime: Soyons bons, même envers nos ennemis.--(D'après BERSOT.)
Où les deux blessés se trouvaient-ils?--Qu'est-ce qui augmentait leurs souffrances?--Ont-ils essayé de se parler?--Pourquoi ne pouvaient-ils se faire comprendre?--Qu'est-ce qui a fermé enfin leurs yeux?--Le lendemain matin, qu'est-ce que le Russe a vu?--Pourquoi le Français avait-il jeté son manteau sur le Russe?
Donnez votre idée de la morale de cette histoire.
Un particulier avait la réputation de bien faire le café. C'est un talent et notre homme le savait bien. Un jour il reçoit une lettre où, avec les compliments les plus flatteurs sur son talent, on le priait d'envoyer sa recette.
Le grand homme se rend avec joie à cette demande, et remercie l'auteur de la lettre de la bonne opinion qu'il a de lui; puis, saisi tout à coup de méfiance, il ajoute: j'espère cependant que votre demande n'est pas une ruse pour vous procurer mon autographe.
Quel don notre homme avait-il?--S'en faisait-il fort?--Le bruit de son talent s'est-il répandu?--Quelle demande ce monsieur a-t-il reçue un jour?--S'y est-it rendu?--De quelle arrière-pensée a-t-il été tout à coup saisi?
Le succès de nos affaires dépend souvent de notre présence d'esprit.
Un vieux soldat d'Auguste, qui s'était distingué par sa bravoure et ses actions d'éclat, fut cité en justice sur une fausse accusation. Il craignait d'être condamné, car son adversaire était un grand officier de la cour. En cette conjoncture difficile, il pria l'empereur lui-même de prendre en main sa défense. Auguste appela un de ses courtisans et lui dit: «Je te recommande de faire ton possible pour faire acquitter ce brave homme. Et toi, continua-t-il en s'adressant au vétéran, va en paix: tes affaires sont en bonnes mains, ta cause triomphera.--Mon puissant empereur, répliqua le soldat, quand votre pouvoir fut menacé à la bataille d'Actium, je n'ai point chargé un autre du soin de votre défense. J'ai combattu moi-même, exposant ma vie pour sauver vos jours. Voyez ces cicatrices! Ces traces ineffaçables prouvent avec quel dévouement je vous ai servi!» En même temps il découvrit sa poitrine pour montrer les blessures qu'il avait reçues. Cet appel hardi à de vieux souvenirs valut au vétéran la protection efficace de l'empereur qui lui fit gagner sa cause.
De quoi dépend quelquefois le succès de nos affaires?--Comment le vieux soldat s'était-il distingué?--Qu'est-ce qui lui est arrivé un jour?--Quel était son adversaire?--Quelle prière a-t-il adressée à l'empereur?--Entre les mains de qui l'empereur voulait-il laisser l'affaire?--Comment a-t-il voulu rassurer le soldat?--Mais qu'est-ce que celui-ci a trouvé à redire à cela?--Quelles preuves a-t-il montrées de son dévouement?--Qu'est-ce que son appel lui a valu?
Donnez un synonyme à chacun des mots suivants: soldat, bravoure, adversaire, prier, brave, vétéran.
Un Esculape, monté sur sa mule, allait voir un malade qui avait un apostème dans le larynx. Notre docteur rencontre une connaissance à la porte même de son client. Il quitte les étriers pour causer plus à son aise, et laisse sa monture qui, trouvant la porte ouverte, pénètre toute seule dans la maison. La chambre du malade était au niveau du sol. La mule, d'un pas délibéré, et toute enharnachée, pénètre dans l'appartement où le pauvre diable était couché. Celui-ci, qui entend du bruit, s'imagine que c'est le docteur, et avance son pouls sans se retourner. La mule, qui voit un bras tendu devant elle sans savoir pourquoi, saisit le poignet avec les dents. Le malade, épouvanté, tourne la tête et saute au bas du lit pour chasser l'animal; puis il est pris d'un tel accès de rire, que l'apostème en crève.
Le docteur, qui survient, veut flapper la mule à coups de cravache. Mais le malade s'écrie: «Arrêtez, monsieur le docteur! il y a de quoi être émerveillé de l'aventure: votre mule a guéri le mal dont toute votre science ne pouvait venir à bout. Désormais, s'il m'arrivait de retomber dans ce piteux état, envoyez-moi votre mule, et restez en paix chez vous.»
Le médecin où allait-il?--Allait-il à pied?--De quoi souffrait son client?--Où le médecin s'est-il arrêté en route?--Est-il descendu de sa mule?--Qu'a fait la bête ensuite?--L'entrée de la maison était-elle facile?--Le malade a-t-il entendu entrer quelqu'un?--Qu'a-t-il pensé?--En quelle posture le malade se trouvait-il?--La mule a-t-elle voulu jouer le rôle de médecin?--A-t-elle tâté le pouls du client?--Celui-ci a-t-il été surpris de trouver la mule dans sa chambre?--Quel heureux effet la peur du malade a-t-elle eu?--Quel conseil cet homme a-t-il donné au médecin?
Écrivez cette histoire en 200 mots.
Cherchez un verbe, s'il y en a, pour tous les substantifs dans cette histoire: e.g. connaissance: connaître.
Review forms and use of possessive adjectives.
A. 1. His success will depend on his presence of mind. 2. Their adversary was a veteran, distinguished for his courage. 3. We begged the soldiers to take our defense in hand. 4. The terrible cold will increase our sufferings. 5. His eyes were to[1] see the light no more. 6. Our friends will do their utmost to win our case. 7. The memory of my wounds will win[2] me his protection. 8. I will take charge of your (familiar form) defense. 9. Your wounds are terrible but your cause will triumph. 10. When my power was menaced, you showed your bravery. 11. Your appeal has won you my protection. 12. I threw my cloak over my companion. 13. Our neighbors have yielded to our request. 14. Your enemy has exposed his life to save his emperor. 15. His accusation is false, and my cause is in good hands.
[Footnotes 1: Use devoir. 2: Use valoir.]
B. Word study, based on «Le médecin et sa mule.» Use synonyms for words in italics.
1. The doctor is going to see his patients. 2. He meets some[1] friends. 3. They are mounted on their mules. 4. They dismount to talk more conveniently, and let go their mounts. 5. Our mules are going to get into the house, says the doctor. 6. My patient lives on the ground floor. 7. One of the mules enters with[2] a deliberate step. 8. The poor man thinks it is his doctor. 9. He holds out[3] his pulse, without turning.[4] 10. The doctor, frightened, comes in to chase out[3] his mule. 11. I don't know why you want to strike your mule, says the patient. 12. I am wonderstruck that your mule has[5] cured my illness. 13. Henceforth stay at home.
[Footnotes 1: des. 2: de. 3: omit. 4: infinitive. 5: Why subjunctive?]
C. Learn synonyms for larynx, connaissance, client, pénétrer, bruit, animal, chasser, saisir, frapper, arrêter, désormais, piteux.
Une dame voulait faire entendre à sa nouvelle servante qu'elle devait ménager ses paroles. «Je dois vous dire tout d'abord, lui dit-elle, que je puis tout supporter, excepté qu'on me réplique[1]--Madame est exactement comme moi, répondit la domestique, nous nous entendrons très bien.»
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Quel avertissement la dame a-t-elle donné à sa bonne?--Les domestiques se gardent-ils toujours de répliquer à leurs maîtresses?--Comment cette bonne a-t-elle compris la chose?--Pourquoi comptait-elle sur un accord parfait avec Madame?
Trouver un nom pour tous les verbes: e.g. voulait, vouloir.
Avant la restauration de Charles II, les femmes ne montaient pas sur la scène, et les rôles des femmes, au théâtre anglais, étaient remplis par des jeunes gens en habits de femme. Il résultait souvent de cette absence du beau sexe, le plus bel ornement du théâtre, les scènes les plus ridicules. Un jour, le roi étant arrivé au théâtre un peu plus tôt qu'à l'ordinaire, et s'impatientant de ce qu'on ne levait pas la toile, envoya un de ses officiers pour savoir quelle était la cause de ce retard inaccoutumé. Le directeur, sachant que la meilleure excuse qu'il pût donner au grand monarque était de lui dire la vérité, alla à sa loge et lui dit; «Sire, la reine n'est pas encore rasée.» Et, en effet, on était en train de raser le jeune homme qui devait remplir ce rôle.
Qui faisait, autrefois, les rôles des femmes au théâtre anglais?--Qu'est-ce qui résultait souvent de ce fait?--Le roi arrivait-il toujours à la même heure au théâtre?--De quoi s'est-il impatienté un jour?--Quelle commission a-t-il donnée à l'un de ses officiers?--Quel parti le directeur a-t-il pris?--Comment a-t-il dû s'excuser?--Qu'est-ce qu'on était en train de faire?
Écrivez ce récit en 150 mots.
Formez un adjectif de tous les noms et de tous les verbes: e.g. restauration: restauré.
Le locataire d'un appartement alla trouver un avocat et déposa dix francs sur son bureau en lui disant: «Le plâtre de mon appartement tombe de tous les côtés, et je crains que si je le remplace et en déduis le prix sur le montant du loyer, le propriétaire ne refuse[1] d'accepter la réduction. Quel est votre conseil? Qu'est-ce que je devrais faire?»
L'avocat, après avoir empoché l'argent, répond, sans se retourner: «Déménagez. Bonjour.»
[Footnote 1: Why subjunctive? Notice use of ne.]
Quel client s'est présenté chez l'avocat?--Dans quel dilemme s'agitait-il?--Le conseil de l'avocat a-t-il été pratique?--A-t-il dû consoler le client?
Un soir, le vieux Lucas, assis au coin du foyer en attendant le repas, disait à sa femme Fanchon, âgée comme lui: «Oh! si notre fils Jean pouvait obtenir cette bonne place de garde-chasse qui est vacante au château!... Que je serais fier et content!... Ma femme, c'est le nouvel intendant qui doit donner l'emploi. Je crois que ces belles poires que nous avons là lui feraient plaisir. Demain, dès ton réveil, arrange-les dans une jolie corbeille ronde, mets ton chapeau nef, et va les lui porter. C'est avec un petit cadeau à la main, vois-tu, qu'il sied de demander une grande faveur. Tu laisseras entendre que bientôt nous aurons du chasselas exquis, et que si nos vœux pouvaient se réaliser...--Je comprends,» repartit la vieille Fanchon. Les rusés compères en étaient là quand l'intendant arrive chez eux l'air joyeux et pressé. «Vivat! s'écrie-t-il dès le seuil. J'ai si bien fait que Jean a la place. Jean est garde-chasse!» Voilà le vieil homme qui se confond aussitôt en remerciements. Fanchon, aussi, était folle de joie. Enfin l'intendant part. «Quel brave homme! quel excellent homme!... fait le vieux Lucas... Femme, demain nous devrons vendre nos poires au marché.»
Les mauvais hommes, quand ils désirent obtenir une faveur, promettent monts et merveilles à celui de qui dépend leur sort. Ils sont remplis de bonnes intentions à son égard. Leur ambition satisfaite, its oublient leur bienfaiteur et témoignent envers lui de la noire ingratitude.--(D'après CLAUDE AUGÉ.)
Où le vieil homme était-il assis?--Qu'attendait-il?--À qui parlait-il?--Quelle place son fils sollicitait-il?--Qui pouvait lui accorder la place?--Chez qui la vieille Fanchon devait-elle porter les belles poires?--Dans quel but?--Est-ce qu'elle a compris l'idée de Lucas?--Qui arrive en ce moment?--Quel air avait-il?--Quelle nouvelle apportait-il?--Les vieillards l'ont-ils remercié?--Ont-ils changé de programme plus tard?--Que sont devenues les poires?--Dites la morale de cette anecdote.
Quels sont, dans cette histoire, les mots les plus usuels? Les plus difficiles?
Position of adjectives.--Irregular adjectives.--Compound subject, agreement.--Forms and use of quel.
Examples
| Un bon garçon, Une petite femme, le jeune homme, les chevaux noirs, l'école française, la table ronde, la porte ouverte, un livre excellent. | A good boy, a little woman, the young man, the black horses, the French school, the round table, the open door, an excellent book. |
| Le père et ses fils sont grand. | The father and his sons are tall. |
| Le père et ses filles sont grands. | The father and his daughters are tall. |
| Les portes et les fenêtres sont ouvertes. | The doors and windows are open. |
| Un homme brave, un brave homme. | A brave man, a worthy man. |
| Un beau garçon, un bel homme, une belle femme. | A handsome boy, man, woman. |
| Quel livre avez-vous? Quelle plume? Quels hommes? Quelles femmes? Quel homme! | What book have you? What pen? What men? What women? What a man! |
A. 1. The young women were not at the theater. 2. The king is a ridiculous man. 3. The officer's clothes were very fine. 4. I noticed the absence of the fair sex. 5. French gamekeepers are proud of their lot. 6. Lucas is a homely[1] man. 7. If she could[2] get the empty place, she would be happy. 8. Old women[3] do not go on the stage. 9. Poor Fanny[3] carries the pears to market. 10. The poor man asks for[4] a new place. 11. Bad men[3] are often full of good intentions. 12. Fanny is a pretty woman. 13. She fills a difficult[5] rôle. 14. Old Lucas wore[6] a black hat. 15. Lucas and his wife are very old. 16. What a[4] pleasure! Jean will be mad with joy. 17. I want them[7] to raise the curtain at once.[8]
[Footnotes 1: laid. 2: imperfect tense. 3: Use definite article. 4: omit. 5: difficile. 6: porter. 7: qu'on followed by subjunctive. 8: tout de suite.]
B. Notice various meanings of devoir.
| Il doit être ici. | Must be, probably is. |
| Je dois partir demain. | I am to leave to-morrow. |
| Je devais partir hier. | I was to leave yesterday. |
| Il devra revenir. | Will have to... |
| Ils ont dû vendre leur maison. | Have had to... |
| Elle aurait dû le faire. | Ought to have done... |
| Ils devraient étudier. | Ought to study... |
| Il aura dû s'arrêter. | Must have had to... |
| Etc. | |
1. The king must be a ridiculous man. 2. Lucas was a homely man but his little gift must have pleased[1] Fanny. 3. She looked[2] happy, seated by the fireside. 4. Poor Fanny was to carry the beautiful pears to market. 5. I had gotten that far[3] when John arrived. 6. They have let it[4] be understood[5] that they are going to move. 7. I was supposed to fill a hard rôle. 8. The old king must have gotten impatient.[6] 9. You ought to have told me in the first place what[7] was the cause of the delay. 10. They were in the act[8] of raising the curtain, when the king arrived. 11. You will have to hold your tongue, otherwise[9] we will not get along together very well. 12. One[10] ought not to forget one's[11] benefactors. 13. If Jean wanted to get the place, he ought not to have forgotten the pears. 14. Where is Jean? He must be at the steward's. 15. Where have we gotten to? [12] 16. The steward was a worthy[13] man. 17. The new servant must have forgotten her good intentions. 18. The king wanted them[14] to raise the curtain. 19. I am afraid he will leave.[15] 20. I am afraid he cannot[16] get the place.
[Footnotes 1: faire plaisir à. 2: avoir l'air. 3: en être (là). 4: omit. 5: active infinitive. 6: s'impatienter. 7: quelle. 8: en train de. 9: autrement. 10: on. 11: ses. 12: cf. note. 13: brave. 14: qu'on with imperfect subjunctive. 15: subjunctive with ne. 16: subjunctive with ne... pas.]
Léon X recevait un jour la visite d'un cardinal qui se plaignait de ce que Michel-Ange l'avait représenté en enfer dans son tableau du jugement dernier. «Si Michel-Ange, lui dit le pape, vous avait mis en purgatoire, je pourrais vous en tirer; mais il vous a mis en enter: mon pouvoir ne s'étend pas là.» Il faut prendre garde de s'attirer la rancune des artistes!
Quelle visite le pape recevait-il?--Contre qui le cardinal voulait-il porter plainte?--Comment son ennemi l'avait-il représenté?--Pourquoi le pape était-il sans puissance contre Michel-Ange?
Faites ce récit de mémoire.
Formez touts les mots possibles des mots dans cette histoire; e.g. impuissance: impuissant; Léon: Léonie.
Au moment où un vapeur allait partir, un Irlandais de l'équipage reçut l'ordre de haler un long câble qui trainait à l'arrière. Il se mit gaîment à l'œuvre, mais l'excessive longueur du câble épuisa bientôt sa patience. «Je voudrais savoir, dit-il, qu'est devenu l'autre bout de ce câble: quelque requin l'aura sans doute mangé.»
Quel ordre l'Irlandais a-t-il reçu?--S'est-il mis à l'œuvre?--Le câble était-il long ou non?--Qu'est-ce que le marin s'est demandé?
Un favori du sultan jeta une pierre à un pauvre derviche qui lui avait demandé l'aumône. Le derviche n'osa rien dire; mais il ramassa la pierre et la mit dans sa poche, espérant que cette pierre lui servirait à se venger, si l'occasion se présentait. Quelques jours après il entendit un grand tumulte dans la rue, et il s'informa de ce qui le causait. Il apprit que le favori était tombé en disgrâce, et que le sultan le faisait conduire dans les rues de la ville attaché sur un chameau et livré aux insultes du peuple. À l'instant le derviche tira sa pierre de sa poche, mais ce fut pour la lancer loin de lui. «Je sens, s'écria-t-il, que la vengeance n'est jamais permise; car si notre ennemi est puissant, elle est imprudente et insensée; si au contraire il est malheureux, elle est lâche et cruelle.»
Pourquoi le favori a-t-il jeté la pierre?--Est-ce que le derviche l'a ramassée?--Où est-ce qu'il l'a mise?--Dans quel but?--Qu'est-ce qu'il a entendu un peu plus tard?--Qu'a-t-il appris?--Est-ce qu'il s'est souvenu de la pierre?--Pourquoi ne voulait-il pas s'en servir?
Cherchez les mots qui ressemblent le plus à des mots anglais.
On conte que le célèbre général romain Marc-Antoine se livrait quelquefois au divertissement de la pêche à la ligne avec la reine d'Égypte, Cléopâtre. La reine était fort adroite; le général avait la main lourde: il n'attrappait jamais le plus petit poisson, et Cléopâtre se moquait de lui. Voici, pour suppléer à sa maladresse, le stratagème qu'il s'imagina. Il connaissait un excellent plongeur. Il indiqua une pêche pour un certain jour, remit à ce plongeur un lot de poissons magnifiques, qu'il avait fait d'avance mettre en réserve, et lui commanda de venir sous l'eau attacher successivement chaque poisson au bout de sa ligne. Le plongeur réussit, et Antoine eut ainsi, sans aucune peine, les honneurs de la journée. Mais Cléopâtre était fine: elle devina la ruse et s'en vengea bientôt.
Le jour de la pêche revint; Antoine jeta sa ligne. Il l'avait à peine lancée dans l'eau qu'il sentit une violente secousse. Le fidèle plongeur se trouve à son poste; Antoine le sait: le succès est done sûr. Il tire. Et que trouve-t-il à son hameçon? Un poisson qui sort de la poêle, tout prêt à être mangé! La reine l'avait fait attacher à la ligne d'Antoine par un autre plongeur encore plus diligent que celui du général.
On se représente aisément la triste mine du pêcheur dupé et les moqueries impitoyables qui accueillirent son étrange capture. Notre La Fontaine a dit longtemps après: «C'est un double plaisir de tromper un trompeur.»
À quel divertissement Marc-Antoine se livrait-il souvent?--La reine d'Égypte avait-elle la main lourde?--Pourquoi se moquait-elle du général romain?--Qu'est-ce qu'il s'est imaginé de faire?--Qui l'a aidé dans son projet?--Qu'a-t-il donné à ce plongeur?--Ce dernier que devait-il faire?--Y a-t-il réussi d'abord?--Marc-Antoine a-t-il attrapé beaucoup de poissons?--Cléopâtre s'est-elle doutée de quelque chose?--Comment s'est-elle vengée?--Qu'est-ce que le général a trouvé à son hameçon?--Le plongeur de la reine était-il habile?--Quelle mine Marc-Antoine a-t-il faite?
Écrivez cette histoire en 250 mots.
Quels mots y a-t-il dans cette histoire que vous n'aviez pas encore étudiés?
Future and conditional tenses.--The demonstrative adjective.--Meanings of present tense.--Est-ce que.--Use of past tenses.
Examples
| Il sera déjà parti. | He must have (probably has) left. |
| Le ferez-vous? | Will you (are you going to) do it? |
| But: Voulez-vous le faire? | Will you (are you willing to, do you want to) do it? |
| Étudiez-vous? | Do you study; are you studying? |
| J'étudie. | I study; I am studying. |
| Je voudrais partir. | I would like to go. |
| Ils ne sauraient trouver le chemin. | They couldn't possibly (wouldn't know how to) find the way. |
| Il chanta la Marseillaise (literary). | } He sang the Marseillaise. |
| Il a chanté la Marseillaise (coloquial) | |
| Il chantait. | He was singing, used to sing, etc. |
| Votre père est-il arrivé? | } Has your father arrived? |
| Est-ce que votre père est arrivé? | |
| Ce garçon, cet homme, cette femme, ces livres-ci, ces plumes-là. | This (or that) boy, man, woman, these books, those pens. |
A. 1. That boat yonder is going to depart. 2. This Irishman is pulling a cable. 3. The length of this cable doubtless must[1] have[1] exhausted his patience. 4. I'd like to leave this evening.[2] 5. The sultan's favorite threw this stone. 6. Is revenge permitted[3] men? 7. If my enemy were[4] powerful, revenge would be imprudent. 8. If I were[4] cowardly, I would throw a stone at that camel. 9. The Irishman was hauling a cable, when he received[5] the order to[6] start. 10. She used to know the queen formerly.[7] 11. If I succeed, I will have the honors of the day. 12. If a man is clever, does he always succeed? 13. If you are happy, your enemy is unhappy. 14. Did[8] he find[9] these stones in his pocket? 15. Are they picking up those stones? 16. If I should succeed,[4] I would be happy. 17. If you are in Hades, I won't be able to get you out.[10] 18. I couldn't[11] possibly[8] tell you (it).
[Footnotes 1: future of avoir. 2: soir (m.). 3: permise aux. 4: imperfect indicative. 5: past indefinite. 6: de. 7: autrefois. 8: omit. 9: What tense? 10: vous en tiler. 11: conditional of savoir.]
B. 1. People[1] made fun of the cardinal. 2. Did he learn that the cardinal had fallen into disgrace? 3. He was very shrewd but clumsy.[2] 4. I shall take-care[3] not[4] to fall. 5. If I were[4] to[4] go to work,[5] I should succeed. 6. What has become of[6] the queen? 7. I'd like to[4] know what[7] has become of her.[8] 8. The boat has[9] probably[4] left already.[10] 9. He did not receive the order to depart. 10. This man was a good diver formerly.[11] 11. If she guessed the trick, she would get even. 12. The queen was eating, when she heard a great noise. 13. If this man were clever, he would know how[4] to[4] avenge himself. 14. Marc Antony was[12] a great general. 15. She did not know that he had caught a fish.
[Footnotes 1: on. 2: idiom: avoir la main lourde. 3: prendre garde. 4: omit. 5: se mettre à l'œuvre. 6: est devenue. 7: ce que. 8: elle est devenue. 9: future of être. 10: déjà. 11: autrefois. 12: past definite.]
La marmotte venait de finir son long somme; sommeil de six mois seulement. «N'as-tu pas honte, lui dit l'homme, de dormir si profondément?--Tu n'en parles que par envie, répondit la marmotte, et tu me fais pitié. J'aime encore mieux dormir la moitié de ma vie, que d'en perdre en plaisirs comme toi la moitié.»
Comment la marmotte passe-t-elle l'hiver?--Quel reproche l'homme lui a-t-il fait?--A-t-il trouvé à qui parler?--Lequel des deux était le plus à plaindre?--À quai l'homme consacre-t-il une grande partie de sa vie?
Faites ce récit en tâchant de le redire en d'autres termes.
Pouvez-vous raconter une histoire en remplaçant la marmotte par un autre animal?
La scène se passe chez un dentiste. La victime lâche un juron. «Qu'y a-t-il, monsieur, demande le dentiste, qu'avez-vous?--Maladroit, répond le client, voilà la seconde bonne dent que vous m'arrachez.--Je suis désolé, monsieur, pardonnez-moi; mais comme vous n'en aviez que trois quand j'ai commencé, j'espère qu'il n'y aura pas d'erreur cette fois.»
La victime était-elle contente du dentiste?--Quelle bévue le dentiste avait-il faite?--Pourquoi n'avait-il pas peur d'en faire une autre?
Faites ce récit de memoire.
Un monsieur était entré dans une petite horlogerie. Il avait besoin d'une montre, et l'horloger lui en faisait voir une très belle. «En voici une, dit-il, que je vous vendrai douze francs cinquante.--Douze francs cinquante! mais c'est à peine le prix coûtant.--C'est parfaitement vrai.--Mais, alors, où est votre profit?--Dame! il y a les réparations!»
Quelle est la scène de cet incident?--Qu'est-ce que le monsieur désirait?--Les prix des montres étaient-ils élevés?--Le monsieur s'en est-il étonné?--Comment le propriétaire pouvait-il vendre si bon marché?--L'explication a-t-elle dû rassurer la pratique?
Donnez un résumé de cette anecdote.
Napoléon n'avait encore que vingt ans, lorsqu'un officier russe lui dit avec beaucoup de suffisance, que les Russes se battaient pour la gloire, et que les Français ne se battaient que pour l'argent. «Vous avez parfaitement raison, répliqua Napoléon, car chacun se bat pour ce qu'il n'a pas.»
Quel âge Napoléon avait-il lorsqu'il a eu cet entretien avec l'officier russe?--Quelle différence le Russe voyait-il entre ses compatriotes et les Français?--Bonaparte était-il du même avis que le Russe?--Quelle réponse spirituelle lui a-t-il faite?
L'un des plus grands acteurs français de noire temps jouait, un soir, dans une ville du Midi, Don César de Bazan, son triomphe. Mais voilà que la mémoire lui manque, et malgré les efforts désespérés du souffleur, il s'arrête. Des murmures et des coups de sifflet s'élèvent, et l'acteur, peu habitué à ce genre de traitement, se fâche et lâche tout haut le mot: Imbéciles!
La salle bondit sous l'insulte: «Des excuses, des excuses!» crie-t-on de tous les côtés. L'acteur refuse d'abord, puis, souriant, il s'avance au bord de la rampe: «Messieurs, dit-il, je vous ai appelés imbéciles--c'est vrai: je vous fais mes excuses--j'ai tort.» Il n'en fallait pas plus pour faire oublier l'insulte, et la salle applaudit.
Où l'acteur jouait-il?--Pourquoi s'est-il arrête?--Comment a-t-il subi les sifflets du public?--Quel mot a-t-il lancé à la tête des auditeurs? A-t-il continué à jouer ensuite?--Le public s'est-il laissé faire?--Comment l'acteur s'est-il excusé enfin?--Les excuses ont-elles été agréées?
Écrivez cette histoire en 150 mots.
Quels incidents de théâtre pouvez-vous raconter?
Au commencement de la Révolution d'Amérique, une des foudroyantes proclamations du roi d'Angleterre excita de vives discussions dans une société à Philadelphie. II y avait un membre du congrès qui écoutait les débats sans y prendre part. Il se tourne vers une jeune personne qui paraissait y prendre beaucoup d'intérêt, et lui dit: «Eh bien! mademoiselle, les rugissements du lion anglais, ont-ils porté la terreur dans votre âme?--Point du tout, monsieur, car j'ai appris dans l'histoire naturelle que c'est quand cet animal à le plus peur qu'il rugit le plus fort.»
À quelle époque cette proclamation fut-elle faite?--Qu'est-ce qu'elle excita?--Que faisait un membre du congrès?--Que dit-il à une jeune personne?--Que répondit-elle?
Cherchez des adjectifs, des noms, ou des verbes des mots dans cette histoire; e.g. rugissement: rugir, rugissant; lion: lionne.
Un jour, il y a quelques ans, je me trouvais à une fête de village dans un château aux environs de Paris. Après dîner, la compagnie alla se promener à la foire et s'amusa à jeter aux paysans des pièces de monnaie, pour le plaisir de les voir se battre en les ramassant. Pour moi, suivant mon humeur solitaire, j'allai me promener tout seul de mon côté.
J'aperçus une petite fille qui vendait des pommes sur un éventaire qu'elle portait devant elle. Elle avait beau vanter sa marchandise, elle ne trouvait plus de chalands. «Combien toutes vos pommes? lui dis-je.--Toutes mes pommes?» reprit-elle. Et la voilà occupée à compter en elle-même. «Six sous, monsieur, me dit-elle.--Je les prends pour ce prix, à condition que vous irez les distribuer à ces petits savoyards que vous voyez là-bas.» Ce qu'elle fit aussitôt. Ces enfants, qui avaient faim, furent au comble de la joie de se voir régalés ainsi que la petite fille d'avoir vendu sa marchandise. Tout le monde fut content et personne ne fut humilié.
Racontez cet incident à la troisième personne.
Dans l'année du grand hiver qu'il gelait à pierre fendre, le roi Henri IV, passant en carrosse sur le Pont-Neuf à Paris, le nez dans son manteau de fourrure, vit un jeune Gascon se promenant gaiement avec un pourpoint de toile découpé au cou, et un petit manteau ouvert, comme si l'on eût été au cœur de l'été. Le roi lui dit: «N'as-tu point froid?--Non, Sire, répondit-il.--Quoi! dit le roi, je m'étonne que tu ne gèles[1] pas habillé comme tu l'es, et moi, qui suis extrêmement bien vêtu, je puis à peine souffrir le froid.--Ah! Sire, dit le Gascon, si votre Majesté faisait comme moi elle n'aurait jamais froid.--Comment cela? dit le roi.--Si vous portiez, dit le Gascon, tous vos habits sur vous, comme je porte tolls les miens, je vous assure que vous auriez toujours chaud.» Le roi trouva cette réponse si bonne qu'il lui fit faire un habit neuf.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Par où le roi passait-il?--Quel temps faisait-il?--Qui le roi a-t-il aperçu?--Comment cet individu était-il vêtu?--Quelle question le roi lui a-t-il posée?--Quel moyen avait-il trouvé de ne jamais avoir froid?--Le roi a-t-il été ému de cette réponse du Gascon?
Quelle moralité peut-on tirer de cette anecdote?
Un loup, qui cherchait aventure, rencontra une fois, hors du village, un chien dont il se disposait à faire immédiatement son déjeuner. Mais le chien lui représenta sa maigreur, et le pria d'attendre un pen. «Mon maître, lui dit-il, vient de faire un héritage et va donner force festins aux parents et aux amis; je ne saurais manquer d'engraisser pendant cette période, et vous aurez alors plus de plaisir à me manger.» Le loup eut la naïveté de croire ce maître hâbleur et le laissa partir. Quand il revint le chercher au jour convenu, il ne le trouva pas seul. Le rusé compère avait fait signe aux camarades des alentours: une meute entière tomba sur la bête fauve et la mit en pièces.
Ce loop ne connaissait pas la maxime popularisée par La Fontaine: Un bon «tiens» vaut mieux que deux «tu l'auras.»
Savez-vous une autre expression pour: se disposer, force festins, faire un héritage, je ne saurais, faire signe, mettre en pièces?
Voici.--Voilà.--Il y a.--Expressions with avoir.--Se trouver.--Aimer mieux.--Venir de.
Examples
| Où se trouve votre père? Le voilà. | Where is your father? There he is. |
| Il y a beaucoup de monde ici. | There are many people here. |
| J'aime mieux les pommes que les poires. | I like apples better than pears. |
| Voici mon fils. Il vient d'arriver. | Here is my son. He has just arrived. |
| J'ai faim. Elle a soif. | I am hungry. She is thirsty. |
| Elles ont peur. | They are afraid. |
| Nous avons besoin de souliers. | We need shoes. |
| Etc. | Etc. |
A. 1. There is a member of Congress. 2. When the lion is hungry, he roars loudly.[1] 3. I was sleepy, that is[2] why I slept so soundly. 4. There was a revolution in[3] France. 5. You don't need this money. 6. This little girl is six years old.[4] 7. This is the second watch[5] I have bought[6] this year. 8. What-is-the-matter-with-you,[7] young man? 9. Were they not ashamed to fight for money? 10. Pardon me, you are wrong. 11. It will be useless for you[8] to[4] talk. 12. Here are your apples, sir. 13. What's the matter?[9] Are you afraid of the lion? 14. He was very[103] thirsty,[10] and there was no[12] water[13] in the village. 15. There was[14] a lively discussion. 16. One evening, some years ago, he was[15] in a Southern[16] village. 17. Napoleon would rather[17] fight for glory than for money. 18. He has just been listening to[4] the debates. 19. The king wasn't cold because[18] he had on[19] all his clothes. 20. I am always warm when I wear my cloak. 21. I am afraid my watch will stop.[20] 22. I would be afraid if he were[21] not here. 23. I am ashamed that he is[22] not here.
[Footnotes 1: très fort. 2: voilà. 3: en. 4: omit. 5: supply que. 6: achetée. 7: qu'avez-vous? 8: vous aurez beau. 9: qu'y a-t-il? 10: bien. 11: soif. 12: pas de. 13: eau. (f.). 14: past definite. 15: se trouver. 16: du Midi. 17: aimer mieux. 18: parce que. 19: porter. 20: subjunctive with ne. 21: imperfect indicative. 22: subjunctive.]
B. Word Study.--Based on «Le Loup et le Chien.» Suggest at least two expressions for words in italics.
1. There was once a wolf who was looking for adventure. 2. Once he was very[1] hungry. 3. He met a dog; "there's my meal," says he. 4. He gets ready to eat this dog immediately. 5. But the dog calls his attention to his leanness, and begs him to wait a while. 6. His master had just inherited property.[2] 7. He was going to give a lot of dinners. 8. The dog couldn't[3] fail to fatten during this time. 9. Then the wolf could eat the dog. 10. "I would rather[4] eat you now," says he. 11. But the wolf had the simplicity to let the dog get away. 12. He came back to get the dog on[2] the appointed day, but the sly fellow had informed his comrades of the neighborhood. 13. They fell upon the wolf at once.
[Footnotes 1: très. 2: omit. 3: use savoir. 4: aimer mieux.]
Le Cardinal Dubois, ministre sous la régence du duc d'Orléans, soupait habituellement d'un poulet rôti. Un soir, au moment où l'on allait le servir, un chien emporta tout à coup le poulet. Quand ses gens s'en aperçurent, ils en furent tout désolés, et pour tâcher de réparer le malheur ils se hâtèrent d'en remettre au plus tôt un autre à la broche. Le cardinal demanda qu'on lui servît[1] tout de suite son poulet. Le maître d'hôtel, prévoyant la terrible fureur du ministre si on lui disait le fait, ou si on lui proposait d'attendre plus tard qu'à l'heure ordinaire, prend immédiatement son parti, et lui dit avec sang-froid: «Monseigneur, vous avez soupé.--J'ai soupé?--Sans doute, Monseigneur; il est vrai que j'ai été surpris du peu de nourriture que vous avez pris; vous paraissiez fort occupé d'affaires; quoi qu'il en soit,[1] si cela vous plaît, on vous servira un second poulet; cela d'ailleurs ne tardera pas.» Le médecin Chirac, qui le voyait tous les soirs, arrive dans ce moment. Les domestiques le préviennent et le prient de les seconder. «Parbleu! dit le cardinal, voici quelque chose d'étrange: mes gens veulent me faire croire bon gré mal gré que j'ai soupé, et même que j'ai bu deux ou trois verres de vin; je n'en ai pas le moindre souvenir, et qui plus est, j'ai bien faim et bien soif.--Tant mieux! s'écrie Chirac, les occupations politiques vous ont épuisé, et il importe que vous rétablissiez[1] au plus tôt vos forces. Faites tout de suite servir monseigneur, dit-il ensuite aux gens, je le verrai achever son souper.» Le poulet fut apporté; non seulement le cardinal regarda comme une marque évidente de santé de souper deux fois, sur l'ordonnance de Chirac, l'apôtre de l'abstinence, mais encore il fut en mangeant de la meilleure humeur du monde.
(D'après, SAINT-SIMON.)
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Qu'est-ce que le cardinal mangeait tous les soirs?--Qu'est-il arrivé une fois?--Que pensaient les domestiques?--Qu'est-ce qu'ils ont fait tout de suite?--Le cardinal avait-il hâte de manger?--Comment le maître d'hôtel a-t-il tâché de réparer le malheur?--Qui est arrivé en ce moment?--Comment a-t-il aidé les domestiques?--Le cardinal a-t-il été trompé?--A-t-on apporté enfin le poulet?--Le cardinal l'a-t-il mangé?--A-t-il été content de souper deux fois?
Quels sont dans cette histoire les mots qui ressemblent le plus à des mots anglais?
Étudiez les verbes irréguliers dans cette histoire.
Un Marseillais se promenait un jour avec un Gascon à quelque distance d'Amiens. Tout à coup un gros lièvre sauta presque dans les jambes du Marseillais.
«Ah, le gros lièvre, s'écria celui-ci.--Gros lièvre, c'est vrai, dit le Gascon, mais pas si gros qu'un certain lièvre que j'ai tué l'année dernière.--Ah! de quelle grandeur était-il?--Aussi gros qu'un cheval, au moins.»
Le Marseillais sourit et ne dit rien. Mais après quelque temps:
«À propos, mon ami, dit-il, nous allons passer le pont de la Somme, et l'on dit que cette rivière noie infailliblement les menteurs.»
Le Gascon se gratta la tête, et peu après il dit:
«J'y ai bien réfléchi et je crois qu'il était comme un veau, mon lièvre.» Le Marseillais se tut encore, mais comme on arrivait à une rivière, le Gascon crut que c'était la Somme et dit:
«Peut-être qu'il n'était pas plus gros qu'un mouton.»
La rivière passée et après avoir marché quelque temps, l'habitant de Marseille dit:
«Cette fois, voilà vraiment la Somme.--Après tout, dit le Gascon, j'ai bien réfléchi et je crois que mon lièvre était à peu près comme celui que nous avons vu tout à l'heure.--Et moi, je te dis, mon ami, que cette rivière n'est pas plus terrible que la Garonne.»
Où se promenait-on?--Quel incident s'est produit?--Quelle réputation les Gascons ont-ils?--Celui-ci était-il comme tous les autres de son pays?--Quel moyen le Marseillais a-t-il trouvé de lui faire dire la vérité?
Soyez prêt à donner une définition des mots les plus difficiles.
Un célèbre prestidigitateur et sa troupe donnant des séances dans une petite ville se trouvaient par suite de mauvaises recettes réduits à la pile nécessité. Le prestidigitateur alla trouver les autorités et proposa de donner une séance au bénéfice des pauvres, si la ville voulait consentir à payer la location de la salle, etc. L'amorce philanthropique fit son effet, la recette remplit la caisse et l'envoyé de la Municipalité se présenta le lendemain matin pour toucher. «J'ai déjà disposé de l'argent, dit le prestidigitateur; la recette étant destinée aux pauvres, je l'ai distribuée à mes gens, qui sont les plus pauvres de la ville; j'ai tenu mon engagement.--Mais c'est un vilain tour, cela, dit l'envoyé.--Que voulez-vous? répliqua l'autre, je vis de mes tours.»
Où la troupe donnait-elle des séances?--Les recettes étaient-elles moins abondantes que d'ordinaire?--À qui le directeur s'est-il présenté?--Qu'est-ce qu'il proposa de faire?--À quelles conditions voulait-il donner une séance?--A-t-on accepté la proposition?--La recette a-t-elle été bonne?--Qui est venu trouver le prestidigitateur le lendemain?--Quelle conversation a eu lieu?
Quel est le sens des mots suivants dans cette histoire: séance, suite, recettes, location, toucher, engagement, tour?
Comparison of adjectives and adverbs.--Than in comparison.
Examples
| Jean est aussi grand que moi. | John is as tall as I. |
| Jean est plus grand que moi. | John is taller than I. |
| Jean est moins grand que moi. | John is less tall than I. |
| Jean n'est pas si (aussi) grand que moi. | John is not so (as) tall as I. |
| Il est le plus grand de tous mes frères. | He is the tallest of all my brothers. |
| Il est l'élève le plus diligent de la classe. | He is the most diligent pupil in the class. |
| J'ai plus (moins) de crayons que vous. | I have more (fewer) pencils than you. |
| Il y a plus (moins) de dix personnes ici. | There are more (less) than ten people here. |
| Jean parle bien, Edmond parle mieux, mais Marie parle le mieux de tous. | John talks well, Edmund talks better, but Mary talks the best of all. |
A. 1. The hare was bigger than a horse. 2. The Garonne is less terrible than the Somme. 3. I have more than 300 sheep. 4. This bridge is not as long as the other. 5. He is[1] the most famous man in the city. 6. Paris is the largest city in[2] France. 7. There is the best servant[3] I have.[4] 8. I shall see the doctor later. 9. This chicken is not so big as the one that[5] we had yesterday.[6] 10. I want the bigger of the two. 11. Jean has the biggest dog of all. 12. He drank more than three glasses of wine. 13. He hasn't more than two dogs. 14. The hare is as big as the one that I killed yesterday. 15. The Garonne is broader than the Somme. 16. Gascons are the biggest liars in the world, they-say.[7] 17. He is the best pupil in the class. 18. The Gascon hadn't the least fear.
[Footnotes 1: c'est. 2: what preposition. 3: supply que. 4: subjunctive. Why?. 5: celui que. 5: hier. 6: dit-on.]
B. 1. He hadn't the least recollection of having[1] lied. 2. He wants to make me[2] eat willy nilly.[3] 3. I saw nothing[134] strange. 4. Have you made up your mind?[5] 5. However that may be,[6] I don't believe that he will come.[7] 6. You are pretty hungry, aren't you?[8] 7. So much the better![9] We will have something[4] good to[10] eat pretty soon.[11] 8. It is important that you eat[7] at the usual time. 9. He asks that we bring[7] the chicken as soon as possible. 10. I killed just now[11] the biggest hare that I have[7] ever seen. 11. The river is more terrible than it seems.[12] 12. The cardinal was more weak[13] than sick. 13. The thing[14] becomes[15] more and more[16] evident. 14. Chirac is the better doctor of the two. 15. He is older by[17] two years than the other. 16. He is a most terrible man![18] 17. What do you expect![19] Work[20] has worn him out so. 18. He was in[17] the best humor in[17] the world.
[Footnotes 1: infinitive. 2: me faire. 3: bon gré, mal gré. 4: supply de. 5: idiom: prendre un parti. 6: quoi qu'il en soit. 7: subjunctive. Why?. 8: n'est-ce pas? 9: tant mieux! 10: à. 11: tout à l'heure. 12: ne le paraît. 13: faible. 14: la chose. 15: devient. 16: de plus en plus. 17: de. 18: homme on ne peut plus terrible. 19: que voulez-vous? 20: use definite article.]
Pic de la Mirandole, savant italien, se distingua par une précocité extraordinaire, en même temps que par la hardiesse de ses thèses en philosophie. Parmi les courtisans qui admiraient l'esprit du jeune homme quand il n'avait encore que neuf ans, se trouvait un lourdaud qui dit en sa présence: «Quand les enfants ont tant d'esprit, ils deviennent ordinairement stupides dans un âge avancé.--Si ce que vous dites est vrai, lui repartit le jeune prince, vous devez avoir eu beaucoup d'esprit quand vous étiez enfant.»
Dans quel domaine le savant italien s'est-il distingué?--A-t-il été un enfant stupide?--S'est-on aperçu de bonne heure de ses dons?--Comment un certain maladroit a-t-il voulu rabaisser son prix?--Quelle repartie spirituelle le jeune prince a-t-il trouvée?
Racontez cette histoire en 100 mots.
Un gamin pêchait, mais sans succès, au bord d'un ruisseau. Un bon vieillard qui passait par là s'arrête pour le contempler. «Eh bien! mon petit, as-tu pris beaucoup de poissons? dit-il enfin.--Je ne puis dire que j'aie pris beaucoup de poissons, répondit gaiement le gamin, mais au moins j'ai noyé assez de vers!»
Que faisait le petit garçon?--Qui vint à passer par là?--A-t-il accosté le pêcheur?--Quelle chance celui-ci avait-il eue?--Comment s'en consolait-il?
Remplacez les noms par d'autres d'un sens à peu près le même; e.g. chance, veine, fortune; gamin, garçon.
Un roi de Perse, qui a été surnommé le Juste, et qui a mérité ce glorieux surnom, voulut, un jour qu'il était à la chasse, manger du gibier qu'il avait tué. Comme il n'avait point de sel, il envoya un esclave pour en chercher au village voisin, et lui recommanda de le payer très exactement. La plupart des courtisans du prince trouvaient que leur maître attachait beaucoup d'importance à de bien petites choses: «Pourquoi, Sire, dirent-ils, tenez-vous à payer ce peu de sel, dont le vendeur ne ferait pas de cas, et qu'il s'estimerait heureux de pouvoir vous laisser gratis?--Un roi, leur répondit-il, doit ne donner que de bons exemples. Qu'il prenne[1] un fruit dans un jardin, ses vizirs voudront arracher l'arbre; qu'il se permette[1] de prendre un œuf sans payer, ses soldats tueront toutes les poules.»
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Pourquoi donnait-on à ce roi le surnom de Juste?--À quel divertissement se livrait-il un jour?--Avait-il fait bonne chasse?--Que voulait-il faire?--Qu'est-ce qui lui manquait?--Où pensait-il en trouver?--Quelle recommandation a-t-il faite à celui qu'il a chargé d'aller chercher du sel?--Fallait-il payer le sel?--Pourquoi le roi voulait-il qu'on le payât?
Donnez votre idée de la morale de cette histoire.
Théophile Gautier, poète et critique français, nous a raconté dans un de ses livres l'anecdote suivante, qui donne une impression frappante de l'indépendance et de la nonchalance d'un hôtelier espagnol. La scène se passe dans une posada.
«Je voudrais bien prendre quelque chose, dit le voyageur en entrant.--Prenez une chaise, répond l'hôtelier.--Fort bien, mais j'aimerais mieux prendre n'importe quoi de plus nourrissant.--Qu'avez-vous apporté? poursuit le maître de la posada.--Rien, répond tristement le voyageur.--Eh bien! alors, comment voulez-vous que je vous fasse[1] à manger? Le boucher est là-bas, le boulanger est plus loin; allez chercher du pain et de la viande et s'il y a du charbon de bois, ma femme, qui s'entend un peu à la cuisine, vous accommodera vos provisions.»
Le voyageur, furieux, fait un vacarme effroyable, et l'hôtelier impassible lui porte sur sa carte: «6 réaux de tapage.»
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Qui était Gautier?--Où voyageait-il?--Où est-il entré?--Qu'est-ce qu'il voulait?--Qu'est-ce que l'hôtelier lui a dit?--Le voyageur avait-il apporté de quai manger?--Où fallait-il aller chercher des provisions?--Qui devait les accommoder?--Le voyageur a-t-il été content de l'accueil qu'on lui a fait?
Écrivez cette histoire en 100 mots.
Benjamin Franklin, arrivant dans une auberge par un temps très froid, trouva le feu de la cuisine, le seul qu'il y eût[1] dans la maison, tellement entouré de monde, qu'il ne put en approcher. Il ordonne de suite au garçon d'écurie de donner six douzaines d'huîtres à son cheval. Le garçon, lui faisant observer qu'un cheval ne mange pas d'huîtres, et qu'il vaudrait mieux lui donner une botte de foin: «Faites ce que je vous dis, et vous verrez,» dit le voyageur.
Les huîtres sont portées, et toute la compagnie de courir[2] dans l'écurie pour voir comment un cheval pouvait manger des huîtres. Le voyageur, alors, eut soin de prendre la meilleure place auprès du feu. Le garçon d'écurie revient lui dire que le cheval ne veut pas manger les huîtres. «Eh bien! dit-il, apportez-les-moi, je les mangerai.»
[Footnote 1: Why subjunctive?]
[Footnote 2: Historical infinitive.]
Franklin avait-il froid?--Où voulait-il se placer?--Quel obstacle y avait-il?--Quel ordre a-t-il donné au garçon?--Celui-ci s'en est-il étonné?--Qu'est-ce que toute la compagnie a voulu voir?--Franklin s'est-il rendu aussi à l'écurie?--Comment a-t-il profité de l'absence des autres?--Qu'est-ce que le garçon est venu lui dire ensuite?--La ruse de Franklin avait-elle pris?
Faites ce récit de mémoire.
Donnez le futur de tous les verbes.
Partitives and expressions of quantity.
Examples
| Donnez-moi du pain, de la viande, des pommes de terre. | Give me (some) bread, meat, potatoes. |
| Ne me donnez pas de fromage. | Don't give me any cheese. |
| Nous avons de bons livres et de mauvais. | We have (some) good books and bad. |
| Il y a peu de gens qui le croient. | There are few people who believe it. |
| La plupart des gens (bien des gens) ne le croient pas. | Most people (many people) do not believe it. |
| L'église était pleine de fleurs. | The church was full of flowers. |
A. 1. The king has good trees but no fruit in his garden. 2. He sent a slave to[1] buy some eggs. 3. One must[2] not attach too much[3] importance to small things. 4. I have no hens, but I have eggs to[4] sell. 5. The king's courtiers have not killed any game. 6. There are big trees and small ones[1] in this garden. 7. There must[2] be good fruit here. 8. The traveler has no provisions and would like something[5] nourishing. 9. Have you anything[5] good to[4] eat? 10. We have meat, bread, fruit,[6] and good eggs. 11. There was no fire in the kitchen, but there were lots of people there.[7] 12. There were large chairs near the fire. 13. The boy brought to the innkeeper six dozen eggs. 14. There isn't enough charcoal, do you want me[8] to bring you some?[9] 15. The servants were not boys but women. 16. These[10] are excellent oysters. 17. There are many people[11] at the inn. 18. We have good inns and bad in France. 19. The servant bought five cents'[12] worth[1] of salt. 20. Many[13] people do not eat oysters. 21. A great[1] many of the king's soldiers were hungry. 22. The house was surrounded by trees. 23. Most kings do not set good examples. 24. Most children haven't so much wit. 25. Many[13] children become stupid in later life. 26. Here is the only fire[14] there is[15] in the house.
[Footnotes 1: omit. 2: devoir. 3: trop. 4: à. 5: supply de. 6: plural. 7: là. 8: que je. 9: vous en apporte (why subjunctive?). 10: ce. 11: monde. 12: sous. 13: bien des. 14: supply que. 15: why subjunctive?]
B. Use the following words in the proper spaces in the exercise given below:
(a) ami, aimer, aimable, amiable, aimablement, aimant, amabilité, amical, amicalement, amitié, amour, amoureux, amoureusement, enamourer.
Cette homme est mon ----, il m'---- beaucoup, il est très ----. Il a témoigné de l'---- moi. Nous nous parlons ----; il me donne des conseils ----. Son ---- me plaît; il me traite ----. Nous pouvons régler cette affaire à l'---- Ce jeune homme est ---- de ma fille, il lui parle ----; il s'est ---- d'elle; il lui dit son ----. Elle est d'une nature ----.
(b) laboureur, labeur, laborieux, laborieusement, labourage, labourable, labourer.
Le ---- est ----; il travaille ----. Il vit de son ----. Le ---- des terres est difficile. Cette terre n'a pas été ----, elle n'est pas ----.
(c) autre, autrement, autrui, autrefois, altérer, alterner, alternative.
Rien ne peut ---- notre amitié. On se voit d'un ---- œil qu'on ne voit ses prochains. Je n'ai pu faire ----, il n'y avait point d'----. Les saisons ----. Cet homme était ---- mon ami. Ne fais pas à ---- ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît.
Un homme qui était souvent distrait écrivit la lettre suivante à un de ses amis: «Mon cher ami, j'ai oublié ma canne chez vous; faites-moi le plaisir de me la rendre par le porteur de ce billet.» Au moment de cacheter la lettre, il trouva sa canne et il ajouta en post-scriptum: «Je viens de trouver ma canne, ne prenez pas la peine de la chercher.» Puis il ferme sa lettre et l'envoie.
À qui le distrait a-t-il écrit?--Dans quel but?--Qu'avait-il oublié?--Qu'est-il arrivé ensuite?--Comment a-t-il voulu épargner de l'ennui à son ami?
Faites ce récit de mémoire. Donnez des synonymes pour puis.
Un officier anglais ayant reçu une balle dans la jambe, fut transporté à l'hôpital où deux médecins furent appelés et fouillèrent la plaie pendant deux heures. L'officier qui souffrait beaucoup, leur demanda ce qu'ils cherchaient. «Nous cherchons la balle qui vous a blessé.--Ah! c'est trop fort! s'écria l'homme blessé, pourquoi ne me l'avez-vous pas dit plus tôt? Je l'ai dans ma poche.»
Qu'est-il arrivé à l'officier?--Où l'a-t-on transporté?--Qui a-t-on appelé?--Qu'a-t-on tâché de faire?--Qu'est-ce que l'officier a voulu savoir enfin?--Qu'est-ce qu'il aurait pu faire, s'il l'avait su?
Quels synonymes pour hôpital, médecin? Donnez les noms des différents rangs d'officiers.
Scipion Nasica était très intimement lié avec le poète Ennius. Un jour il était venu le voir, et l'ayant demandé à la porte, la servante d'Ennius lui dit que son maître n'y était pas. Nasica comprit qu'elle avait ainsi répondu par l'ordre d'Ennius, qui était chez lui. Peu de jours après, Ennius étant allé voir Nasica, et l'ayant demandé à la porte, Nasica lui-même lui cria qu'il n'était pas à la maison. «Quoi donc, reprit Ennius, est-ce que je ne reconnais pas votre voix?» Alors Nasica lui dit: «Vous êtes bien impudent: le jour que je vins vous demander, j'ai cru votre servante, qui me dit que vous n'étiez pas chez vous; et vous ne me croyez pas moi-même!»
Nasica connaissait-il Ennius?--Celui-ci a-t-il reçu la visite de Nasica lorsqu'il est allé le voir?--Nasica savait-il que son ami était effectivement chez lui?--Qu'est-ce qu'il a fait lorsque l'autre est venu lui rendre sa visite?--Pourquoi a-t-il traité Ennius d'impudent?
Nommez les adjectifs des adverbes et les adverbes des adjectifs dans cette histoire.
Donnez le subjonctif du présent des verbes irréguliers.
Le soir de son premier bal, un jeune homme demandait conseil à un vieux praticien. «Que dois-je dire à ma danseuse? dit-il.--Dites-lui qu'elle est belle.--Mais si elle n'est pas jolie, qu'est-ce qu'il faut lui dire?--Alors parlez de la laideur des autres dames.»
À qui le danseur novices est-il adressé?--Dans quel but?--L'autre était-il expérimenté?--Quels conseils a-t-il donnés au jeune homme?
Quels sont les cinq adjectifs irréguliers dont belle est un?
Diderot, philosophe français, raconte l'incident suivant:
Ma mère, jeune fille encore, allait à l'église ou en revenait, sa servante la conduisant par le bras. Deux bohémiennes l'accostent, lui prennent la main, lui prédisent toutes sortes de bonheurs et comme vous le pensez bien, de la fortune (il y avait une certaine ligne qui le disait et ne mentait jamais); une vie longue et heureuse, comme l'indiquait une autre ligne, aussi véridique que la première. Ma mère écoutait ces belles choses avec un plaisir infini, et les croyait peut-être, lorsque la pythonisse lui dit: «Mademoiselle, approchez vos yeux; voyez-vous bien ce petit trait-là, celui qui coupe cet autre?--Je le vois.--Eh bien! ce trait annonce...--Quoi?--Que si vous ne prenez garde, un jour on vous dévalisera.» Oh! pour cette prédiction, elle fut accomplie: ma bonne mère, de retour à la maison, trouva qu'on lui avait coupé ses poches.
Qui est-ce qui raconte cet incident?--Quand a-t-il eu lieu?--Qui accompagnait la petite fille à l'église?--Quelles personnes se présentent devant elle?--Qu'est-ce qu'elles lui disent?--La petite fille a-t-elle cru les prédictions des bohémiennes?--Quelle prédiction s'est accomplie la première?
Écrivez cette histoire en 150 mots.
À quelle classe d'adjectifs appartient jeune?
Quels mots sont à peu près écrits comme les mots anglais?
Conjunctive pronouns.--Relative position of two pronouns (1) before, (2) after, the verb.
Examples
| Il me les donne. | Permettez-le-moi. |
| Il le lui demande. | Donnez-leur-en. |
| Je vous en parlais. | Prêtez-m'en. |
| Leur en avez-vous parlé? | Menez-nous-y. |
| Ne leur en dites rien. | Allez-vous-en. |
| Je l'y ai envoyé pour le leur dire. | Etc. |
| Souviens-toi de cela; souviens-t'en. |
A. 1. Do you want my cane? Here it is. I will lend it to you. 2. I need my books; send them back to me when he gives[1] them to you. 3. The bearer of the letter gives it to her. 4. When he found the letter, he sent it to us. 5. Why don't you (familiar form) believe me when I tell you so?[2] 6. I went to the poet's house to look for my servant, and I found him there. 7. Send them there at once. 8. I shall send them there. 9. If she is pretty, talk to her about it,[4] if not,[3] don't talk to her about it.[4] 10. He has already told me something about it.[4] 11. Have you seen the gypsies? There were two of them[4] in front of the church; I spoke to them. 12. They predicted fortune for me, but I told them I didn't need it. 13. But they picked my pockets for[5] me. 14. The servant was leading him by the arm, as you may[5] imagine (it[2]). 15. If you have good oysters, give me two dozen (of them). 16. Give me also a dozen eggs. 17. There is a bullet in the wound; when you find[1] it, give it to me. 18. The gypsies tell her fine things, but she doesn't believe; them.
[Footnotes 1: future. 2: le. 3: si non. 4: en 5: omit.]
B. Word Study. In the following anecdote, substitute equivalents for expressions in italics.
Un tailleur étant tombé gravement malade eut un songe des plus bizarres. Il lui sembla qu'il était sur le point de mourir et qu'il voyait se dérouler à ses regards un énorme drapeau, formé de toutes les pièces de diverses étoffes qu'il avait volées à ses clients. Au même moment, il se réveilla en sursaut, baigné d'une sueur glacée. Le tailleur considéra ce rêve comme un avertissement de sa conscience, et il fit vœu, s'il guérissait, de remplir mieux son devoir. II ne tarda pas à se rétablir, en effet, et comme il se défiait de lui-même, il prescrivit à un de ses ouvriers de le faire ressouvenir du drapeau chaque fois qu'il couperait un habit. Notre homme, pendant assez longtemps, fut fidèle a son vœu; mais un jour qu'il taillait un habit dans un drap de grand prix, sa vertu, mise à une trop forte épreuve, échoua. En vain son garçon, essaya à plusieurs reprises de lui rappeler le drapeau: «Tu m'ennuies avec ton drapeau, lui dit-il. Au reste, il n'y avait point d'étoffe de cette nuance dans celui que j'ai aperçu en songe.»
Un homme en guenilles accoste un jour l'acteur Garrick en lui disant: «Salut, mon vieux!--Pardon, monsieur, lui répond l'acteur, vous vous trompez sans doute.--Mais voilà un accueil un peu froid! Est-ce que vous ne me reconnaissez pas?--Pas du tout, répond le grand homme.--C'est curieux! reprend l'homme aux haillons; nous avons pourtant joué bien des fois ensemble à Drury-Lane.--Impossible; et dans quelle pièce, je vous prie?--Dans Hamlet! Je jouais le rôle du coq, et j'ai même chanté trois fois dans les coulisses.»
Quel homme l'acteur a-t-il rencontré un jour?--L'homme paraissait-il reconnaître l'acteur?--Quel accueil ce dernier lui a-t-il fait?--À quel titre le gueux se permettait-il de lui adresser la parole--L'acteur s'est-il rappelé avoir été le camarade de l'inconnu?--Quel rôle l'homme aux haillons avait-il joué autrefois au théâtre?
Faires ce récit de mémoire.
Le comte de Gramont fut un des plus spirituels personnages de la cour de Louis XIV, mais un type accompli de libertin. On conte de lui que, trouvant un jour deux de ses domestiques qui se battaient l'épée à la main, il voulut absolument en savoir la cause. L'un des deux lui avoua qu'ils lui avaient volé cinq louis d'or, et que la querelle venait de ce que son camarade voulait en avoir trois. «Tenez, dit le comte, en tirant un autre louis de sa poche, vous êtes de grands marauds de vous égorger ainsi pour un louis.»
Quel homme le comte de Gramont était-il?--De quel démêlé a-t-il été un jour le témoin?--Y est-il intervenu?--De quoi s'agissait-il?--Comment a-t-il réglé le différend?
Employez les mots suivants dans des phrases: esprit, spirituel, spirituellement.
Les mots suivants étaient gravés sur la porte d'un beau jardin: «Je donne ce parterre à quiconque est content.» «Voilà bien mon affaire! dit tout bas un passant; je vais done posséder un terrain!» Là-dessus il court, plein de joie, s'adresser au propriétaire du jardin. «Que désirez-vous? demande celui-ci en le voyant paraître.--Je désire votre jardin. Mon droit à m'y établir me paraît incontestable, car je suis content de mon sort.--Erreur! mon bon ami: quiconque veut avoir ce qu'il n'a pas ne saurait être content. Reprenez votre chemin.»
Quelle inscription le passant a-t-il vue sur le mur?--Quelle idée lui est venue?--Chez qui a-t-il couru?--Quelle déception a-t-il eue?
Quelle est la morale de cette histoire?
Formez un ou deux autres mots de: jardin, content, posséder, sort, ami, chemin.
Un peintre célèbre travaillait, sur un échafaudage élevé, à l'une des fresques qui ornent la coupole de Saint-Paul de Londres. La pensée entièrement absorbée par son travail, il oublie sa position, le petit espace où il est resserré, et il recule de quelques pas pour mieux juger de l'effet de son œuvre. Déjà il a atteint l'extrémité de l'échafaudage; encore un pas en arrière et c'en est fait! il va se briser sur les dalles de la nef, à deux cents pieds au-dessous! Un maçon était là qui vit l'imminence du danger; mais que faire? Appeler l'artiste, l'avertir? Le peintre, absorbé par sa contemplation, ne l'eût pas entendu! Se précipiter vers lui pour le retenir? C'eût[1] été reveiller un somnambule! Par une heureuse inspiration, plus prompt que l'éclair il saisit un pinceau et en barbouille la plus belle figure du chef-d'œuvre. L'artiste, furieux, s'élance sur lui: «Frappez, vous êtes sauvé!» dit l'ouvrier si heureusement inspiré. Deux mots d'explication changèrent la colère du peintre en une profonde reconnaissance.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Où le peintre travaillait-il?--À quoi pensait-il?--Pourquoi s'est-il reculé?--Qu'est-ce qui serait arrivé s'il avait fait un pas de plus?--Qui s'est aperçu du danger?--Pouvait-il appeler le peintre?--Le peintre l'aurait-il entendu?--Quelle inspiration le maçon a-t-il eue?--Qu'est-ce que le peintre a cru?--A-t-il été facile de lui expliquer la situation?--A-t-il remercié le maçon?
Quels sont, dans cette histoire, les mots les plus usuels? Les plus difficiles?
Le duc de Mayenne, gros, gras et gourmand, était plutôt bon gastronome qu'habile général. A l'époque où il conduisait les troupes indisciplinées de la Ligue contre l'infatigable Henri IV, son extrême gloutonnerie l'a fait un jour battre à plate couture.
Il avait reçu de fort bons melons, d'apparence succulente, et achevait un copieux repas en faisant largement honneur à ces délicieuses cucurbitacées.
Déjà un nombre considérable de tranches s'étaient succédé dans l'estomac complaisant de ce nouveau Gargantua, quand on vint lui annoncer que la cavalerie de Henri IV, emportée par sa folle audace, s'était engagée dans un taillis inextricable. «Il faut, sans délai, lui courir sus, déclarèrent aussitôt tous les lieutenants du duc.--Attendez au moins que j'aie[1] fini mon melon,» répondit Mayenne. Et il fallut attendre. En vain insistait-on; en vain, à chaque minute, un officier accourait-il, la mine inquiète, pour supplier le duc de se hâter. «J'aurai bientôt fini,» répétait-il en continuant d'engloutir des bouchées énormes. Quand l'entêté mangeur se fut décidé enfin à quitter la table et qu'il eut donné le signal de l'attaque, le grog de l'armée ennemie s'était rapprochée, l'occasion était perdue. La bataille le fut aussi pour le plus négligent des Guises.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Quel était le faible du duc?--Était-il habile comme général?--Quelles troupes conduisait-il?--Qu'est-ce que c'était que la Ligue?--De quel malheur la gloutonnerie du duc a-t-elle été la cause un jour?--Quel cadeau avait-il reçu?--Y a-t-il fait honneur?--Qu'est-ce qu'on est venu lui dire?--Qu'est-ce qu'il aurait fallu faire tout de suite?--Pourquoi le duc n'est-il pas parti là-dessus?--A-t-il gagné la bataille?--Pourquoi?
Racontez cette anecdote en 200 mots.
Quels mots vous a-t-il fallu chercher dans le vocabulaire?
Compound tenses.--Avoir and être as auxiliaries.--Agreement of past participles: Avoir verbs (all transitives and many intransitives).
Examples
| Avoir verb: J'ai acheté des fleurs; avez-vous vu les fleurs que j'ai achetées? | I have bought some flowers; did you see the flowers that I bought? |
Être verbs: reflexives, passives, and some intransitives (mainly verbs of motion); see Lessons X, XI, XII.
A. 1. If I had recognized the actors, I would have accosted them. 2. Those rôles are easy, I have played them lots of times. 3. Here are the five louis that[1] I stole from you. 4. I didn't know that you[2] had stolen five. 5. Did you see the words that[1] I carved on the door? 6. If I had possessed a garden, I would have been content. 7. The painter forgot his position. 8. If she had called them, they wouldn't have heard her. 9. They[3] are good troops, but they have been beaten more than once. 10. There are the melons which[1] I received. 11. I have run more than[4] a league.[5] 12. Have you eaten many melons? 13. The melons that[1] I have eaten were good. 14. When he had[6] left the table, the chance was lost. 15. He lost the battle, too, but he wouldn't have lost it if he had finished earlier. 16. When you finish[7] I shall have given the signal to attack. 17. I shall wait until she has[8] finished.
[Footnotes 1: que. 2: supply en after vous.
agreement with en? 3: Ce. 4: what proposition?
5: lieue (f.). 6: eut. 7: tense? 8: subjunctive.
Why?]
B. Use compound tenses, and substitute conjunctive pronouns for words in italics in the following exercise:
1. A ragged man met the actors. 2. Didn't he recognize the ladies? 3. The count has found his servants sword in hand. 4. They had stolen the five louis d'or. 5. He pulled the money from his pocket. 6. He showed[1] me his gardens. 7. I saw the men appear. 8. He has forgotten his position. 9. He reached the end of the scaffolding. 10. A mason has worked at it. 11. The artist didn't hear the masons. 12. The mason seized the brush. 13. The mason's explanation changed his wrath into gratitude. 14. He would have led the troops against Henry IV. 15. Henry IV's cavalry beat his troops. 16. He had received some good melons.[2] 17. He left the table. 18. He had lost the opportunity.
[Footnotes 1: montrer. 2: en, partitive pronoun.]
Gustave III, roi de Suède, était un despote éclairé et aimait à faire justice de tout le monde, sans partialité. Un de ses courtisans lui dit un jour: «Je suis averti que tel forme des projets contre les jours de votre Majesté.» Mais le roi ne se laissait pas tromper si facilement. «Je suis averti, répond ce grand homme, que tel est votre ennemi. Allez vous réconcilier ensemble, et j'écouterai ensuite tout ce que vous viendrez me dire de lui.» Il est à regretter que les souverains de la trempe de Gustave soient[1] si peu nombreux.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
De quelle façon Gustave III a-t-il régné?--Qu'est-ce qu'un de ses courtisans lui a dit un jour?--Le roi l'a-t-il écoute?--Quel conseil a-t-il donné au courtisan?--Dans quel but?--A-t-il bien fait, à votre avis?
Faites ce récit de mémoire. Quelle expression y a-t-il de venir une préposition?
L'auteur d'un grand atlas se perdit un jour dans un bois. Après avoir erré pendant quelques heures, il fut tiré d'embarras par un fermier des environs. Ce dernier l'ayant mené sain et sauf à la maison, lui fit observer cependant qu'il était bien extraordinaire qu'un homme qui avait fait la carte du monde entier ne pût pas retrouver son chemin dans un petit bois.
Où l'auteur s'était-il égaré?--A-t-il retrouvé sans difficulté son chemin?--Qui lui est venu en aide?--Quelle observation le fermier a-t-il faite au cartographe?--Comment ce dernier aurait-il pu y répondre?
Quelle réflexion tirez-vous de cet incident? Quels synonymes pour bois, erré, mené, maison, chemin?
Crébillon, poète tragique français, a été l'auteur de pièces, estimables, mais où le tragique touche souvent à l'horreur. On lui demandait un jour, après une représentation d'Atrée, pourquoi il avait adopté le genre terrible: «Je n'avais point à choisir, répondit-ll, Corneille s'était emparé du ciel, Racine, de la terre; et comme il ne restait plus que l'enfer, je m'y suis jeté à corps perdu.»
Dans quel genre Crébillon donnait-il?--Ses tragédies ont-elles été goûtées?--Pourquoi dit-il avoir préféré les sujets horribles?--Crébillon valait-il Corneille et Racine?
Un fermier, se promenant dans son jardin, surprit son jardinier endormi sous un arbre. «N'êtes-vous pas honteux lui dit-il, de vous abandonner ainsi au sommeil, tandis que vous devriez être à l'ouvrage? Un paresseux comme vous est indigne de jouir de la lumière du soleil.--C'est précisément pour cette raison, repartit le jardinier, que je me suis mis à l'ombre.»
Où le fermier se promenait-il?--Qui a-t-il trouvé dans le jardin?--Que faisait cet homme?--Quel reproche le fermier lui a-t-il adressé?--Comment l'ouvrier s'est-il justifié de s'être mis à l'ombre?
Nommez les verbes irréguliers dans cette histoire.
Un domestique tenta de se noyer; son maitre, qui s'en aperçut, arriva à temps pour le sauver. Le maître, qui allait en ville pour affaires, ordonna à un de ses gens d'avoir l'œil sur le domestique pendant son absence, et de l'empêcher, dans le cas où il voudrait récidiver. Le malheureux ne pouvant se noyer, prit le parti de se pendre. Le maître, de retour, surpris de ce que l'autre ne l'en avait pas empêché, lui en fit de violents reproches. Celui-ci lui répondit: «Ma foi, monsieur, j'ai cru qu'il s'était mis là pour se sécher.»
Qui voulait se suicider?--Qui est-ce qui l'en empêchait?--Quelle précaution le maître a-t-il prise contre une nouvelle tentative?--Et avec quel succès?
Un vieux soldat de l'empire avait laissé sur le champ de bataille ses quatre membres principaux, et avait dû les remplacer, tant bien que mal, artificiellement. Le tourneur de son village s'était chargé de la chose; car l'art d'articuler un membre artificiel n'était pas arrivé à la hauteur qu'il a atteinte de nos jours. Chaque soir, le vieil invalide se débarrassait de ses membres inutiles pour se mettre au lit.
Un jour, il changea de domestique. Le nouveau garçon qui le soignait ne connaissait pas routes le infirmités dont son maître était affligé.
Le soir venu: «Tiens, lui dit-il en lui tendant le bras, tire-moi ce bras.» Et le bras resta entre les mains du garçon: c'était un bras de bois. Mais jugez de son étonnement quand l'invalide, présentant tous ses membres l'un après l'autre, ne cessait de lui dire: «Tire-moi cette jambe; tire-moi l'autre.» Le pauvre garçon se mit à trembler de se trouver en face d'un homme de bois, qui n'avait que le tronc, et qui semblait posé sur la chaise, devant lui, comme un de ces antiques dieux de pierre, dont le temps avait mutilé les membres.
Mais ce n'est pas tout; le vieux soldat, voulant se réjouir jusqu'au bout de la frayeur qu'éprouvait le garçon, tendit le cou en lui disant: «Maintenant, tire-moi la tête.»
Pour le coup, le malheureux domestique, épouvanté, se mit à pousser un cri de terreur, et s'enfuit à toutes jambes.
Où le soldat avait-il laissé ses quatre membres?--Les a-t-il remplacés?--Qui s'est chargé de la chose?--Le soldat se débarrassait-il quelquefois de ses membres artificiels?--Qui lui servait de valet?--Savait-il les infirmités de son maître?--Racontez l'incident qui a eu lieu quand le soldat se disposait à se coucher.
Écrivez cette histoire en 200 mots.
Changez en adjectifs ou en adverbes les mots soulignés.
Compound tenses.--Agreement of participles: Reflexive verbs.
Examples
| Elles se sont lavées. | They have washed themselves. |
| Elles se sont lavé les mains. | They have washed their hands. |
| Ils se sont écrit des lettres. | They have written each other letters. |
| Voici les lettres qu'ils se sont écrites. | Here are the letters that they wrote each other. |
A. 1. We have gotten rid of our servant. 2. She had already gone to bed. 3. I began[1] to tremble. 4. The soldiers had fled. 5. The boys have gotten lost in the woods and have not yet found their way. 6. Corneille and Racine have appropriated heaven and earth, that's[2] why I have cast myself into Hades. 7. We have been taking a walk. 8. I thought she had drowned herself. 9. They became aware of the absence of the servant. 10. The wretches would have hung themselves, if they had been able. 11. She found herself before a wooden man, and she fled. 12. Why have you given yourself up to sleep? 13. Where did you (plur. fem.) go walking this evening? 14. The two courtiers have become reconciled.[3] 15. We took a walk. 16. She has not been deceived.[4] 17. It is to[5] be regretted[6] that they have[7] not become reconciled.[3] 18. It is extraordinary that you have[7] gotten lost.[8]
[Footnotes 1: se mettre. 2: voilà. 3: se réconcilier. 4: se tromper. 5: à 6: Active infinitive. 7: Subjunctive. Why? 8: s'égarer.]
B. Word Study. Use the following words in the proper spaces in the exercise below:
(a) avant, devant, avancer, devancer, avantage, désavantage, avantageux, auparavant, avance, avant-bras, avant-poste, davantage.
1. Il y a un grand arbre ---- notre maison. 2. Le bateau n'---- pas. 3. Régnier a ---- Molière. 4. Il s'approche d'un ---- de l'ennemi. 5. Son père était mort quelques mois ----. 6. Quel ---- n'a pas un discours prononcé sur un ouvrage qui est écrit! 7. C'est assez; ne m'en dites pas ----. 8. On lui a fait des conditions ----. 9. ---- de partir, dites-lui adieu. 10. Il s'est fait mal à l'----. 11. Nous avons le ---- de la position. 12. Pour entrer, il faut payer d'----.
(b) beau, bel, belle, beauté, beaucoup, beau-père, beaux-arts, belle-mère.
1. Ma femme est la fille de mon ----. 2. Ma ---- est la mère de mon mari. 3. Elle n'est pas très ----. 4. La musique et la sculpture sont des ----. 5. Mon frère n'est pas un ---- homme. 6. Mais j'admire la ---- de son caractère. 7. Mon cousin est très ---- mais ma cousine n'est pas ----. 8. Je les aime ----.
(c) connaître, connaisseur, connaissance, reconnaître, se connaître (à).
1. Un ---- est celui qui ---- à quelque chose, à art, par exemple. 2. Je ---- cet homme; il a beaucoup de ----, mais peu de vrais amis. 3. Nos amis sont faciles à ----.
Ennuyé de porter lunettes, le ministre de l'odorat dit aux yeux: «C'est pour vous que ces dames sont faites; je me lasse enfin de leur servir de bât.» Il vous les jette à ces mots dans la rue. Qu'advient-il? Que les yeux, privés de guides sûrs, donnent contre les murs, où le nez aplati reconnaît sa bévue.
Quelle est la moralité de cette fable?
Il pleuvait à torrents. Un garçon sortait d'une maison pour aller à la ferme voisine. Un fermier qui rentrait en hâte l'aperçut et lui cria: «N'as-tu pas peur d'aller dans les champs au milieu de cet orage?--Non, pas à présent.--Pourquoi pas à présent?--Parce que le maître d'école dit que, d'après la statistique, la foudre ne frappe qu'une seule personne par an dans ce voisinage, et cette seule personne à déjà été frappée. Par conséquent, je me moque pas mal de la fondle à présent.»
Quel temps faisait-il?--Où le garçon se rendait-il?--Qui l'a aperçu?--Qu'est-ce qu'il a demandé au garçon?--Pourquoi le garçon n'avait-il pas peur de la foudre?
Un peintre, dont le talent était fort médiocre, embrassa la profession de médecin. Comme on lui en demandait la raison: «Dans la peinture, répondit-il, toutes les fautes sont exposées à la vue; mais dans la médecine, elles sont enterrées avec le malade.»
Le peintre avait-il beaucoup de talent?--Quel changement de carrière a-t-il fait?--Quel est l'inconvénient de la peinture?-Ce désavantage s'attachait-il également à la profession de médecin?--Est-ce que vous savez ce que Sganarelle a dit à ce propos dans le «Médecin malgré lui» de Molière?
Faites ce récit de mémoire.
Deux ménageries arrivèrent, en même temps, dans une ville de province. L'une était dirigée par un nommé Carl Strong, l'autre par sa femme, et chacun, d'habitude, travaillait pour son compte. Mais ayant décidé d'un commun accord de réunir les deux ménageries, le mari se chargea de la rédaction des affiches, qu'il fit placarder sur tous les murs de la ville. En voici une phrase copiée textuellement: «Vu l'arrivée de ma femme, ma collection de bêtes féroces se trouve considérablement augmentée.»
Les deux ménageries avait-elles été dès le commencement sous une même direction?--Quelle circonstance a amené la réunion des deux spectacles?--Quelle besogne le mari a-t-il prise sur lui?--Pourquoi les affiches ont-elles excité le rire?--Le mari savait-il l'art de tirer profit d'une habile réclame?
On appelle ainsi une ouverture pratiquée dans une porte, ou une sorte de judas permettant de répondre aux visiteurs sans ouvrir la porte. On dit que ces fenêtres ont été baptisées de la sorte par les soldats français, au cours d'une expédition en Allemagne. Dans les villages traversés à l'improviste par eux, les habitants se précipitaient à ces fenêtres en criant: «Was ist das?» et il n'en fallut pas plus aux troupiers pour inventer un nouveau vocable.
Qu'est-ce qu'un vasistas?--À quoi sert-il?--À quelle époque ce mot a-t-il été forgé?--Par où les soldats passaient-ils?--Quel spectacle s'est présenté à leurs yeux?--Quel cri ont-ils entendu?--Quelle application ont-ils faite de cette phrase?
Inventez une petite histoire à propos du mot: vasistas.
Un jour, Louis XII apprit qu'un grand seigneur avait battu un laboureur. Il mande aussitôt le coupable et, sans rien témoigner, le retient à dîner. On sert à ce seigneur un repas splendide, tout ce qu'on pent imaginer de meilleur, excepté le pain, que le roi a défendu de lui donner. Le seigneur s'étonne, il ne peut concevoir un pareil mystère. Cependant le roi vient à passer, et s'adressant à son hôte: «Eh bien! lui dit-il, vous a-t-on bien traité?--Sire, on m'a servi un repas magnifique, mais je n'ai point dîné: pour se nourrir, il faut du pain.--Allez, répond alors le roi avec un front sévère, tâchez de comprendre la leçon que je viens de vous donner: et puis-qu'il vous faut du pain pour vivre, songez, monsieur, à bien traiter une autre fois ceux qui le font venir.»
Quelle faute le seigneur avait-il commise?--Qu'est-ce que le roi a fait?--Qu'est-ce qu'il a défendu de donner à son hôte?--Celui-ci s'en est-il étonné?--Comment le roi a-t-il expliqué la chose au seigneur?
Écrivez cette histoire en 150 mots.
Beaumarchais, que son talent éleva à une brillante situation, était le fils d'un modeste horloger. Ses ennemis,--et son esprit frondeur lui en avait créé beaucoup à la cour,--se plaisaient, pour le mortifier, à rappeler à tout propos son humble origine. Il fut un jour abordé, au milieu du palais de Versailles, par un seigneur qui se proposait de l'humilier. «Monsieur Beaumarchais, lui dit ce personnage, il faut que je vous demande[1] un service. Vous devez vous connaître en horlogerie, et voici ma montre qui marche d'une façon fort irrégulière. J'ai idée qu'elle ne sera bien réparée que par vous seul.--Oh! monsieur le marquis, répondit le spirituel auteur du «Barbier de Séville,» je suis bien maladroit!--Il n'importe, voyez toujours ce bijou, je vous prie.--Mais je regretterais beaucoup qu'il lui arrivât[1] malheur entre mes mains.--Vous vous montrez trop modeste.»
Ainsi pressé, Beaumarchais prend la montre, feint de l'examiner, et, par un mouvement de maladresse calculé, laisse tomber à terre le bijou, qui se brise. «Mille pardons, fait alors notre auteur avec un malin sourire. Je vous disais bien que je suis d'une insigne maladresse!» Là-dessus, il tourne les talons, laissant couvert de confusion celui qui voulait le mystifier. On est souvent trompé par ceux que l'on se propose de berner.
[Footnote 1: Why subjunctive?]
Quel rang Beaumarchais a-t-il atteint dans le monde des hommes de lettres?--Quelle était son origine?--S'est-il créé des ennemis?--Comment tâchaient-ils quelquefois de le mortifier?--Qui l'a accosté un jour à la cour?--Quelle faveur-lui a-t-il demandée?--Comment Beaumarchais l'a-t-il reçu?--Quelle allusion le personnage a-t-il faite à l'humble origine de l'auteur?--Comment celui-ci s'est-ii vengé?
Expliquez, en français, les mots les plus difficiles de cette histoire.
Racontez une autre histoire semblable à celle-ci.
Compound tenses.--Agreement of participles: passive voice.--Substitutes for the passive.
| Les portes n'ont pas encore été ouvertes. | The doors have not yet been opened. |
| Ce livre se publie à Paris. | This book is published in Paris. |
| On le vend partout. |